‹ Analyse et synthéseChapitre 6 sur 53 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

▼rais, dôcoulopl de résultais différenis mais s'accor* dant sur un grand nombre de points et qui donnent cette iin suprôn38 donlles combinaisons aboutissent comme conciusioti, à la nécessité d'une spiritualité inGnie et parfaite, qui commande h tout. Le comprendre, c'est la part du génie !

Enfin, il y ^ encore une classe, celle^à moins boBoe, car elle ne s^t sérieusement aucune science ; mais elle a fmiilié dans beaucoup en cherchant à prendre les.résultatB de chacune, en voyant le rapport entre leur^ conclusions et en démontrant, par ce moyen, leurs infinies facultés, leur perfection, leur concentration dctns l'adorable spiritualité, dans Dieu même! C'est à cette dernière classe que j'essaye d'appartenir.

Toute œuvre philosophique veut l'emploi de la méthode consistant à passer du connu à l'inconnu. Celte marche, qu'ont heureusement suivie beaucoup de bons esprits, n'existe pas en mots propres dans cet essai général; mais cadesideratum n'est qu'apparent. C'est on me servant du contraire de celle méthode que je suis parvenu à quelques-unes des données qui forment le commencement de ce travail. Mon désir s'opposait à ce qu'il fût rédigé dans le sens du résultat obtenu au poinl de départ ; car par celle voie on arrive rarement à trouver de la divinité une explication qu'on puisse présenter comme réelle et qui paraisse acceptable, même à l'auteur.

Ml PHÉFACB.

Ne pouvant aller par les expériences du cannu^ visible ou palpable, à rinconnu, j*ai cherché en moimême, dans loul ce qui avait passé par mon esprit, le principe de Forigine des choses; puis, descendant de degné en degré, croyant ce principe trouvé, je Tai comparé aux faits qui nous sont présentés par toute la nature, même dans le passé, le présent jet Tavenir de Thomme. C'est aprè§ avoir reconnu que mou point de départ expliquait bien des choses, que j'en ai fait la base de mon système. Scientifiquement parlant, ce qu'on appelle une hypothèse fut Forigine de mon travail ; mais, comme cette hypothèse parut mener à tout, il fallut bien commencer par s'en servir^ Étant bonne à mon sens, il importait de la suivre partout et d'arriver à prouver à la fin qu'elle était la vérité. C'est-à-dire que j'ai cherché à faire une longue analyse de tout ce que je pouvais voir^ toucher ou comprendre; cette analyse terminée, j'en ai réuni les épaves pour former une synthèse où tout vient se condenser.

Je ne sais si les philosophes trouveront mon pro* cédé judicieux; mais je n'étais pas de force à en faire un autre. Pour comprendre, j'ai mis tous mes soins à voir clair dans les ténèbres; qu'on me pardonne donc d'avoir lâché de produire la lumière.

Je ne suis peut-être pas compris. Qu'on me laisse m'expliquer une seconde fois : Les philosophes, d'après les traditions de la science, partent presque toujours de la connaissance de l'homme pour re-

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monter à la coiuiaissance de Dieu. J'ai suivi une rè* gle opposéew II y a toat & trouver si Ton veut Taccord avec les détails; et la recherche de la connaissance de rtiomme entraîne si fatalement qu'il y a chance de se perdre. Persuadé donc que Dieu est un principe û^oh tout découle, j'ai scruté toutes les causes* qui me paraissaient être les causes premières et qui peuvent donner une idée satisfaisante du principe qui est pour mot Tessence même de Dieu! Puis, descendant par Tanalyse de ces causes premières à la nature, à Thomme, j'ai suivi mon chemin jusqu'à ce que j'aie trouvé un temps d'arrêt, c'est-à-dire un p^int où ma doctrine ne concordait plus avec l'ensemble des choses. Mis ainsi au pied du mur, je remontai à la raison de mon départ pour examiner encore, et cela, jusqu'à ce que j'eus trouvé un principe premier qui me donnât pleine satisfaction. Un principe tel qu'il expliquât le pourquoi de la création ; l'existence, le but et la dernière fin de l'homme, qu'après l'analyse, il me fournit la synthèse générale. Je sais que je suis en dehors de toutes les règles de la philosophie et même de bien d'autres sciences; mais ce qui me donne l'audace de me poser ainsi, c'est que ces règles, je ne les connaissais pas lorsque j'ai conçu mon œuvre. Je vais même plus loin; tant que mon cadre n'a pas été élaboré, je n'ai pas voulu saTyîr les défaits de ces sciences. J'ai eu peur de la séduction que pouvait exercer sur moi telle ou telle école, telle ou telle doclrine. J'ai tenu à être loutà

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