‹ Analyse et synthéseChapitre 7 sur 53 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

niot^-mêàiè, ibul à mon sujet; el quand, plus tard* j'ai jeté les yeux sur une philosophie classique^ c'était pour savoir en quels points je différais d'elle; c'était pour m'assurer que si j'étais en dehor3 de toute règle, je n'avais pas, du moins, li'op choqué ce qui me paraissait être le bon.senis. Mon cœur m'A dicté plus de phrases que mon cerveau; el, si une pensée m'a soutenu, c'est l'espoir de mellre au service des grandes vérités une doclrinequi me paraisse logique et dans laquelle bien des esprits dévoyés peuvent, je Fespère, trouver l'occasion d'un relour vers des idées consolantes.

En faisant ce livre, j'ai eu encore une crainte : elle ne me venait ni de ce que les alhéistes, ni de ce que les matérialistes ou d'autres pouvaient faire; non! Si j'avais redouté cela, mes idées n'eussent jamais quitté le domaine du silence; mais ce qui peut m'eiïrayer un peu, c'est de n'êlre pas jugé comme je le désire, par la masse pour laquelle j'écris. C'est de voir mon dire renié par des individualités qui ne se sont jamais occupées de ces questions ou qui, les comprenant, n'oseront pas prendre parli avec vigueur; c'est de voir mes idées repoussées par d'aulres enfin qui, pour ne pas troubler leur quiétude oisive el ne voyant pas la barbarie folle qui les menace, ne voudr0nlpas me suivre pour empêcher l'invasion. Je trouverai peut-être, et c'est là une partie bien grave, des personnes qui n'admcl Iront pas mes idées et s'opposeront vivomcnl à moi sous

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