‹ Analyse et synthéseChapitre 4 sur 53 · PRÉFACE^ • IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE^ • IX

l'arrivée ; une loi telle, que la négliger un instant c'est se "perdre en tout;' que la tenir, c'est marcher*

ju contraire de découverte en découverte. Avec elle on peut parcourir cette voie en tous sens; descendre de l'infiiîiment grand à l'infiniment petit, admirant toujours et rendant perpétuellement grâce ; ou monter de l'infiniment petit à l'infiniment grand, admirant encore. C'est l'analyse à laquelle la synthèse succède. Dans un sens comme dans l'autre nou» voyons la grandeur de Dieu, dans l'enchevêtrement nous constcrtons sa puissance ; mais jamais, jamais nous n'avons le droit d'affirmer que par nous-mêmes nous soyons quelque chose. Commençons par retenir notre esprit, par le plier au joug, par nous incliner devant une loi, nous nous relèverons après, mille fois plus grands, mille fois plus forts!

Je viens de relire le discours de M. Claude Bernard fait le 27 mai 1869, à l'Académie française. J'y trouve le passage suivant : « ...Non, il ne peut y avoir au monde qu'une seule et même vérité, et cette vérité entière et absolue que l'homme poussait avec tant d'ardeur ne sera que le résultat d'une pénétration réciproque et d'un accord définitif de toutes les sciences, soit qu'elles aient leur point de départ en nous, dans l'étude des progrès de l'esprit humain, soit qu'elles aient pour objet l'interprétation des phénomènes de la nature qui nous entoure. »

Bien des personnes parlent des sciences, mais, parmi elles, bien des catégories s'établissent : Il y a

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