‹ Analyse et observations sur les droits relatifs aux évêques de Québec et de Montréal et au clergé du Canada [microforme]Chapitre 3 sur 20 · L: ( Volumus quoque et ordinamus quod in Regno, Delphi · texte numérisé non relu

L: ( Volumus quoque et ordinamus quod in Regno, Delphi

“| tiones ad vacatura Beneficia per nos et Sedem prædictam

“trouve d’émanées par Nous et nos Successeurs et le dit 7 ‘ Siége, Nous ordonnons qu’elles soient nulles et d’aucune “valeur” Titre 1, $ 1, du concordat fait à Boulogne entre le Pape Léon X et François I.

natu et Comitatu prædictis, de cætero non dentur aliquæ gratiæ expectativæ, ac speciales vel generales reservanon fiant. Et si de facto per importunitatem aut aliàs à nobis et successoribus nostris et Sede prœdict4 emanaverint, illas irritas et inanes esse decernimus.)

“ Toutes réserves de Bénéfices, tant générales que “ particulières sont et demeureront abolis.” Dictionnaire de Théologie par l'Abbé Bergier au mot Pragmatique | Sanction. Que nos Evêques aient la complaisance de se souvenir que lorsque le Roi de France l’était du Canada, c'était lui qui permettait à l’'Evêque du Canada de pourvoir (1 aux Bénéfices, et que, puisqu'il s’interdisait à lui-même (| toute espèce de réserve sur les Bénéfices et que le Pape en faisait autant relativement à lui-même,la même interdiction était sans contredit faite au dit Evêque sur le même objet. Que nos Evêques se souviennent aussi qu’aujourd’hui ils ne pourvoient et nomment aux Bénéfices ou aux Cures . 1 qu’en vertu de la permission et de l'agrément de notre É. très illustre et gracieuse Souveraine Victoria Reine d’Angleterre. Portée comme elle l’est à rendre justice à ses | sujets, elle n’aimerait pas à apprendre que ceux qui exercent une partie de son autorité dans la collation et nomination aux Bénéfices abusent de ce privilége pour vexer le Curé Nau un des très dignes et loyaux Ministres de son Royaume. On ne doit pas oublier que les Curés

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sont des Ministres du Royaume principalement en Canada sous le rapport de leur rang et de leurs sublimes fonctions relativement à la Société. Cette bienfaisante et équitable protectrice de ses sujets ne manquerait pas de voir d’un mauvais œil que, sans lavoir mérité, sans assignation de crime, sans accusation, sans procès, et seulement pour avoir respecté les lois de l'Eglise et de Etat, eten

particulier de son Pays, un de ses dignitaires a été et est

réduit à la mendicité, à la faim, à la soif, à la nudité, au froid, n’ayant pas même où reposer sa tête. Hé quels seront la surprise, l’étonnement et l’indignation de cette équitable Reine en considérant que ce même dignitaire dont la conduite fut toujours celle qu’on doit attendre de l’homme de Dieu et de sa Souveraine est ainsi réduit pour avoir été injustement et par violence privé d’une fonction et d’un Bénéfice qui étaient un dédommagement de ses durs et pénibles travaux ! ÆEt le comble de cette surprise, de cet étonnement et de cette indignation sera de voir que ceux qui se donnaient comme des modèles de Justice, d’impartialité, d’humilité et de désintéressement, et et qui avaient été librement les premiers à reconnaître et à signer ce dédommagement de ses durs et pénibles travaux ont été les premiers à le lui ravir et à bénir de leurs deux mains tous ceux qui ont connivé dans ce ravissement 111! Il est écrit : “ Celui qui arrache à un homme le pain qu’il ‘a gagné par son travail, est comme celui qui assassine “son prochain” Ecclésiastique, chap. 34, v. 26.

Il est présumable et moralement certain que tôt ou tard cette affaire sera portée jusqu’au trône de Sa Majesté Britannique qui, considérant les nombreuses et longues souffrances et persécutions dont le Curé Nau a préféré

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d’être la victime plutôt que de désobéir aux lois de l'Eglise et de l’::::t, ne manquera point d'admirer sa fermeté, sa constance, son intégrité et sa fidélité à tout souffrir plutôt que de trahir sa conscience en cédant des droits que les mêmes lois de l'Eglise et de l'Etat ne lui permettent point de céder; elle ne manquera point de le prendre sous sa protection, de faire respecter les Lois à son égard, de le rétablir dans sa place, et de sévir d’une manière exemplaire contre les petits tyrans mîtrés qui ont eu l'injustice, la cruauté et la barbarie d'employer à détruire un pouvoir qu’elle ne leur avait confié que pour bâtir, et qui ont abusé de ce même pouvoir pour destituer celui qu’elle leur avait seulement permis d’instituer conformément au premier, au sixième articles et à la conclusion de l’'Edit de Mai 1679, et à l’Arrêt d’Etat du Roi qui accorde le Patronage des Eglises à l’Evêque de Québec en 1699, tom. 1 des Edits et Ordonnances du Canada, pag. 244, 245 et 292. L’homme ambitieux et ingrat oublie son bienfaiteur qui lui avait fait part d’une partie de son pouvoir. Après l’avoir longtemps exercé, il a l’audace et la témérité de prétendre qu’il lui est propre, et de désavouer et de méconnaître celui de qui seul il Je tient, comme a fait l’Evêque Lartique dans son mémoire sur l’amovibilité. C’est alors qu’il est plus que temps de révoquer justement ce pouvoir de ceux qui ont fait toutes leurs délices de révoquer injustement, et de le confier à quelqu'un qui soit moins ambitieux, moins ingrat, point despote, et plus soumis aux Lois, et qui ne s’arroge point la faculté de révoquer et destituer arbitrairementi les Curés pendant que notre sage et prudente Reine et ses Prédécesseurs Rois ont eu la

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