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modestie de ne jamais faire usage d’un si dangereux système. Cependant qu’on lise le Mémoire de l’Evêque Lartique sur l’amovibilité des Curés, et on verra que cet ambitieux a porté si loin son esprit de domination qu’il a eu l’effronterie de s'élever jusqu’au dessus des Rois, quant à la disposition des Bénéfices dont les mêmes Rois sont cependant les seuls fondateurs ; et on verra que l'esprit de domination qui dominait cet Evêque le doininait tellement qu’il le dominait jusqu’à le conduire au centre de la folie qui l’a porté à essayer de se faire passer pour l'Eglise à la place de laquelle il n’a pas rougi de se mettre sur tout à la fin de ses Remarques qui terminent son dit Mémoire où tous les ressorts de la fourberie et de l’hypocrisie sont mis en jeu pour tromper les esprits en feignant d’invoquer Dieu et la Religion dont il fait un double rideau derrière lequel il ourdit et lance ces traits d’absolutiste. C’est derrière ce rideau que, rassemblant toutes les flêches les plus aigues que la malignité ait jamais contenues dans son sein, il les enveloppe d’une fausse piété qu’il voudrait faire passer pour vraie afin u’en percer plus sûrement les célèbres Avocats James Stuart, L. H. Lafontaine, J. Duval et A. N. Morin. La réputation de ces jurisconsultes est déjà si grande qu’il me serait inutile d’essayer à y ajouter. Aussi je ne l’entreprendrai point. Je me contenterai de dire que les Notes de l’Avocat L. H. Lafontaine, et les
opinions des Avocats James Stuart, J. Duval et A. N.
Moriu, sur la perpétuité et l’irrévocabilité des Curés sont
‘si conformes aux Lois de l'Eglise et de l'Etat qu’elles
prouvent à l'évidence les profondes cornaissances que ces quatre Avocats ont dans la matière Bénéficiale.
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C’est pourquoi on ne peut trop lire et relire ces Notes et ces opinions qui les accompagnent. Un de ces Avocats, l’Honorable Tames Stuart, fonctionne aujourd’hui comme Juge en Chef, avec le grade de Baronet. Depuis longtemps l’Avocat J. Duval est Conseiller d’abord du Roi, puis de la Reine. Et depuis bien des années aussi les Avocats L. H. Lafontaine et A. N. Morin comme Représentans du Peuple ou Membres du Parlement sont Législateurs en cette Province. Le Public sait que sous tout rapport ces quatre Avocats sont du premier mérite. L’effort de l’'Evêque Lartique pour faire tomber l'influence de leurs opinions n’a eu d’effet que la réaction qui a agi contre lui-même. La page 39 de ses remarques à la suite de son Mémoire est un modèle d’astuce, de piété feinte et de mauvaise foi, qu’il réunit en cherchant à persuader que Dieu, l’Eglise, le Clergé, l'autorité de l’Evêque, les choses mêmes qui tiennent à la racine de la Religion, la mission divine, les Apôtres de Jésus-Christ, leurs successeurs, les vrais Pasteurs, les libertés de l'Ordre, les Saints Canons, les dispositions'générales de l’ancien Diocèse, le soutiennent dans son principe et l’établissent dominateur suprême de tous les Curés et de tous les Bénéficiers, sans qu’il soit permis à personne sur.la terre de le controler ni de l'arrêter dans sa rapide course du néronisme. Jamais le; Curés n’ont eu un si violent persécuteur. (a)
(a) Je n’aï aucun doute que les Mélanges Religieux qui n’ont vu le jour que pour donner de l'importance à ’Evêque Bourget ieur géniteur et nouricier remplaceront bientôt l’'Evêque Lartique, tout en feignant de caresser
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J’ai déjà prouvé que les Rois sont fondateurs de tous les Bénéfices de leur Royaume, Eux seuls pourvoient et nomment if diafment à ces Bénéices, ou médiatement en ACCorant à d’autres, aux Evêques, par example, le droit de collation et de nomination. Il n’y aura pas plus d’inconvénient à révoquer des Evêques la
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les Curés, de les flatter et de leur doner des louanges, ce qui sera tour de renard vers la poule. Les Curés doivent donc être sur leurs gardes à cet égard, et cesser d’encourager ce journal du moment qu’i, s’occuperait de leur amovibilité ou des questions qui y ont rapport. Ce serait alors le temps de renvoyer cette misérable feuille à sa fin première et non interrompue qui est de chanter son père l’Evêque Bourget. Depuis longtemps je vois que les gens censés regardent cet amas de fades éloges comke une disgrace pour le Clergé et surtout pour l'Evêque lui-même. En effet c’est la première fois qu’on voit un Evêque faire publier un journal dont la fin principale a jusqu'ici paru n’avoir d’autre but que de donner de l'éclat à ses œuvres. se
Il est écrit: “ Les Scribes et les Pharisiens sont assis “sur la chaire de Moïse. Ils font toutes leurs actions afin “ d'être vus des hommes. C’est pourquoi ils portent des “bandes de parchemin plus larges que les autres et eni “aussi des franges plus larges à leurs robes. Ils aiment “les premières places dans les festins et Les premières “chaires dans i: synagoques. Ils aiment qu’on les “ saluent dans le: p, ::: publiques et que les hommes les “appellent Rabbi, {t'a e) (aui-urd’hui Monseigneur, ‘Votre Grandeur). Mais pour vous ne désirez point
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permission de pourvoir et de nommer aux Bénéfices et de confier cette charge à un autre, qu’il y en a de recorrir à l’autorité temporelle pour les répartitions et bâti.scs des Eglises et Presbytères. Car la nomination aux Bénéfices est toute temporelle ou civile, et n’a rien de commun
avec le pouvoir de la Prêtrise. Cette nomination a trait
“ qu’on vous appele Rabbi ; parceque vous n'avez qu’un “ seul maître, et que vous êtes tous frères. Et qu’on ne “ vous appelle point maître; parce que vous n’avez qu’un “seul maître qui est le Christ. Celui qui est le plus “grand parmi vous sera votre serviteur, car quiconque “ s'élève sera abaissé.” St. Matthieu, C. 23. I! n’y a qu’un seul Seigneur qui est Dieu. Unus est Dominus. Symbole de St. Athanase. Ainsi il ne convient pas de dire à un homme : Monseigneur, Votre Grandeur, puisque toujours il n’y a qu’un seul Seigneur et qu’une seule grandeur qui est Dieu “ Vous serez bienheureux lorsque les “hommes vous hairont, qu’ils vous sépareront, qu’ils vous “traiteront injurieusement, qu’ils rejetteront votre nom “comme mauvais, à cause du fils de l’homme. Réjouis- “sez-vous en ce jour-là, et soyez ravis de joie par ce “qu’une grande récompensé vous est réservée dans le “ Ciel: car c’est ainsi que leurs pères traitaient les Pro- “phêtes. JMalheur à vous lorsque les hommes diront du “bien de vous! Car c’est ce que leurs pères faisaient à “ Pégard des faux Prophétes. St. Luc, c. 6. v. 22, 23, 26.
Seulement appuyé sur des ailes de cire, l’imprudent Icare pour s’être élevé trop près du soleil tomba dans la mer! Les Mélanges Religieux valent à leur père l’'Evêque Bourget ce que les ailes de cire valurent à Icare !
à des facultés civiles. Et le Sacrement de la Prêtrise donne le pouvoir des clefs qui consiste à délier et à lier ou à remettre et retenir les péchés. C’est d’après cette vérité que le Concile de Trente condamne le sentiment de ceux qui prétendent que le pouvoir des Prêtres est révocable ou temporaire : “ Vu que dans le Sacre- “ment de l’Ordre, comme aussi dans le Baptême et la “ Confirmation, il s’imprime un caractère quine peut être ‘ effacé ni ôté, le Saint Concile condamne avec justice “le sentiment de ceux qui affirment que les Prêtres du “ Nouveau Testament ont seulement un pouvoir temporaire.” Chap. 4 de la 23e Session du Concile de Trente sur la Prêtrise. Ce pouvoir que le Concile de Trente déclare aussi ineffaçable que le caractère même de la Prêtrise qui en est l’essence consiste dans l’imposition des mains unie à ces mémorables paroles adressées à celui qui est fait Prêtre: Recevez le Saint-Esprit, les péchés seront remis à ceux à qui vous les aurez remis, et ils seront retenus à ceux à qui vous les aurez retenus. C’est proprement le même pouvoir que Jésus-Christ donna à ses Apôtres comme le prouvent les versets 22 et 23 du Chapitre 20 selon St. Jean. Or comme il est de foi que Jésus-Christ n’a institué qu’un seul Sacrement d’Ordre ou de Prêtrise, et qu’il ne peut y avoir un demi Sacrement, mais que ce Sacrement est parfait et le même dans tous ceux qui le reçoivent, il s’ensuit que les Prêtres d’aujourd’hui reçoivent le même Sacrement que reçurent les premiers Disciples ou Envoyés de Jésus- Christ. Et comme ces premiers Envoyés reçurent pour toujours dans ce Sacrement le pouvoir de remettre toutes sortes de péchés, sans réserve ni limite de péchés, ni de
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