X PRÉFACE
d'abord la catégorie qui ne s'en est jamais occupée irés sérieusement et qui fait semblant de parler d'une science dont elle ne se doute guère ; il y a ensuite les personnes qui se sont acculées à Tune de ces sciences et n'ont employé à l'étudier qu'une intelligence médiocre dont toute la valeur se calcule au grade obtenu. Il se trouve encore des gens intelligents dont l'esprit a pénétré dans le sein de leur science. Ils ont même fait des découvertes importantes, ou employé leurs fc^cultés à chercher ou à concevoir des idées nobles et grandes, s'inciinant devant l'énoncé de professeurs émérites qui ont su donner au sujet de leurs études certaines lois, ramenant d'autant plus à l'admiration qu'elles sont la base qui soutient tout. Malheureusement, d'a,utres, prenant la donnée scientifique autrement, n'ont jugé de sa valeur que par des changements qu'elle apportait à quelque chose de visible. Concevant mal, ils ont regardé leur science lorsqu'elle agissait sur une matière tactile, comme une sort^ de serviteur dont ils disposaient à leur gré. Beaucoup s'en sont servis pour établir de vilaines doctrines au moyen desquelles leurs passions espèrent plus de réussite.
J'ai hâte de croire que, pour quelques-uns, ce dernier défaut vient de ce que certains travailleurs, se bornant à une science, n'ont pas bien vu à quel ordre d'idées peut conduire ce qu'une seconde science apporte à la première. Ils ne se rendent sans doute pas compte de tous les aperçus, aussi ingénieux que