‹ Analyse grammaticale raisonée de différens textes anciens égyptiensChapitre 9 sur 18 · II · texte numérisé non relu

II

(21) o, ▲, B. Caractère représentant un jeune oignon que les inscriptions sculptées en grand montrent peint supérieurânent en blanc f et inférieurement en vert. L'exemplaire hiératique du Rituel funéraire conservé au Louvre le remplace dans plusieurs endroits par la forme hiératique (i) du n^ 22 (supra) A., e, etc. : je lui attribue aussi la valeur de o^ puisqu'il fait toujours partie de l'orthographe du mot soEiT (i) (en copte COEXTT ) ^oma , celebritas y 41111$tris, etc. , que j'ai déjà eu occasion d'analyser à la page i lO-i i6 de ma Campagne de Ehamsès4e-Grand j etc. , d'après l'inscription de Rosette et autres monumens. On peut voir aussi, à l'endroit cité de ma Notice, les motifs de la valeur phonétique de l'image de V oignon; il était primitivement le symbole de l'idée clarus^ blanc , en égyptien 0£1T.

(28) A., o, ô. Ex. : TSCHTSCHÔ (i), nom d'un génie de Tamenthès (ou enfer égyptien) , qu'on lit entre autre au chap. i à 5 (F* partie, II' sect.) pap. R. T. : (2) variante du pap. T. T. Souvent aussi les exemplaires hiératiques du Rituel remplacent ce signe parla forme hiératique (3) de la Citille om poulet ^o, ou (v. infrà). Il faut avoir soin de distinguer ce caractère a, o, ô de celui d'une forme très-analogue auquel Champollion donne la valeur de s : (cf. infrà 140)*

(29) o, ô. Ex. : SGHTO (i), chap. a5 (II* part., 1" sect), pap. T. I. : (3) variante du pap. R. C. qui, comme on le voit, remplace notre signe par le n^ 7 9 o et ô (cfi* supra).

(50) o , ô. Ex. : sÔA (2), chap. 18 (II* part., 1" sect.), pap. R. C. : (5) variante du pap. T. I. (cf. numéro précédent 29)- Le n"" i est une variante calligraphique très-usuelle : la valeur phonétique de ce signe , un instrument ou meuble servant à soutenir ou suspendre des

noms inacriU aa-desstu de Hmage des dÎTert animanx «pie la communon franco-toscane en igypte a recueillis dans les peintaxes des hypogées, soit de THeptanomide, soit de la Thébûdey on troave celui de ■b6 donné à Véléphcutty ce ^i prouve que les Egyptiens, ainsi que les Grecs, donnaient un même nom à cet animal et 2i Firoire. Le nom propre de Hle , que les Grecs ont nommé tle dPEléphantine, tel qu^on le lit toaîoars sur les restes des monumens qui lui appartiennent, est exprimé en égyptien par sb6 (kab), le pojfs d^Ebâ ; or les inscriptions d^une statue du roi Amasis conservée k la Villa Albani offrent dans Texpression du titre honorifique seigneur du pays d'Ebô que reçoit ordinairement le dieu Chnouphis (adoré particulièrement à Éléphantine), offrent, di»-je, au litu de Texpression phonétique thé, qu^on rencontre le pins souvent , t imago dun éléphant , suivie du déterminatif contrée on pays. .

objets quelconques , paraît dérivé du mot égyptien outs auquel il sert ordinairement de déterminatif, et que les inscriptions explicatives des bas-relief du tombeau de Rhamsès V (grande salle funéraire) emploient d'une manière évidente dans le sens de soutenir ou soutien.

(51) o y ô. Ce caractère ne paraît représenter qu'une variante du même objet que rappelle l'image précédente 50; îl & reçu la même valeur alphabétique. Ex. : ras ou las (i), chap. i (II* part., III' sect.) pap. R. T.; (2) variante du pap. R. C. : om (kah) (3) var. du nom de région déjà cité sous le n"* 10 9 dans le pap. R. T.

(52) A, E, o, ôy ou. Ex. : KEE OU KAA (i), chap. I (Impartie, viu'sect. ), pap. R. C. ; (2) var. R. T. (cf. jwpm n* 4). djafô (5), chap. I ( II* part., VIII* sect.), pap. R. T. \ (4) var. du pap. T. T.

(55) A, £, o, ô. Oiseau à long bec , que je crois représenter une espèce de héron, puisque toujours (lorsqu'il n'est pas employé comme signe phonétique ) son image est reproduite dans Faction de manger un poisson (cf. Rituel funéraire /laj^im) : isolée, elle est homophone du signe précédent. Ex. : omtô (1) , chap. i à 5 ( T*^ partie, i"^* sect.) , pap. T. T. *, (2) var. du pap. T. R. La même variante , au même endroit du Rituel , m'a été offerte par les papyrus T. P. et T. I.

(54) A, E, o. Ex. : H MOAT (i) , chap. 19 (I" part., i'* sect.), pap. R. T. \ (2) var. du pap. T. P. (cf. suprà n* 50

(55) A, E, o. Caractère représentant un arire : Ex. : odj (kah)(i), la région cFOdj, nom d'une régipn mythique souvent mentionnée dans le Rituel funéraire, chap. 9 (II* partie, x'sect.), pap. R. T.; (2) var. du pap. R. C. Le papyrus T. I. au chap. 27 (II« part, r*, sect.) emploie ce même signe dans un endroit oh le pap. R. G. fait usage du caractère n"" 25 précédent.

(6) E, I. Ex. : IMÔTP (i) (Inscriptions d'une statue en basalte du Vatican et stèles funéraires passim); (2) variante du même nom à Débode dans les inscriptions de la paroi à gauche. C'est le nom que les Grecs ont transcrit par lfxoi)9, et que les livres hermétiques nous apprennent être celui de l'Esculape égyptien , fils de Phtha ; en effet , soit les inscriptions de Débode , soit celles de tout autre monument qualifient toujours le dieu imôtp de si oêa ntb ptha , fils aine de Phtha (cf. mon. cit.) Au reste , l'image que représente notre carac^

tère est celle d*un chacal : nous avons déjà eu occasion de citer le nom de ce quadrupède tel que les peintures des bippoges de Memphis y etc. , l'ont offert inscrit au-dessus de l'image même de l'animal, SBBi (hébreu SKT : cf. suprà, n'^SS). Il parait que ce même nom se prononçait aussi ebasi , telle au moins est la lecture d'une seconde orthographe (3) du nom de chacal que la commission franco-toscane a recueillie sur les mêmes monumens : je crois que la valeur phonétique dont on en avait affecté l'image écrite est dérivée de ce nom.

(57) o y ô. Ex. : AMBNÔPT (i) nom du roi égyptien que les Grecs ont appelé Mémnoriy et qu'ils certifient avoir été nommé en langue égyptienne k^hta^f ou plutôt ÀfiiivaKpd (cf. Statue vocale de Memnon par M. Letronne; cf. aussi Georgius Sjrncellus^ p. 72 et i5i) : telle est l'orthographe de ce nom sur tous les monumens qu'on a constaté appartenir au roi en question. La valeur phonétique de notre signe peut aussi être déduite de l'orthographe égyptienne précitée du nom propre du dieu ijutobd (cf. suprà, n^ 56);

(58) A , I. Ce signe paraît exprimer la voyelle a ou i du mot fai, porter (copte c\m} dans l'orthographe d'un grand nombre de quali« ficatifs exprimant des fonctions sacerdotales, tels que, p. ex. : fai-* SRI {}) flabellifère , fai-bîg (2) hiéracophore , etc., qu'on lit souvent dans les grandes inscriptions historiques de Thèbes : le bras tenant le casse^téte ne doit être pris ici que conmie déterminatif du nom d'agent qui le précède, (cf. ma Campagne de Sésostns, etc. , p. 82 et alibi.)

(59) A, o. Ce caractère est Timage A' tin fourreau (cf. ma Campagne de Sésostris, etc., pag. Sg seqg.). Ex. : Oosf (i), cbap. 26 (!!• part., T* sect.) du pap. T. I; (2) var. du pap. R. C.

(40) A, o. Caractère représentant un glaii^e. Ex. : oosf (i) , au chap. 5 (!'• part., u* sect.) pap. R. T. ,• (2) var. du pap. T. I. La forme hiératique (3) du glaiue remplace toujours dans les exemplaires hié* raiiques du Rituel l'image hiéroglyphique du fourreau.

(41) A, o. Ex. : 008 (i) chap. 4 (!!• part., vin* sect.) du pap. R. T. (2) vac. de l'exemplaire hiéroglyphique du Rituel appartenant au défunt Chonsmbs , au Cabinet des antiques.

(42) A , o, E , î. Ex. : OUA (i) , chap. 5 ( I" part. , i'* sect.), pap.

R. T.; (2) var. du pap. T. P. : netô (5) chap. 19 (T* part,, 1" 8ect.) , pap. R. T.; (4) var. du pap. T. P. : touî (5), chap. 11 (IP part., vi* sect.) , pap. R. T. 5 (6) var. du pap. R. C. , etc.

(45) A , o , E. Variante calligraphique du caractère précédent pour les cas particuliers où il s'agit d'une divinité quelconque [le caractère n° 45 représente un indmdu mâle dans un état parfait de repos, une dwinité. (cf. ma Campagne de Sésostris , etc., pag. 94)]- Le caractère précédent, un homme le bras lei>é^ (42) ne remplace ordinairement les signes la feuille de roseau ou la petite linéette (a , e , o) ^ que lorsque ces signes sont employés pour exprimer , dans les textes en écriture sacrée , le pronom primitif affixe de la première personne a ou I (en copte 2^^ s*} 9' on cherchait par là à particulariser d^une manière en même tems phonétique et mimique le genre de la personne : lorsque le prénom en question se rapporte k une divinité, la voyelle est exprimée par notre image de diifinité. Mais , les scribes , toujours dans le but de signaler le genre auquel appartient l'individu dont il est parlé dans le texte, ne se sont pas quelquefois contentés de limiter aux pronoms cette espèce de licence orthogra-phique ; c'est ainsi qu'on trouve , soit les exemples précités sous le n** 42 > soit les suivans qui se rapportent au n"" 45* Nbb (1) seigneur, maître (parlant d'un dieu ), au chap. 5 (P* part., !'• sect.), pap. T. P. -, (2) var. du pap. R. T. , etc.

(44) A9 o, ou, u. Caractère représentant un {WiViV/u/7(>r/ara/ /a moi/i à sa bouche. Ex : Ro ou lo (i) chap. 5 (I" part., 11* sect. ), pap. R. T. ^ (2) var. du pap. T. I. Schaou (3) chat ou chatte (copte id.) au chap. 25 (II* part. , i'' sect.), pap. R. C; (4) var. du pap. R. T. Le nom précité de Ro ou Lo est celui d'une région mythique de l'enfer égyptien ; c'est pour cela qu'il reçoit pour déterminatif le caractère région, en même tems que celui d'une image de serpent qui n'est motivé que par les idées mythologiques qui se i*attachent à cette région (cf. la page 70 de ma Campagne de Bhamsès^le-Grand pour le déterminatif qui accompagne le nom de sghaou , chatte). Notre caractère, qu'on a si souvent pris pour l'emblème du silence, est au contraire , dans les textes hiéroglyphiques , le déterminatif perpétuel des noms ou verbes qui expriment ou rappellent l'idée de parler.

dire; par conséquent, je suis persuadé que sa valeur phonétique se rapporte au mot égyptien et copte OYCJLT ^ 7)0x , discours.

(45) u, ou, o, 1. Caractère représentant une gousse deschont, espèce d'acacia ou mimosa, celle à laquelle les Arabes donnent, si je ne

me trompe pas, le nom de LJlw. Ex. : sch^ou (i), la chatte, (cf. numéro précédent) chap. ^5 (II" part., i'* sect.) , pap. R. C; (a) var. du pap. T. I. : même variante dans le pap. T. I. au chap. ^4 àe la sect. P* où le R. G. porte la même orthographe que dans le passage précité. J'ai assigné à ce caractère la valeur aussi de o et i sur la foi du mot (n"" 5) inscrit au-dessus de la déesse qui tire l'enfant du sein de la mère, dans la grande scène de la délivrance de la déesse Tritho sculptée sur le mur du fond de la petite pièce derrière la cella du temple d'Hermonthis : ce mot ne peut être que le copte jueCXO, et avec l'article du genre féminin nruEClO, taccoucfieuse. Il est suivi ici du caractère déesse ^ puisque l'inscription, d'accord avec la représentation du bas-relief, nous désigne par là l'accoucheuse diifine,

(46) ô, o. Caractère représentant une hirondelle. J'ai déjà cité et reproduit dans une note, à la page 5o de ma Campagne de Sésostrisj etc. , l'orthographe hiéroglyphique du nom égyptien ÔLS de Vhémicycle qui sert a soutenir le cou en dormant : j^ai cité son identité avec le copte OYCUXC • accumhere , incumhere^ comme preuve de la valeur phonétique que j'attribue au caractère en question. Je me contenterai d'en ajouter ici une dernière que m'ont offerte les inscriptions d'une stèle du musée de Turin : c'est l'orthographe hiéroglyphique du nom d'une des formes de la Rhéa égyptienne , la déesse Netphe, dont Plutarque * nous a conservé la transcription grecque â'ouy^pcç : il ne peut être lu , d'après la valeur connue de tous les autres élémens qui le composent (n"" i ) , que te ôêr, à la lettre, la grande^ c'est-àdire la grande déesse^ en tenant compte du détemdnatif symbolique déesse Q^ureus) qui l'accompagne. Cette déesse était représentée sous la forme d'un hippopotame , si l'on croit à une statuette du même musée , dont la base porte ce même nom tb ôêa.

* De Iside et Osiridey p. 358.

(47) A 9 o. Caractère représentant un traîneau. Ex. : atmot ou otm (lisez otmu)y nom du dieu Otmu ou Atrrvon (le soleil couchant) dans la première invocation des Litanies du soleil^ à la m' section de la Impartie du Rituel^ pap, R, T.; (2) var. du pap. T. I. La valeur phonétique quej'attibue au caractère en question me paraît démontrée , outre la variante que je viens de citer, par le signe (5) qui le remplace constamment dans les manuscrits en écriture hiératique; c'est la forme hiératique du caractère précédent (n^ 4) '^ feuille de roseau.

* (48) A, £9 1. Caractère représentant Vceil humain^ signe vague de voyelle. Ex. : arsîne (i) nom àiArsinoè à Edfou et ailleurs : antnînos (3) Antoninosy nom impérial romain à Philé (cf. Sait, pi. II). L'œil humain, selon PI utarquç * , était nommé epe en langue égyptienne; les textes en écriture sacrée m'ont offert la confirmation de cette assertion : par conséquent 9 je ne doute pas que la valeur phonétique de Xœil ne soit en relation avec ce nom.

(49) o, ô. Ex. : BOT (kah) (i), au cbap. 2 (II* part, , ix* sect»), pap. R. C. Je lis ainsi cette variante, puisque je la trouve employée à la place de ebt (k.ih) (q), ou ebôt (kah) (3) le pays ^Abot, VaS'jèo^ des Grecs (cf. suprà 22) que porte au même endroit le pap. R. Tet d'autres , et qu'on rencontre dans les inscriptions des monumens funéraires, parmi les titres du dieu Osiris, qui confirment pleine* ment les rapports qu'on lit dans les anciens sur le culte particulier que la ville d'Âbydos lui rendait.

Ce caractère exprimait souvent dans l'écriture hiéroglyphique l'idée de race, germen **^ en égyptien OYClî : de là sa valeur alphabétique.

(50) 0. Ex. : osRTSN (i) osortasen, orthographe égyptienne du nom propre qu'on trouve transcrit en grec par oaopOcoç ou o<7opdov, comme ChampoUion l'a prouvé (cf. Précis ^ etc. , pag. 248, seqq.). On le lit sur l'obélisque d'Héliopolis et sur différentes stèles du musée du Louvre, et alibi. Ce caractère représente une espèce de sceptre à tête de chien ou chacal.

* De liide et Osiride , pag. 355.

** Cf. ma Campagne de Sésottris , etc., pag. 35, et alihL

(51) ûy ô, OU, u^ F^ B. Caractère représentant une cai//^ OU /7oa/e/ y il répond au 1 hébreu et \\ des Arabes : Ex. : ôskh (i) , collier; je lis ce mot dans l'inscription gravée au-dessus de Thoutmosis III offrant un collier au dieu îlilus dans les bas-reliefs de Semnë (cf. Caillaud, Voyage à Meroe , pi. LXXIX, i). J'en déduis la valeur de la caille, en comparant notre mot , dont le sens ne peut être douteux k cause du d^/^rTiuVio/jj^figuratif qui Taccompagne^ au copte ^CILSC. mordle. La lecture du n** i ne peut non plus être douteuse : il est inscrit au-dessus d'une peinture représentant des hommes sciant du bois y dessinée en Egypte par Ricci et par la commission franco-toscane : l'image d^une scie lui sert de déterminatif. Évidemment nous avons là le copte Ê£.C ) scier. Les manuscrits en écriture hiératique remplacent souvent l'image de la caille par la forme hiératique du signe sui-* vant (52) le Uimis ou enroulement (5) , ce qui rend évidente la valeur de ou, u que je lui ai aussi attribuée. Cf. Lettre à M. Dacier.

(52) o, ô, ou, u, F. Voir Lettre à M. Dacier, Notre signe exprime Vro des Grecs dans le mot ousbs (i), euoE&K» pi^ $ pieux, surnom d'Ântonin ( Propylée de Medinet' Âbou ) : il exprime aussi le i> de P^espasianus , nom impérial inscrit sur l'obélisque de Piazza Navona, dit Pamphile. Les inscriptions de la cour de l'édifice de gauche à Philé me l'ont aussi offert comme variante de la céraste (55) f dans le mot scHAFT (2)9 ennemi, impur j qui ordinairement s'écrit comme au n"" 3.

(55) ou, F, B. Caractère représentant le serpent céraste : c'est le signe phonétique répondant au 1 hébreu, au « arabe et à l'u grec, et comme eux tantôt voyelle y tantôt consonne. La forme hiératique (2) de la céraste remplace souvent dans les textes sacerdotaux la caille (51)» ou le lituus (52) : j'ai eu occasion de remarquer plusieurs fois ce même remplacement parmi les variantes que m'ont offert les exemplaires du Rituel funéraire en écriture hiéroglyphique comparés entre eux : ex. : pouî (5), chap. i (P' part., i*"' sect. ) pap. R. T.; (4) var. du pap. T. P. Au chap. 5 (II* partie, i" sect.), le pap. R. T. offre le même mot poui écrit avec le céraste, tandis que le pap. R. C. emploie la caille. Le Rituel gnostique du musée de Leyde porte plusieurs fois la forme démotique du céraste transcrite par la consonne 6.

( i8) Ce ne sont guère que les inscriptions sculptées pendant la basse époque qui m'ont offert la variante calligraphique n" i .

(54) ou , u. Caractère représentant un vase duquel s'échappe un liquide. Le Rituel gnostîque du musée de Leyde (col. XVIII recto) offre la forme hiératique ou démotique (i) de ce signe transcrite in terlinéairement par Oy ou y dans le mot ouoae. Notre caractère sert tou-jours d'initiale aux groupes hiéroglyphiques exprimant les idéespury puruSy être pur y en copte OyHÊ : le groupe hiéroglyphique n* 2, très-fréquent dans les textes, offre même tout entière la transcription de ce mot copte.

(55) F* Les inscriptions tracées pendant la basse époque offrent très -souvent ce caractère employé à la place du céraste, surtout dans l'expression de certaines formes grammaticales : il me suffira d'en citer ici un exemple tiré de l'inscription de Rosette. Que l'on observe la forme du pronom S* personne masc. sing. naf (copte û/.), à lui dans le passage de la ligne VII^ ou il est parlé de la fête royale de la prise à lui (Ptolemée) de la puissance royale; le pronom à lui (Naf) est exprimé par le groupe n"* i , qui ailleurs , dans la même inscription, est représenté par le groupe n^ 2. Notre caractère est l'image d'un indii^idu portant un boisseau sur la tête qui partout dans les textes, employée isolément, sert à exprimer l'idée déporter; je ne doute point que sa valeur phonétique ne soit en rapport avec le mot égyptien et copte fai, porter.

(56) B , F. Ce signe représente un petit oiseau qui vient de naître, sans plumes et incapable de voler ou de marcher. Il exprime Tarticulation F ou B dans tous les mots hiéroglyphiques équivalens aux coptes qM, &X ou tïhl^ porter (cf. suprà n? 58). Les variantes des Rituels l'offrent souvent à la place du céraste, cf. l'orthographe n"" 1 du pap. T. I. au chap. 2^ (II* part., i'* sect.), avec l'orthographe n<> a que porte le pap. R. G.

(57) U) F. Ex. : Marcus (i), nom deMarc-Âurèle sur les monumens de Fhilé : la valeur la plus exacte de ce signe parait être celle de F, puisque les inscriptions des monumens d'Esné l'offrent plusieurs fois à la place du céraste dans une variante de l'orthographe hiéroglyphique du prénom déjà cité (55) de la 3« pers. sing. naf (à hu) (a) : je ne l'ai

( '9) VU employé guère que dans les textes tracés pendant la basse époque. Cependant les inscriptions d'un magnifique cercueil en basalte appartenant à un haut fonctionnaire qui a vécu à Fépoque du Pharaon Nefercheres^ nommé Onkapis et conservé au Louvre , m'ont offert la variante calligraphique n^ 3 , toujours dans Texpression du pronom de la 3* personne masculine. Notre caractère représente une goutte deaus on le voit souvent servir de déterminatif à l'expression hiéroglyphique du mot copte TTOlit ou c|)CUK ^ couler : il est très-probable que de cette dernière idée qu'il servait à rappeler soit dérivée sa valeur alphabétique.

(58) B. Voir Lettre à M. D acier: i et 2 variantes calligraphiques. Ce caractère représente une cassolette d'encensoir, en copte &p&E»

(59) B, u. Voir Lettre à M. Dacier ; (i) variante calligraphique; quelques manuscrits d'une écriture un peu négligée m'ont offert aussi la var. 2. Le Rituel gnostique du musée de Leide donne pour transcription de la forme démotique (3 ou 4) de ce signe (une jambe hw^ maine) non seulement la consonne b , mais souvent aussi la voyelle copte et grecque v. r.

(60) B. (i) variante calligraphique. On peut déduire la valeur phonétique de ce signe de la comparaison du groupe n<> a qu'on trouve plusieurs fois répété dans les inscriptions du tombeau de Rhamsès V : il sert dans ces inscriptions à rappeler l'idée de sarcophage, objet dont l'image lui sert en effet de déterminatif. D'après la valeur incontestable désigne qui l'accompagne, une main, t, je compare notre mot égyptien (i) au copte ^K&£. arcula, arca sepulr craUs,

La valeur alphabétique de ce caractère restera bien mieux démontrée, si je fais observer qu'une des formes démotiques les plus habituelles de la consonne b , n<> 3 (cf. Lettre à M. Dacier) , n'est qu'une forme cursive de notre image hiéroglyphique d oiseau dérivée de sa forme hiératique (4) : le Rituel gnostique du musée de Leide offre perpétuellement la lettre grecque ^, comme équivalent du démotique n® 3. Au reste , la valeur phonétique du signe en question me paraît dérivée du fait suivant : les différons exemplaires du Rituel funéraire l'offrent à chaque pas comme variante de l'image de Yéper^

( ao)

çiePj lorsque celui-ci était employé pour rappeler l'idée dme^ \}rjj^ *. Employé symboliquement; notre caractère signifiait donc lui aussi l'âme; or, cette dernière idée s'exprimait en langue égyptienne par le mot BAÏ , tcri yàp t^ (xcv BAÏ , \}/U5fy) **•

(61) B. Caractère représentant un oiseau > espèce de /léron : les exemplaires hiératiques du Rituel funéraire remplacent souvent cette image par la formé hiératique (GOf 4) ^^ caractère précédent (cf. entre autres le manuscrit Fontana) : sa valeur est donc identique. Elle ne peut être dérivée que du nom que portait notre oiseau, celui de benno ou BENNOU (i) ; on le rencontre à chaque pas dans le Rituel funéraire, ou il existe même un chapitre entier relatif à cet oiseau (chap. 8 de la vu* sect. , IV part.). Il était le symbole d'une des formes d'Osiris sur la terre , et il semble avoir présidé à Fouverture des canaux ou de l'inondation ; cf. le copte oyekkoy -

(62) B. Voir Lettre à M. D acier. La valeur phonétique de ce caractère est aussi démontrée par le signe qui le remplace constamment dans les textes en écriture sacerdotale, et qui est la forme hiératique précitée du n^ 60 ^ 4- ^^ trouve souvent notre caractère (le bélier) employé à la place de Féperifier ame^ le BAÏ que j'ai cité plus haut (n^ 60); de là sa valeur phonétique.

(65) B, p. Ce signe entre dans l'orthographe du titre ScSoe^roç (SBSTS, i), donné à l'empereur Marc-Aurèle , et à Commode à Philé (édifice de l'ouest). Les inscriptions du tombeau d'Ousirei font usage plusieurs fois de notre signe à la place de l'image du sceptre nommé pat^ expression habituelle de la consonne p. (Voir in/rà n* 129)-

(64) B. Caractère représentant un éperçier, et habituellement employé dans les textes égyptiens de toutes espèces pour représenter la voyelle a ou o. Ce n'est que dans l'expression du titre ZeSaoroç (sBST i)^ donnée à Trajan sur les monumens de Philé ^ que je l'ai rencontré avec la valeur de b : eu égard à l'époque de décadence à laquelle ces monumens appartiennent, je ne balance pas à envisager

* Cf. Op%7?oÀ).c0V9; NciÀcjGu tfpo'/Xvyixa, edentc C. Lecmans, Amstelodami , i835. Lib. I**") hicrog. ** ihid.

(ai )

ce nouvel emploi du signe X'épeivier comme dû à cette a£Rectation qu'on observe généralement dans la recherche des signes employés dans les textes égyptiens pendant la basse époque. Vépeivier a pu recevoir la valeur de b , soit par égard à sa valeur symbolique B Ai ame^ soit à cause du mot iïV^ qui, dans la langue égyptienne, était un des noms par lequel on désignait cet oiseau.

(65) K, G. Voir Lettre à M. Dacier Ce caractère représente un angle , en copte Kl%X l Je lui ai donné aussi la valeur du o\ car il exprime cette même articulation dans les variantes de l'orthographe hiéroglyphique du nom du roi Ergaménès [Er-gamn (i)], l'EpyaftfWK éthiopien , mentionné par Diodore de Sicile , et inscrit sur les monumens de Dakke en Nubie.

(66) K , G. Voir Lettre à M. Dacier. Ce caractère représente un ge^ nou f K£XX£Stp5.T ou 6l^£p2^T • Il représente Tarticulation g entre autres dans le mot grr (i) un Jour on /bumeau, déterminé figurativement et inscrit au-dessus d'nn/bur, auquel travaillent des ouvriers. (Cf. Monumenti delT Egitto , etc. Mon ciu., pK 2); c'est le copte (Stpo ou :2$Epo : accendere p ardere.

(67) K, g, nj, H, Voir Lettre d M. Dacier. Ce caractère représente un petit banc ou trône, en égyptien get. Dans les noms étrangers^ il exprime la consonne k; mais dans les textes, il représente bien plus souvent les articulations coptes g et dj, et quelquefois aussi h. Ex. : HBR ou DJBR (i); RU chap. 22 et 18 (11 part.^ T*^ sect.) pap. R. C. ; (a) var. du pap. T. I.

(68) K, H, KH, G. Caractère représentant une hachette, et qu'il faut soigneusement distinguer du précédent (Q^) , avec lequel il n'a presque rien de commun , puisque dans les textes il sert à exprimer de préférence les articulations h et kh. Quant à la valeur de k. voir Lettre d M. Dacier. Les textes hiéroglyphiques offrent à chaque pas le groupe n*" i employé pour exprimer la préposition copte ^2^po ou

^2>pO suprd, versus, etc. Les exemplaires du Rituel en écriture hiératique remplacent bien souvent dans ce cas notre signe par la forme hiératique (2) du caractère I^l face humaine, h, kh (cf. infra). J'ai offert , sous le n^ 3> l'orthographe égyptienne du copte âTjLTp^^^

niùt s sa signification est déterminée par Timage du ciel en union avec une étoile , cf. mes Lettres sur les expressions qui sentent à la notation des dates , etc. ^ i" lettre , pag. 20.

(69) K* G> DJ* Ce caractère représente un bassin, en copte KKxKs^s

ou ffKSKS!^S. Voir Lettre à M. Dacier. Outre la consonne k, îl est certain pour moi qu'il exprime aussi les articulations coptes g et dj , soit d'après Torthogi'aphe hiéroglyphique (i) du mot copte tfèîT vola manuSy qu'on lit sur les monumens historiques de Médinet-Abou , soît d'après la transcription égyptienne (a) du mot copte ÊH::^ éper^ {fier que je trouve au chap. a de la vu* sect. (H* partie) du Rituel , relatif à cet oiseau sacré.

(70) ^ 9 G. Caractère représentant une coiffure^ en copte KjvBqT- Voir Lettre à M. Dacier : cf. aussi le surnom romain Germanicus donné à Claude sur les monumens de Denderah(i), dans l'orthographe duquel il exprime l'initiale g.

(71) K. Voir Lettre à M. Dacier. Ce caractère représente deux hra^ humains élevés comme dans l'action de faire une offrande : employé tropiquement dans les textes , il sert en effet toujours à exprimer ridée de ponere^ offrir ^ présenter j placer en offirande^ en copte K5ou KCXI; de la sa valeur phonétique,

(72) ^* Voir Lettre à M. Dacier.

(75) K, H et R, L. Caractère représentant un reptile. Le numéro i n'offre qu'une variante calligraphique d'un seul et même signe, telle que les inscriptions des monumens d'Ësué roflrent. C'est sur ces mêmes monumens qu'on trouve la preuve évidente de la valeur alphabétique K et h^ que nous lui attribuons : le nom de la troisième personne de la triade adorée à Esné était hak (3) ; c'est un dieu qualifié de fils de Pascht déesse ( Esné , pronaos , porte de la Cella). Si l'on compare l'orthographe précédente de ce nom divin avec les nombreuses variantes que les mêmes inscriptions en présentent , on y trouve entre autres celle que j'ai numérotée n^4, dans laquelle le reptile remplace soit V angle (65) ou genou (66) de la variante n* 3, soit les deux bras élei^és (71)» dont font usage d'autres variantes. La même synonymie se voit renouvelée dans une

foule d'autres cas, quoique je doive ajouter que j'ai rencontré rare* menti dans les textes d'époque pharaonique, notre espèce de reptile, 75, employée phonétiquement. La variante calligraphique 2 m'a été offerte par une stële en pieiTC calcaire du musée de Leyde, appartenant au défunt Epô, dans l'expression du mot hak (copte id.) réjouir. On peut voir un rapport entre la valeur phonétique du reptile et le mot copte :iS&*TajS, en égyptien katfi, djatfi (5) , ver, reptile.

La Lettre à M. Dacier et l'alphabet publié à la suite du Précis de ChampoUion donnent notre caractère comme l'expression de la consonne R ou L : il n'est pas permis de douter, en effet, que telle ne soit la valeur dont on l'a quelquefois affecté dUms la transcription des noms propres étrangers ; il suffit d'analyser le surnom romain Germamcus que j'ai déjà cité sous le n^ (70) ; le nom de l'empereur Marc-Âurèle , sculpté sur la corniche d'un petit temple à Philé et publié par M. Sait, en offre un second exemple. Mais la première circonstance de la valeur incontestable et bien plus fréquente de k que nous venons d'en découvrir, plus cette autre de n'avoir jamais jusqu'ici rencontré un seul cas d'un emploi pareil du signe en question dans des textes antérieurs à la domination étrangère en Egypte , me fait soupçonner que nous avons là un exemple d'une anomalie due , de même que pour un certain nombre d'autres caractères (cf. m/rà), k cette affectation que l'on remarque dans presque tous les textes hiéroglyphiques tracés pendant la basse époque '^^t II est fait mention dans le Rituel funéraire égyptien (chap. 19, II* part., v' sect.) d'un certain reptile nommé rofref ou loflefy et le paragraphe même qui en (Sût mention porte pour titre : Chapitre de tuer (^écraser) le reptile loflefdans VAmerUhé. Or, soit que loflefttii le nom particulier d'un reptile quelconque dans les doctrines mythologiques égyptiennes , soit que ce même mot ait servi à désigner en général^ comme njATFi (cf. supra), ridée de reptile ou ver, ce que le copte Xoq^Eq insecte fait croire , je pense que c'est d'après ce dernier nom que les scribes de la basse époque ont cru pouvoir lui donner la valeur de R ou l.

(74) K, H. Voir Lettre à M. Dacier. Une des nombreuses va-

* Cî. ouL Campagne de Sésostns, etc. , pag. Sa, 33, seqq.

riantes du nom du dieu hak (cf. suprà 75) ^ £sné donne notre caractère comme représentant aussi la lettre H : le caprice du scribe s'est plu, d'après Taffinité des deux consonnes qui forment ce nom divin y à les représenter cette fois par la répétition d'un même signe hiéroglyphique (i), l'image d'un personnage élevant les bras en ïair enseigne la jubilation. Ce caractère, employé tropiquement dans les textes , sert à rappeler l'idée de réjouir ou se réjouir ^ en copte â£^K GAK. Il est à remarquer que dans le copte aussi nous avons des exemples du G initial de otM. changé dans l'affine h : cf. entre autres avec le fl^K précité le mot ^2>K hak» 'irpodufua. Voilà Torigine de la valeur phonétique de notre caractère.

(75) K. Caractère représentant un taureau. Sa valeur phonétique est mise hors de doute par une variante du nom du Phai*aon isekaô, sculptée sur un bloc de pierre et dessinée à Rosette, en 1777^ par INI. Coquet (nkô (i) , lisez nekaô) ( dessin au cabinet des estampes à Paris )• Les autres variantes du même nom portent toujours les deux hras éle^fés (cf. suprà 71 )> à la place du taureau (cf. Monum. delV EgittOy Mon. stor, y vol. :2, pi. x. ) Un second exemple de l'emploi de notre caractère en qualité de x existe dans l'expression hiéroglyphique du nom égyptien de Philé, Manlak (2), publiée à la planche 27, ( Antiq. y vol. i ) de la Description de t Egypte.

Le nom le plus habituel que porte le taureau dans les textes anciens est Kl ou Kl (3) ( cf. Inscriptions du mur de karnar relatives aux conquêtes de Touthmosis III, au Louvre , /^oj^im ); il nous reste dans le copte le mot KSH avec la signification de hircus.

(76) K. Caractère représentant un tour à potier. ( Voir les basreliefs de l'abaton de Philé, où l'on voit figuré le dieu Chnouphis le

formateur,, fabriquant les membres humains sur un tour de potier chargé f comme dans notre cas, à' une masse d argile.) Sa valeur nous est donnée par une variante du nom du dieu Hak (i), à Esné. (Cf. suprà, 75)-

(77) K. Caractère représentant un singe : (i) variante du nom du dieu Hak , à Esné. Le singe recevait souvent en égyptien le nom de Kef (2) (et. Mon, delV Egitto ; Mon. ci\^., pi. XXI).

(78) K. Caractère représentant un terrain arrosé et produisant des

plantes, une prairie , un champ; en copte KOS* Variante (i) du nom du dieu Hak , à Esné.

(79) K. Caractère représentant une épée : sa valeur phonétique. me parait démontrée par Torthographe hiéroglyphique du mot copte K^ t^ ^

frapper, que je rencontre dans l'expression de Yiàée frapper Venn^m<(i), parmi les inscriptions de la cour de l'édifice de droite à Philé , où notre signe Yipée sert en même tems à rappeler tropiquement Vidée qu'il s'agit d'exprimer.

(80) K y H , G. Ex. HBR ou KBR (i) , au chapitre 8 (a* part, x* sect.) pap. R. T. j (a) var. du pap. R. C.

(81) K. KaIsrs (i) lege Kaisaros, nom de César-Âugiiste. (cf Afo/i. delV Egiito; Mon. sior. , vol. ii, pi. XXIII et alibL) Il faut soigneusement distinguer ce caractère de celui d'une forme analogue précédemment cité sous le n'' 57.

(82) Ky Dj. Ex. Km, Kimb (Kah) (a) pays de Kimey nom de rÊgypte, le KHue des livres coptes, autrefois éerit comme sous le n* 3 (obélisque de Louxor, et monumens />a^^i/n). Notre signe représente une queue de crocodile, s^xodeAou oupàv, caractère que le livre d'HorapoUon (lib. i) nous apprend avoir eu la signification symbo-

« lique de nox ou ténèbres. Cette idée de nox^ obscur, etc., s'exprimait en égyptien, de même qu'en copte, par le mot kime : ainsi nul doute pour moi que la valeur phonétique de 1^ queue du crocodile ne soit dérivée de sa signification symbolique. J'ai donné à ce même caractère la valeur aussi de dj, t^^ parce qu'il m'a paru que sa forme hiératique (4) est la véritable origine du !^ de l'alphabet copte; au reste, il existe tme étroite affinité entre l'articulation k etnj.

(83) K. Ce caractère représente \epedum, expression tropique la plus ordinaire dans les textes de l'idée modérateur^ roi, le ^\K ou Tx de Manéthon (cf. ma Campagne de Sésostris, à la p. i6. ) Employé Gonmie phonétique , sa valeur originaire est celle de h , ^ ^

c'est par analogie qu'il a pu quelquefois exprimer aussi la consonne k; on en trouvera les preuves plus bas , là oii notre signe est répété pai*mi les homophones représentant la consonne h (cf. n® 210)*

(84) K. Je ne donne ce signe comme homophone des précédons,

que sur la foi de ChampoUion^ qui Ta enregistré comme tel dans son alphabet j publié k la suite de la seconde édition de son Précis du système hiéroglyphique.

(85) ^9 i^« Voir Lettre à M. D acier. Caractère représentant un lion; en égyptien labô, lafô (cf. suprà n® 15 )•

(86) Ly R. Voir Lettre à M. Dacier. Caractère représentant une bouche j en égyptien rô ou lô.

(87) L , R. Voir Lettre à M. Dacier. Ce caractère représente une fleur de grenade , en copte po u &ït .

(88) Ly R. Voir Lettre à M. Dacier. Caractère représentant une larme y en copte puKX*

(89) R* Ex* * Tranos (ji) ou Trinos , nom de l'empereur Trajan à Esné et au Thiphonium de Denderah : (i) yar. calligraphique. Uu caractère tout-a-fait semblable a celui-ci sert de déterminatif dans les textes égyptiens, aux mots khôkh, gosier y ouôm^ manger, et autres semblables^ ce qui me fait croire qu'il représente la tête et le conduit guttural d'un quadrupède.

(90) l'f R. Ex. : (i) ÀLi; (a) id. variantes du nom de la constellation de la gazelle dans le tableau lunaire , faisant partie du tombeau de Rhamsès V, à Biban-el-Molouk; c'est à la lettre le copto-semitbique M>^* J'ai rencontré parmi les inscriptions du même tombeau le nom du serpent ureus^ le OYpat copte, orthographié tantôt avec le signe 90 tantôt avec la bouche (3 et 40* ^^^^^ caractère représente une sauterelle (cf. Monum. àeW EgittOj etc. (Mon. stor., XIV).

(91) ^' Caractère représentant une feuille de lotus. Sa valeur nous est offerte par une variante du mot oia (i) , ordinairement écrit au moyen de la bouche (2) , qu'emploient les inscriptions du temple d'Hathôr , à Fhilé , dans les titres plusieurs fois répétés de Hathor, grande dame du pays de Snem. J'ai eu occasion d'expliquer notre mot oiR dans ma Campagne de Sésostris , etc. Q. vid. , pag. 49 et 199.

(92) R. Ex. : Arlîs (1) (lege Aurelis, âurelius) variante du surnom romain Aurelius , à Esné. Je n'ai pas rencontré d'autres exemples d'un pareil emploi de ce caractère.

(95) R. Ex. : BRT, T (1), le copte EpOT» T. le lait (inscriptions du speos de Ghebel-Addeh , à la pL II , tom. P% des Monumens de

f Egypte , etc. *: aiûeurs (sur presque toutes les stèles funéraires) on trouve l'orthographe n"" 3. (cf. mes Lettres sur la notation des dates j etc., i'* lettre^ pag. 2^).

(94) R. L. Caractère représentant un canif: on en possède plusieurs de cette forme en bronze, soit au musée du Louvre, soit dans les autres musées de l'Europe. Ex. : orls (i), Aurélius , surnom romain , à Esné : pslk (kah) (a) Pselk {pajrs), orthographe égyptienne du nom de ville que les anciens ont transcrit par Pselcis, à Dakké, en Nubie.

(95) LM^ RM. Ex* ; TALMS (kab) (i),.outliis (kah) (a), Talniis (pays)^ nom égyptien de Kalabschéj en Nubie, écrit ailleurs comme au n' 3.

(96) M. \oiv Leitre à M. Dacier.

(97) H. Voir Lettre à M. Dacier. La variante calligraphique n* i ma été offerte par le pap. R. T. dans l'orthographe du mot sghnm (3) (chap. 1*' , I'* part., i'* sect.) : tous les exemplaires du même texte , entre autres le pap. T. T. portent la forme 97.

(98) M. Caractère représentant un bassin plein deau, juaionr en langue égyptienne. Voir Lettre à M. Dacier : les n^' i, a et 3 ne sont que des variantes calligraphiques d'un seul et même caractère.

(99) M. 'Voir Lettre à M. Dacier : le n"" i est la forme linéaire la plus usitée dans les manuscrits ; mais souvent on rencontre aussi la forme n° a. Ce caractère représente l'oiseau que les livres coptes appellent %y^t')<tnÊ. petitr-duc , vulgo noctua-nycticorax.

(100) ^* Caractère représentant une faucille : une variante du pap. R. T. [cm (1) manger, décorer (copte OT&JUt)] au chap. 6(11* part., IX* sect,), nous a offert ce caractère à la place du n"" 96 (supra), que porte (3) le pap. R. C. On peut citer un second exemple dans la dédicace du temple d'Hathor, à Ibsamboul, où Ton trouve l'orthographe hiéroglyphique du nom eopte du lion juoys^ juOye (3), déterminé par rimage même du lion. Le Rituel gnostique du musée de Leyde

^ Monumeng de F Egypte et de la Nubie, (TaprèB les dessiiu exëcntét fur les liçox, sou la direction de ChampoUion-le-Jcnne , etc. , poUîvs sons les auspices de MM. Goisot et Thîers , ministres de Tinstniction pubUqae et de riotcrieur. Paris, imprimerie et librairie de Firmin Didot frères , i835.

(col. V et alibi) nous offre la forme hiératico-démotique (4) de la faucille transcrite par la consonne x.

(101) M* ^^* ' (i) transcription hiératique du nom hiérofffypki^ que (2) de la plus grande divinité d'Egypte : le papyrus gnostique du musée de Leyde a la coL xv Toffre transcrite dans les lettres grecques oqxv , «fiouv , Ammon. Ce caractère se change très-souvent dans les textes avec les signes précédens 100 > 99 et 96*

(102) M. Caractère représentant un hoyau^ ou une sorte de charrue. Ex. : (i et 12) variante très-habituelle de l'orthographe hiéroglyphique du mot copte %xhS^ aimer. (Manuscrits et stèles /7a^^im; cf. aussi le Tableau général, etc.^ à la suite du Précis hiéroglyphique de Champollion.

(103) M. Ex. : MOUE (i) alibi mou (2), variantes d'un même mot recueillies parmi les incriptions des monumens d'Esné : c'est le copte julOTE^ splendor, que détermine en effet l'image du disque solaire lanr çant ses rayons. Ce caractère représente nue plume dautruche, signe tropique très-fréquent dans les textes de Yidéejustice, vérité*, en copte XXI, : de là sa valeur phonétique. La valeur que Champollion attribua d'abord à ce caractère a été depuis par lui-même reconnue fausse. Cf. le signe suivant.

(104) Ex. ; TmtIns (i), Domitianus^ nom de l'empereur Domitien à Esné : dans les exemplaires hiératiques du Rituel , ce caractère est toujours remplacé par la forme hiératique (2) du signe précédent, IsL plume d autruche y ce qui démontre d'une manière incontestable leur synonymie. Notre signe représente la coudée égyptienne, en copte xxh^\ 9 il faut soigneusem^ent le distinguer d'un autre caractère hiéroglyphique dont la forme linéaire est très-analogue, je veux dire le signe une flûte j (cf. 1550 ^^ coudée sert aussi à exprimer symboliquement dans les textes l'idée justice; ainsi sa valeur phonétique peut être dérivée soit de %xh^\ ^ cubitus y soit de JUE ^justice.

(105) M. Ex. : MSDJR (i), le ju2>aj!^ copte, oreille j avec déterminatif une oreille de veau : on lit ce mot parmi une série de noms des divers membres du corps humain , au chap. 22 (11* partie, v* section)

* Cf. HorapoUon , lîb. n, ii8.

(39) dtt Rituel funéraire. Notre caractère exprime aussi la consonne m dans Torthographe hiéroglyphique (2) du mot copte JU5C ou JUEC gîgnere, fuisciy que les différons exemplaires du Rituel remplacent souvent par Texpression tropico'-figurative V image d une femme qui accouche dun enfant (3). {YôXm^ y passim).

(106) H y MA. Caractère représentant un hras tenant un vase de vin y la plus ordinaire des offrandes : dans les inscriptions , il exprime souvent d'une manière tropique Tidée d offrir, présenter en offrande %Xl> ou JUOS dopte. (i) Variante du mot mau, mèrCy le copte nr« %M>t^ plusieurs fois répétés dans les Litanies disis , qui font partie des incriptions du temple d'Hathor à Philé ; j'ai remarqué la même variante sur les colonnes du pronaos d'Esné : ordinairement dans toutes les stèles funéraires qui portent écrite la filiation du défunt, ce mot s'écrit par le m6yen du vautour (a) (cf. 245) expression tropico-phonétique du mot MAU , ou plutôt t. mau, mère. Dans les inscriptions historiques qui font mention des tributs imposés par les Égyptiens aux nations vaincues , j'ai aussi remarqué les variantes 3 et 4 du mot mofk , nom d'un métal (duceuVr^^ à ce qu'il m'a paru) : il est suivi du déterminatif tropique , trois grains ^ ou molécules.

(107) M, AM. Ex. : MNLK (kah) (a) mxmlak (pajrs), variante de l'orthographe hiéroglyphique du nom égyptien de l'Ile de Philé , en copte JUinXsK, littéralement Heu de la cataracte : cf. le copte T^&K^ .

frangere, et iTX?v2^K^ , nom de l'île de Philé, le Bilaq des Arabes.

Notre signe correspond quelquefois au copte is^, am} Ex. : mnra (3) Jlmonra, variante orthographique du nom du dieu Âmmon (cf. suprà 10 1) parmi les inscriptions du typhonium d'Edfou, et sur une caisse de momie du musée de Leyde. La variante calligraphique n^ 1 nous est offerte par une variante du nom de Philé précité, manlak, à Philé même parmi les inscriptions de la chambre de Tibère*

(108) MN , M. Ce caractère se rencontre ordinairement dans le» textes accompagné des notes habituelles des signes fguratfs , et sert en effet à exprimer en cette qualité l'idée de lieu , place, etc. , le Jtf 5.1^ des Coptes. Je trouve sur l'obélisque de Philé , et sur la quatrième colonne du pronaos de Philé aussi la variante n^ i du nom égyptien de cette île que j'ai cité sous le n"" précédent (107); maiclak;

il y représente, comme on le voit, la syllabe Hif. Il est vrai qu'on pourrait croire que notre signe n'est ici que l'expression ^^ur^i^iV^ ou tropique de l'idée lieu , puisqu'en eflet le mot manlâk signifie en égyptien le lieu de la cataracte ^ mais au défaut des noteâ précitées rien ne nous autorise à le regarder comme tel. Ce signe représente un toit.

(109) M y MH. Homophone du signe n"" 251 : il m'a été offert surtout par les deux papyrus T. T. et T. P. dans l'orthographe du mot MT ou MAT (i) (P'part. T* sect. et pas3im), que le pap. R. T. écrit par les signes n° a : ce mot exprimant un verbe {faction , le xxz/^Zf consors esse y des Coptes, reçoit des déterminatifs différons.

(110) N. Voir Lettre à M. Dacier: (i) var. calligraphique. Ce caractère représente Veau : sa valeur phonétique est en rapport avec l'ancien mot égyptien vouv *, le voSç d'Hésychîus, 4*^^» irorotp^, reconnaissable dans le nom hiéroglyphique du Nil céleste , noun n pb (2) , c'est-k-dire Nil du ciel, ou même abîme des eaux célestes.

(111) Voir Lettre à M. Dacier: (i, a, 5) variantes calligraphiques réprésentant diverses formes de vases : je ne doute pas que la valeur phonétique de ce caractère ne soit en rapport avçc le copte

^^l>'Yf vase y le ui arabe; je ne tiens pas compte de l'aspiration qui

lui sert d'initiale, puisqu'il existe dans le copte une foule de mots semblables qui s'écrivent avec ou sans cette lettre , ce qui démontre sa nature : au reste, dans quelques mots composés, le ^^t/r même

s'écrit sans la lettre ^ : cf. Rossi, Etymologicum œgj^ptiacum^ p. 299.

(112) Voir Lettre a M. Dacier. Ce caractère représente la partie supérieure de la coiffure royale égyptienne nommée tJ/^cvt. cf. seq.

(115) ^' Voir Lettre à M. Dacier. Caractère représentant la partie inférieure du v}^r^ : ce signe, ainsi que le précédent, est, je crois, .en rapport avec le mot nmms ou nahms (i) qui, d'après un manuscrit hiératique du musée de Turin renfermaAt les Litanies du soleil^ paraît avoir indiqué dans l'ancienne langue égyptienne l'idée générique coiffure royale.

^ Cf. Horapollon , lib. I , ai .

(114) V* Ex. : ARTÔNiNS (i) ANTONiMos, légende de Marc-Aurèle à Philé, daii9 la corniche d'un petit temple. Cf. Sait, pi. IV. — - Cf. aussi Lettre à M. Dacier.

(115) N. Ex. ; ou«N (i) au chap. a (II* part., i'* sect.) dupap. R. C.; (a) var. du pap. R. T. Ce caractère représente deux bras ouverts en signe de nigiUion : Champollion avait remarqué qu'en union avec le signe le plus ordinaire de la consonne n (3) et placé en tête de la proposition 9 il exprime dans les textes hiéroglyphiques la forme négative des verbes : on en trouve en effet des exemples évidens à chaque pas, soit dans le Rituel^ soit dans d'autres inscriptions. A part les variantes précitées (i et a), et sans méconnaître le sens tropique du caractère en question, il est indubitable que dans le cas dont je viens de parler, il représente en même tems la consonne n, et que la forme négative n"* 5 correspond exactement à la forme néga-tive copte hK£. Ainsi, tandis que le pap. T. I. emploie la forme n® 3 au chap. 6 (I'* partie, ii* sect.) , le pap. R. T. porte l'orthographe n* 4*

(116) N. (i et a) variantes calligraphiques. Ex. : trîns (3) Trajcmus, nom de l'empereur Trajan à Kalabschè. Ce caractère sert quelquefois de déterminatif au mot nt , nat (4) , comparable au copte i^&t texirina y c'est ce même objet qu'il représente.

(117) N. Ex. : sif ou SNE (xah. t.) (i) variante du nom égyptien delà ville d'Esné, la CttH des livres coptes, àEsné. Ce caractère représentant une circonscription de territoire avec ses divisions ( cf. ma Campagne de Sésostris , etc., planche I , Sy) , se trouve rarement employé comme phonétique dans les textes ; on n'en a fait usage que comme déterminatif des noms de villes ou contrées. Aussi ce n'est que par une affectation tout- à- fait bizarre de la part du scribe chargé des inscriptions des monumens greco-romains d'Esné , qu'on le rencontre dans Fexemple précité avec une acception phonétique, à côté d^un exemple de son emploi plus ordinaire, celui de déterminatif, tropique.

(118) ^* Ex. : Sff ou SNE (kah. t.) (i). Variante du nom égyptien d'Esné cf. 107* Ce caractère représente un poisson dont je ne saurais bien indiquer l'espèce , ni par conséquent le nom.

(H9) N. Ex. : vspSiANS-NTE-scHÔi (ï) , P^esposien^le-Dominoteur (l'empereur) : l'orthographe hiéroglyphique du mot ntb , celui qui, si fréquent dans les cartouches clés empereurs romains (cf. Mon. delt Egitto, etc. {Mon. stor. vol. II, pi. XXII. et seqq.) s'écrit ordinairement de la manière n"" 2 *. Ce n'est que dans les inscriptions du pronaos du temple *d'Esné, où se lit entre autres le nom impérial précité y qu'on trouve l'image du crocodile employée phonétique-» ment, et remplaçant la ligne ondulée ou le vase n ( HO» 111) : elle y est misis pour exprimer l'articulation n du nom de Trajan, ainsi que la n d'une foule de mots égyptiens. Cette particulaiité des in-<scriptions du pronaos du grand temple d'Esné est évidemment une affectation de la part du scribe , due à l'idée du culte particulier du dieu égyptien Sewek (Saturne) auquel elles se rapportent : on sait que le crocodile était le symbole spécial de cette divinité. Au reste, je suis persuadé que c'est en se laissant un peu entraîner par son envie de subtiliser que ce même scribe a pu se permettre de donner

la valeur phonétique de N au crocodile , %xCl>^ , msah.

(120) ^' (0 Var. callijg^raphique assez ordinaire : il n'est pas aussi certain que le signe n"" :2 le soit de même. Ce caractère représentant une espèce particulière d'oiseau, exprime Tarticulation n dans l'orthographe hiéroglyphique du mot nhb. t (5), le cppte «2.^6. t,

cen^ix , collum, le couj la nuque ^ que m'ont offert plusieurs exemplaires du Rituel funéraire dans la série des poms des membres du corps hui^ain au chap. 32. (II* part. , v* aect.)^ cf. infrq-

(121) iY« Caractère représentant cette espèce de corbeille qui ,

* Je ne conçoit pas comment M. Booellini {dfon, stor. toL U j pig. 4^3 *t o/t&t) a cm toir dans oe groupe rexpretsion e'gyptîenne de Tidce seba$tos, augustut i le mot btti me parait être nne transcriptioD

as«ez littérale du mot coigonctif copte I^*TE ^^ ^*^9 9^' ^^ ^t^ égyptiens font usage à chacpe

pas de la consonne sch , m soiTk du détermînaUf un bras tenant une espèce de sceptre pour ejEprimer

ridée de dominer , le copte ÇUCUS « éT^dement la phrase correspond aux mots latins qui imperat, ûi»-

perator, et non pas an grec sebastos. Je sais bien qne tel est le sens que Ini assigne un essai iné£t de irocabnlaire hiéroglyphique de feu CbunpoUion , que le svrfuit professeur de Pise parait avoir consulté trop sonrent, et surtout arec trop de confiance ; mais quant au cas dont il s^agit )ci , je crois qu^il a joué de malheur en mettant une faute sur son compte.

employée symboliquement , exprime la même idée que le copte KRfi , maître, seigneur (cf, ma Campagne de Sésostris, etc., pag, 104) : employée phonétiquement, elle représente la consonne n. Ex. : (i) NHM sawer (copte KO^u), chap. 27 (IPpart., i" sect.) pap. R. C;

(2) var, du pap, T. I.

(12.2) N. Caractère représentant une espèce àe pique. L'inscription de Rosette emploie ce caractère isolé en qualité de signe tropique de ridée grand j K55. , ou dur, K2>cy'TS : les variantes fournies par la

comparaisop des Rituels confirment sa signification de grande puisque souvent danj» certains exemplaires il est remplacé , soit par le mot oÊR^ onjpy (cf. suprà 46)9 soit par d autres expressions hiéroglyphiques synonymes. Les mêmes rituels portent quelquefois le groupe n"" I à la place du signe isolé cq question : il est évident qu'il prend dans ce cas une valeur phonétique , et Tunion du hras , a ou o , fait naturiellement penser au copte ^hz> , dont notre signe isolé fut d'abord Texpression tropique* Une stèle trouvée a Éléphantine, et qui porte le cartouche de Menephtà l" , nous ofire Torthographe hiéroglyphique encore, plus complète du mot nàa^ exprimé au moyen de Tinitiale une pique,' c'est le groupe n*" a : on le lit à la ligné 7 de la stèle.

(125) N. Caractère représentant un théorbe^ instrument de musique : sa valeur phonétique résulte d'une comparaison analogue à celle qui nous a révélé la valeur du hiéroglyphe précédent une pique. Le théorbe fut d'abord l'expression symbolique des idées gracieux, bon, utile, beau , le î^OqpE des livres coptes : on le rencontre dans ces différentes acceptions, soit dans l'inscription de Rosette, soit dans les Rituels. Ces mêmes Rituels offrent, conime variante du signe isolé le théorbfi , le groupe n? 1 f transcription évidente (nfr) du KOcy)E copte.

(124) P, FH, B. Caractère représentant une natle, en égyptien npKcy : (i) var. calligraphique très-ordi|iaire. Yoir Lettre à M* Dacier. Quelquefois ce caractère exprime aussi l'articulation b; ex. (2) : ebô {%xb) variante de J'orthograpbe du nom égyptien de la ville d'Éléphantine , ordinairement écrit au moyen des homophones les plus habituels de la consonne b (stèles Malaspina, et Bassegio à Rome).

(125) Py PH. Caractère analogue au n"" 56> b, f, et représentant une espèce de canard saui^age : on le trouve employé comme homophone habituel de la natte (124)- Ex : phî ou phai (i) voler , chap. 2 (II* part., sect. vit) pap. R. C. avec deux ailes pour déterminatif; (pk) var. du pap. R. T. avec une aile pour déterminatif : (3 et 4) ^^~ riantes d'un même mot sur une superbe caisse de momie du musée de Leyde dont le couvercle porte dans Tintérieur la représentation des douze heures de nuit et des douze heures du jour.

(126) P# PH« Caractère représentant l'image d'un plafond^ signe conventionnel de l'idée ciel\ en langue égyptienne HE, ou c^e. Voir Lettre à M. Dacier : il exprime la consonne aspirée ph dans la transcription hiéroglyphique du nom de Lucilius Rufus , sur l'obélisque de Benevento (i). Ce signe n^est pas souvent employé en qualité de caractère phonétique.

(127) Py PH. Caractère représentant une espèce de vase duquel s'échappe un liquide : ( i et 2) variantes calligraphiques recueillies parmi les inscriptions du tombeau de Rhamsès Y. C'est de ce même tombeau que nous tirons les exemples suivans; Ex. : anpô (5) anepo (dieu) variante de Torthographe ordinaire (4) du nom du dieu Anubis. Le n^ 5 (anp) est encore une variante de ce nom tirée des mêmes inscriptions. La valeur phonétique de notre signe est sans doute en rapport avec le mot égyptien i\Oî^ ou c^Oi^, versare^^fluere.

(128) P 9 PH. Caractère représentant la forme linéaire de l'hiéroglyphe^ trois vases à libations dont s'échappe de Teau (i) : il est trèsusité dans toute espèce de monumens dans l'expression du pronom conjonctif démonstratif pent ou pbntb (2), le copte iXEî^^^ celui qui est à ou dans , qu'on emploie toujours dans les titres divers « lorsqu'il s'agit de rappeler la région mondaine ou céleste a laquelle chaque divinité préside , avec la formule a Le dieu tel , ( pbnTB ) celui qui est dans telle région; » ainsi par ex. : le dieu Osiris reçoit presque toujours le titre de pent-bmbnt (kah) (3) celui qui est dans la contrée Amenté {V enfer). Lorsqu'il s'agit de déesses ^ le caractère les trois vases disparaît pour faire place aux homophones habituels de la cou* sonne t, et de la voyelle e, et le pronom prend la forme de tbnt (4) (en copte nrEt^T ) celle qui. Cette seule circonstance démontre déjà assez

quelle est la valeur du signe les trois vases employé lorsqu'il s*agit de dieux mâles; mais elle deviendra incontestable si je fais observer que les manuscrits portent souvent la forme n^ 5 , où le caractère en question est remplacé par Thomophone n* |24* J'ajouterai même que les manuscrits hiératiques ** emploient habituellement l'orthographe n^ 6 (pentb), transcription de la forme n*" 7, que j'ai remarquée aussi dan^ quelques textes hiéroglj^hiques , entre autres dans lés inscriptions du temple d'Ibsamboul, paroi nord, col. 3i et 55.

(129) P* Espèce de sceptre qu'on voit sur les bas-reliefs et peintures dans la main des personnages de distinction ou des rois (cf. Monumenti delF Egitto (Mon. stor., pi. XYI.) : il portait le nom de PAT (ib. Mon. ciç.f pL LXXVL), de là sa valeur phonétique. Il ne faut pas confondre ce caractère ^ comme ChampoUion le fit d'abord, avec celui d'une forme analogue représentant une espèce d'instrument et exprimant les consonnes h ou x (cf. 224). ChampoUion (Panthéon égyptien , etc. ,12* livraison , n'^ sepiies) transcrit par K^t , xhot

(i) , le nom d'une déesse égyptienne léontocéphale , la Bouto et r^r* themis des écrivains grecs et latins ; mais une variante orthographique (3) de ce nom hiéroglyphique que la commission franco-toscane a recueilli dans Speos arthemidos fait tomber complètement la lecture de ' l'hiérogrammate français ; le sceptre pat y est remplacé par notre signe n*" 124 (cf. supra), on ne peut donc le lire que pscbt ou

PÀSGHT (2).

(150) P* Caractère représentant un banc, en copte no\ ou c^OS. scamnimij sedile. Il exprime Tarticulation p dans l'orthographe hiéroglyphique [(i) PBT. T du nom] de Varc inscrit au-dessus de l'objet même k Benihassan : c'est une transcription exacte du copte irtnr • T» arcus , arc.

(151) !•• Ex. : PET (i) orthographe hiéroglyphique du nom égyptien de Yarcj ttet, déterminé figurativement : on le trouve sur les monumens d'Esné, qui offrent aussi la variante n^ 2.

' (152) s. Voir Lettre à M. Dacier.

(155) s* Voir Lettre à M. Dacier.

* Cf. par ex. rexcmplaire hiératiqae da ninsée da Loatre , fol. 3.

(154) s. Voir Lettre à M. Dacier. Ce caractère représente un verrou, tel qu'il est figuré dans toutes les images de portes égyptiennes sculptées ou peintes. Sa valeur phonétique parait être en rapport avec le copte CEE 7 porte , fermeture déporte.

(155) s. Voir Lettre à M. Dcu^ier. Caractère représentant une flûte; en effet il sert de déterminatif au mot sbe (a) , identique au copte CHÊEy flûte : la forme hiéroglyphique /7£</^ est représentée comme au n"" I, Il faut prendre garde de ne pas confondre ce signe avec celui n"* 104 y qui figure une coudée. En effet, dans les manuscrits hiératiques j dans lesquels il aurait été difficile de reproduire ces deux caractères par un trait tachigraphique et en même tems bien distinct, la coudée a toujours été remplacée par la forme hiératique de son homophone hi plume d^ autruche (cf. suprà 104 f ^)f tandis que la

flûte Y a été représentée par sa propre forme elle-même (3) en se contentant seulement de la reproduire par un simple trait de pinceau.

(156) s. Voir Lettre à M. Dacier. Ce caractère représente un e/2fant portant sa main à la bouche , en égyptien si.

(157) s. Voir Lettre à M* Dacier. Caractère représentant un œuf, en égyptien et en copte CCUCVr^S.

(158) s. Voir Lettre à M. Dacier. Ce cai-actère représente un Uen ou paquet noué [cf. sa forme pui^ (0}^^ copte Ccui^^ (cf. infra).

(159) S- \oir Lettre à M. Dacier. Ce caractère parait représenter une sorte d'instrument (i) dont se servaient les menuisiers (cL Mo-numenti dEgitto, etc. {Mon. civ. pL XLV, 5].

(140) s* Voir Lettre à M. Dacier. Il ne faut pas confondre ce signe avec le caractère précédent n"" 28 • àscixh ce caractère (28) les deux barres se croisent de manière à être plus inclinées Tune sur l'autre qu'elles ne le sont dans le cas dont il s'agit ici.

(141) s* Voir Lettre à M. Dacier. Ce caractère représente une étoile f en copte CSOY.*

(142) S- £^^- : ouESPSiANS (i) P^espasianus , nom impérial romain à Esné : ibidem dans le nom de Domitien et alibi. Ce caractère représente une espèce de chèi^re on mouton femelle ; il est facile de distinguer ce caractère de son analogue, n"" 62 (supra) ^ d'après la marque du sexe masculin qui caractérise ce dernier (62) •

( 37 ) (14S) s* Ex* : SNB (kah) (3) variante du nom égyptien de k riile d^Esné , en copte ci^H ; sur les monumens d'Esné. Les mêmes monu* menS| d^ns une variante calligraphique du même nom, offrent le n"" i . Ce caractère est la représentation habituelle, dans les textes hiéroglyphiques, de rimaged'une femme; en copte C^\US*

(144) 8* Caractère représentant une plante graminée (i), en copte CSiUL • 11 se change continuellement dans les différens exemplaires du Rituel contrôles homophones 152» ISS {supra); cf. aussi les variantes du nom de RhamessÈs ou Rhamsès k la planche XVI du Précis de Champollion , pag. 2t64« Le n^ % n'est qu'une variante calligraphique usitée dans plusieurs manuscrits.

(145) s. Caractère qui ne parait être qu'une variante calligraphique du précédent : il exprime la consonne s dans le nom propre de la ville d'Esné , snb (i) cf. suprà.

(146) s- Caractère représentant une flèche j en copte CO€Ft^^; dans Tancien égyptien , ainsi que dans le copte , la flèche recevait aussi le nom de sàti (i), ou satb Ch^ : ce sont les inscriptions des monumens de Philé qui nous offrent ce nom , déterminé , comme on voit, par rimage d'une flèche. Ces mêmes inscriptions portent une variante de l'expression hiéroglyphique en question , dans laquelle la

flèche , en même tems qu'elle détermine le sens, représente l'initiale du mot (a) en remplaçant le signe le verrou, que porte la variante n"" I . La valeur phonétique du signe la flèche , restera encore bien mieux démontrée y si je fais observer que le même groupe n'' 2, qui sur les monumens de Philé sert à rappeler l'idée de flèche sati , exprime hiéroglyphiquement sur les monumens de Maschakit le nom de la Junon égyptienne que la stèle de Séhhéié * transcrit par Saiù ou plutôt sati (cf. Monumens de V Egypte ^ et de la Nubie, etc. (première livr.) pi. I, tom. i) : dans ce dernier cas^ le groupe en question reçoit pour déterminatif t image dtune déesse.

(147) s. Ex. : SMi (i), chap. 11 (IP part. , lu* sect.) pap. R. C. : l'exemplaire hiératique du musée du Louvre (fol. 4) remplace notre

* Voir Recherches pour servir a l'Histoire d Egypte, etc., par H. Letronoe , pag. 34 1 et 480.

signe par la forme hiératique du signe précédent n» 152, cf. n"" 2. Ce caractère représente un instrument employé dans la fabrication de plusieurs objets, une espèce de trépan ou terehra, en copte CI>^.

(148) s. Caractère représentant un marteau : ce signe employé isolément sert à exprimer , soit dans Tinscription de Rosette , soit ailleurs, l'idée de créer, former^ ou sauveur auyvnp (cf. ma Campagne de Sésostrisy pag. 102), le COitnr des livres coptes. Les mêmes monumens remploient d'autres fois pour exprimer Tinitiale s dans la transcription hiéroglyphique (a) de ce même mot employé à la place du symbole. Les inscriptions d'une petite statuette du musée de Turin, toujours dans Texpression hiéroglyphique de la racine snt, remplacent notre signe par Thomophone précédent n"" 154 (cf. id. ibid. PI. II, 7]) : c'est une stèle appartenant au même musée qui m'a offert la variante n"* i de la forme du marteau.

(149) s. Ex. : KS ou KBS (i), variante qu'emploie continuellement le pap. T. I. à la place de l'orthographe n"* 2 qu'on trouve à chaque pas dans tous les exemplaires du Rituel, exprimant le copte K£C idem. Ce caractère représente un couteau ou une épée, CHq£'

(ISK)) s- ^^* (1)9 variante du papyrus R. C. au chap. 2 {IV partie , II* sect.) et alibi y à la place de l'orthographe n* 2 que porte le papyrus R. T. (cf. n* 144 supra). Ce caractère représente un mur^ et ne sert ordinairement que de détermina tif au mot sebti (en copte id.) mur (cf. ma Campagne de Sésostris, etc. , pag. m).

(151) s. (i) Ex. : ss (i) nom d'une divinité, chap. 21 (IP parti, i'* sect. et alibi) pap. R. C, ; (2) var. du pap. T. I.

(152) s* Ex. ; ssooT ou ssaat {i)Jlamme (copte COnrE cf. in/rà 154)» mot qu'on lit très-souvent parmi les inscriptions du tombeau de Rhamsès Y ; {2) variante plusieurs fois répétée dans les mêmes inscriptions. Plusieurs exemplaires du Rituel funéraire emploient ce signe à la place du caractère précité (n"" 158) 9 un paquet ou lien, lorsque ce dernier sert de déterminatif à certains mots exprimant des idées telles que réunir ensemble, s^kabiller, embaumer. Cette circonstance fait croire que nous avons dans notre caractère la représentation d^une espèce d'objet à gorge servante dévider une bandelette par ex., ou quelque chose de seipbl.able; elle jettje aussi quelque lumière sur la

(39) véritable nature de Tobjet représenté par notre signe n"* 101 {supra) , que Champollion nommait un parallélogramme crénelé.

(1S5) ^» £x. : %UkT {{) flamme (cf. supra) y inscriptions du tombeau de Rhamsès Y; (a) vai*iante ibid. (3) sor, chap. :i6 (II* part.^ I" sect.) , pap. T. !• ; (4) var. du pap. R. C.

(154) s* Ce caractère ne paraît être qu'une variante du précédent. Ex. :«sÔT ou SÀT (i) (cf. suprâ 152) > inscriptions du tombeau de Rhamsès Y; (a) variante, ibidem : (3 et 4) variantes du mot sensch dans un manuscrit hiéroglyphique du musée de Leyde provenant de la cc^ection Cimba..

(155) T. Yoir Lettre à M. Dacier. Ce caractère me paraît représenter une espèce de polùsoir dont les Égyptiens se servaient pour polir les matières dures. Cf. la planche XLY, 4« (Mon. cw.) des Mo^ numenti deW Égitto j etc.

(156) T. Yoir Lettre à M. Dacier. Ce caractère représente la main humaine, les cinq doigts étendus, en copte ^Onr* (i et 2) var. callig.

(157) T. Yoir Lettre à M. Dacier. Ce caractère représente un niveau.

(158) T. Yoir Lettre à M. Dacier. ( i , a et 3) Yariantes calligraphiques : il nç faut pas confondre ce caractère avec le n"* 15S précité qu'on dirait être sa forme linéaire.

(159) '^* Voir Lettre à M. Dacier ^ et variantes des manuscrits passim. Ce caractère parait représenter tme espèce de bourse qu'on voit souvent dans la main des personnages égyptiens peints ou sculptés, (i) Yar. callig.

(160) T, TH. Yoir Lettre, à M. Dacier. (i) Yar. callig.

(161) T, TH. Yoir Lettre à M. Dacier. Ce caractère représente un scarabée : sa valeur phonétique est en rapport^ soit avec l'expression de ridée monde ( *tO ou 90 ) qu'il servait à rappeler symboliquem^ent dans les textes *, soit avec, le nom de torrè que porte le scararbée sacré mentionné dans la seconde partie du Rituel funéraire.

(163) T| TH. Yoir Lettre à M. Dacier. (i) Yar. calligraphique dans Texpression du titre aatocraior donné à Tibère sur les monumens de

* Cf. HonpoUoD, lib. I, lo.

Philé {Monumenti deir Egitto , etc. {Mon. stor.) vol. a, pi. XXIII; (2) id. passim. Ce caractère représente une borne elliptique j nTHl^. (165) T, TH , TO. Ex. : TEHN (coptc "^z^^l) front ^ avec détermi-

natif figuratif ; xhap. 6 (!!• part. , T* «ect.), pap. R. T. r^n) var. du pap. R. C. et alibi passim. Souvent ce caractère a été employé pour exprimer la syllabe to des mots coptes ou des noms propres étrangers ; en effet , il ne me parait représenter qu'une combinais'on du signe précédent (192) avec le signe n* 7 suprà^ o ou 6. (i et 2) var. calligraphiques.

(164) T , TH ^ TO. Ce caractère , qui a quelque ressemblance avec le précédent (162) ? exprime les mêmes articulations : cf. Torthographe hiéroglyphique du nom propre de Tempereur Antonin k Esné (grand temple) à la planche XXVIII des Monumenti ctE^ gitto , etc. {Mon. civ., vol. a). Cf. aussi le-n* 1. tô sne {kah)^ la ville cC Esné {pays) (à Esné).

(165) 7 9 ^TH. Ex. : NEB to to (i) seigneuT des deux mondes (la haute et la basse Egypte), variante employée pendant les bas tems, du groupe n° n , qui précède ordinairement les noms des souverains de rÉgypte {Monumens de Philé y passim). Ce caractère ne représente à mon avis qu'une variante (16S) du signe précédent une borne carrée.

(166) T* ^^- '^ SEBEKOTF (i), Variante du nom propre du roi éthiopien Sewekotf [autrefois (k Abydos) écrit sevekotp (a)] sur une caisse en bois peint du musée de Leyde : c'est parmi les variantes de ce même nom propre que porte cette caisse qu'on trouve la variante calligraphique n"" 5 du signe précédent 158*

(167) T. Ex. : AMNMTF (i) Amcnemtof (défunt), nom de Tindividu auquel se rapporte un magnifique papyrus hiéroglyphique du musée du Louvre : (3) var. du même nom , ibidem. J'ai deux autres exemples de notre signe employé comme variante du précédent 166 parmi les inscriptions d'une caisse de momie du musée de Leyde.

(168) T. Ex. : TOTONEN (i) , les dieux Totonen (noms des quarantedeux juges paredresd'Osiris dans le tribunal del'Amen thi); Rituel funéraire , et inscription du tombeau de Rhamsès Y, passim : (a) variante plusieurs fois répétée parmi les inscriptions de Joe même tombeay.

(169) T. Ex. : TOTONEK (i). Variante du nom précité (168) des parëdres d'Osiris : manuscrits funéraires passim,

(170) T, Ti. Caractère représentant un bras humain qui soutient une offrande soUde , expression symbolique de l'idée offrir, en copte ^. Ex. : TiTi (i), chap. 5 (i^ part., i'* sect.), pap- R. T. (a) var. du pap. T. P.

(171) T. Ex. t (i) Groupe biératico-démotique que le Rituel gnostique de Leyde transcrit par les lettres grecques tôt. (2) tatou (kah) nom d'une région mythique mentionnée dans le Rituel funéraire y trës-souvent écrit comme au n^ 5 (manuscrits funéraires passim). Ce caractère est la forme linéaire de Timage de Tobjet qu'on a l'habitude de nommer nilomètre : les peintures et bas-reliefs égyptiens démontrent que ce n'était là qu'une forme de colonne , dont on se servait, par ex. , dans les ateliers des sculpteurs pour soutenir les petites statues, vases ou autres objets en marbre, lorsqu'on était en train de les travailler. (Cf. Monumenti delV Egiiio, etc. (Mon. eiç.), pi. XLIX). Dans les textes, notre caractère était souvent le symbole de l'idée de stabilité, ^£^!2Spo.

(172) T. Caractère représentant un mai de vaisseau ai^ec une voile ^ en copte T&p* Ex. : trns (2) Traïanusj variante du nom de l'empereur Trajank Philé. La variante calligraphique n® i nous est offerte par le pap. R. T. dans un passage du chap. 6(1"^ part. , 11^ sect. ) , oit le pap. T. I. fait usage du signe précédent 171* Je n'ai pas encore rencontré dans les textes d'autres exemples où il soit permis de regarder notre caractère comme phonétique. Par conséquent, je pense qu'il n'a été employé dans une acception véritablement alphabétique que pendant la basse époque, à laquelle cependant n'appartient cer-> tainemenjt pas le pap. R. T.

(175) T. Caractère représentant un oiseau^ espèce de huppe. Ex. : TOB. T (a) brigue j avec déterminatif figuratif : mot qu'on lit souvent dans les inscriptions dédicatoires , et particulièrement dans une stèle trouvée à Amada , oit il est question d'un temple bâti par un Pha-» raon , « en pierres , en construction durable , et les murailles par devant, en briques, n A peine est-il permis de douter que ce groupe n? 2 soit la transcription du copte TO&S*nr* brique. La variante

calligraphique d9 i se troave sar quelques monumens, mais toujours dans l'expression hiéroglyphique du même mot tobi, brique^ cf. infrà (n° 176).

(1?4) T. Caractère employé plus particulièrement dans les inscriptiens tracées pendant la basse époque. Ex. : tf (i) (lege otp). Ce groupe se lit dans l'expression du titre père des dieux ^ donné, soit au dieu Seb dans les inscriptions d'Ombos, soit au dieu Phtha-Sokaris sur les colonnes du temple d'Hermonthis : il est employé à la place du groupe n"" 2^ orthographe abrégée^ la plus ordinaire dans les textes de toute époque, du mot itf ou iotf (5) père y le \ainr des coptes.

(115) T, TO, Ex. : TNET OU TNfiTO (i), i" scct. ( I** partie ) pap. R. T. : (3) var. du pap. T. T. Je crois que notre caractère exprime aussi la syllabe to. D'abord j'observe que dans les exemples cités (i et 7)y il est accompagné d'un caractère qui sert souvent de déterminatif au signe précédent n^ 165 (to), lorsqu'il est employé pour exprimer l'idée de semaine^ ou partition du mois (en copte ^o ^pars, etc.) : ensuite , comme il représente une partie de l'encadrement elliptique qui entoure ordinairenrent les noms des rois d'Egypte, il ne parait pas douteux que sa valeur phonétique ne soit dérivée du mot ^O ^ partie.

(116) T. Ex. : TOR (i) percer (copte TOip), chap. 11 (II* part., i'" sect.) , pap. R. C. : (2) var. du pap. T. I. C'est le seul exemple que j'aie rencontré jusqu'ici de l'emploi; comme signe phonétique , de l'image de cet oiseau, qu'il est difficile de qualifier : je soupçonne qu'il représente la même espèce d'oiseau que celui qui est figuré par la variante calligraphique n^ i du caractère précédent 175*

(117) T. Ex. : scHTd (i), chap. 7 (IPpart., viii* sect.), pap. R. T. ; (2t] var. du pap. R. C. L'emploi de ce caractère m'a paru peu fréquent : un signe tout-^^a-fait semblable sert dans les inscriptions à rappeler l'idée du fer ( fetKî^XîlE ) .

(178) ^Jf G. Caractère représentant une Jambe de quadrupède. Ex. : (i) Orthographe hiéroglyphique du mot copte ^Ojul^eiul ou tfu^ScilAit, canif ectare, palper à jnawfaise intention. U reçoit pour déterminatif le moineau ^ signe tropique de Tidée de méchanceté (cf. ma Campagne de Sésostris, etc., p. 36) ; on le trouve au chap. 9

dé la sect. x (11* partie) du Rituel funéraire, dans une confession négative du défunt devant les juges de TAmenthé.

(179) ^i f ^9 H, KH. Caractère représentant un carquois : (i) var. callig. Ex. : masdjer (a) orthogi*aphe hiéroglyphique du copte JU5a)t^« oreilles; le changement de uj en C est très-fréquent dans le copte même , et la consonne p se trouve aussi souvent ajoutée à la 6n des mots. On lit ce mot dans la liste des noms des divers membres du corps humain qu'on trouve au chap. aa (II* part., sect. v) du Rituel funéraire : il reçoit pour déterminatif deux oreilles de veau (cf. ma Campagne de Sésostrisj etc. , p. 90). J'ai en outre donné au signe le carquois la valeur aussi de h ou kh , parce que je le trouve souvent employé dans les manuscrits à la place du caractère précédent n^ 67 9 q* vide.

(180) DJ) ^9 H. Ex. : (i) DJBM (déterminatif le moineau) orthographe hiéroglyphique du copte (TÉUE^ (ïtbaTUE^ detorquere, dé^ pra{fery etc.^ qu'on lit à Tendroit du Rituel (chap. 9, sect. x^ II* part), qiii renferme une confession négative (cf. entre autres le pap. R. C). Plusieurs exemplaires du Rituel m'ont aussi offert notre signe employé à la place du caractère une jambe de quadrupède dans l'orthographe du mot :2$0U!>^BUj (TuffcbuL comectare p cf. suprà I79. Le pap. R. P. au chap. 17 (!'• partie, sect. 1") remploie à la place d'un des homophones habituels de la consonne h (cf. infra) dans la phrase n<> 3 hi(ma) , dans le Heu (copte ^\%m>) , que le pap. R. T.

exprime par l'orthographe habituelle n° 4« Les articulations r^m^ (^G, et ^ H se confondent assez souvent dans le copte aussi ^ cf.

n* 179- Au reste, le signe en question représente ce sceptre à tête de cucufa qu'on voit ordinairement entre les mains des divinités égyptiennes figurées sur les monumens : sa valeur phonétique parait être en rapport avec le nom de cette espèce de sceptre ojom (3) , tel qu'on le trouve mentionné dans différens textes*

(181 et 182) 8CH. Caractère représentant une sorte de jardin planté di arbres on fleurs ^ en copte cgt^K : (i ; a, 3 et 4) variantes calligraphiques. Ex. : schschnk (5) scheschonk, nom pn^re de roi et de simple particulier, écrit Seooyxo^^C^ Seooyx'C par 1^^ Grecs [X/tf

ouptSntS^ par les Hébreux (inscript. d'un coffret funéraire à Turin; cf. aussi Précis, etc., de Champollion, p. iSS et seqq.). Parmi nos variantes calligraphiques le n^ 4 ^^^ employé^ par exemple^ dans Torthographe hiéroglyphique du nom de la truie , (6) schao (copte £0)01 ) y tel que Von trouve sur un manuscrit funéraire du musée de Genève (RiL funéraire, IP partie, sect. ix).

(185) ^CH* £^* • (^ ^t 3) variantes du mot schos parmi les inscriptions du tombeau de Rhamsès Y : la variante calligraphique n^ i m'a été offerte par une grande stèle calcaire du musée du Louvre , oii elle remplace aussi plusieurs fois le caractère précédent 181-

(184) scH. Caractère représentant le poids qui sert à mesurer la pesanteur de Tobjet mis dans les bassins de la balance (cf. les peintures du papyrus de Tentamon au Cabinet des antiques) ; (i) var. calligraphique. La valeur phonétique de ce signe est en rapport avec le motcgxouojE^ mesurer y propendere , congruus esse , œqualis ^ etc. Ex. : SCEAU (a) le chat, copte îd. avec déterminatif figuratif. Cf. Rit. funér. II* partie, passim : Cf. aussi ime stèle du musée de Turin représentant la chatte^ emblème de Bubastis.

(185) 6CH , CH. Caractère représentant une branclie darhre effeuil-lée; sa valeur phonétique est en rapport avec le mot égyptien KX^^ planta y lignum^ etc.; Ex. : (2) maschî, balance (copte Ai^cui

ou MSl>ys), déterm. figurât, (mss. passim). (i) var. calligraph.

(186) SCH , CH. Ce caractère parait être une variante calligraphique du précédent : aussi le trouve-je employé dans le papyrus lani au chap. 9 (sect. x, confession) dans le même mot maschî, (185 9 2)*

(18?) sc^y ^^^f CH, K, H. Ce caractère représente un crible, un van (en copte ^z>\ , memph. jD&X, ventilabrum). Ex. : (i)ôskh (copte id.), moissonner, couper la moisson. Le couteau détermine Tidée^ et le bras au casse-téte détermine la nature du verbe (au-dessus des moissonneurs, dans un manuscrit hiéroglyphique funéraire au Cabinet des antiques). (2) cht, kt (copte ^t, KOI^t) /^w^ déterm. figurât. une flamme. Cf. le nom de la cuisse ( constellation) schopsgh à la page 86 de ma Campagne de Sésostris : cf. aussi Lettre à M. Dacier.

(188) &CH. Caractère représentant un puits ou bassin dteau , mKS en langue égyptienne : ( i; S; Z,^etS^ variantes calligraphiques. Les

(45) exemplaires du Rituel en écriture hiératique remplacent très-souvent notre signe par la forme hiératique (6) du caractère précédent , un crible : sa valeur phonétique doit par conséquent être regardée comme identique. Il est vrai de dire cependant que j'ai vu le bassin remplacer de préférence la eonsonne oj des mots coptes. La variante calligraphique n° 4 ^^ ^^^ offerte par les inscriptions de la paroi sud du second pronaos de Kalabsché; la variante n"" 5 est bien encore plus rare sur les monumens^ et surtout dans les manuscrits ; je lai vue employée sur le premier pylône de Fhilé^ massif de gauche ^ à la place du bassin dans les variantes d'un même mot. Le groupe n® j représente l'orthographe égyptienne du mot copte C5>KUJ nutrire, tel qu'on le rencontre sur les monumens de Beit-oualli : il est à remarquer que dans cette orthographe on a donné au sch (Je bassin) la même forme qu'au caractère précité n^ \ 14 que nous avons vu exprimer la consonne n dans la transcription hiéroglyphique du nom de Tempereur Antonin.

(189) SCH y KH. Caractère représentant une espèce d'oiseau échassier. Ex. : (i et a) Vaiiantes du mot schobt, en copte ojO&Ty Uj^&T, déguisement p trcuisjbfmaiion , hypocrisie, parmi les inscriptions du tombeau de Rhamsès V (partie de la confession, extraite du grand Rituel funéraire ^ cf. suprà).

(190) SCH, KH. Caractère représentant une espèce de poisson. Ex. : SGHOBT (i) variante de l'orthographe citée sous le n"" précédent 189^ i. ( mêmes inscriptions). On trouve aussi à chaque pas dans les manuscrits funéraires l'orthographe hiéroglyphique n® 2 du mot copte m&^T 9 le corps j déterminé par Timage d'une momie.

(191) SCH 9 XH. Ex. : PSCHA (a), inscriptions d'une caisse demomie du thébain Neboui au musée de Leyde : (a) var. du même mot^ ibid. La var. calligraphique n^* i m'a été offerte par les mêmes inscriptions : le papyrus appartenant au défunt Sotimes , du Cabinet des antiques I dans un extrait de la IIP partie du Rituel, l'emploie pour

Texpression du moi schbms (4) ou khems, épi (en copte Idejulc}, pour laquelle un manuscrit anonyme du Louvre , au même endroit du Rituel y fait usage du bassin (cf. suprà 188 )•

(192) KB, H, SGB| CH. Caractère représentant une/èuUle avec la

(46) tigCf ou plutôt une jeune pousse (de lotus ? ) : il sert à exprimer Taspiration ^ du copte , mais plus rigoureusement le i^ aspiration

dure du dialecte memphitique , comme dans Forthographe hiéroglyphique du nom du roi persan Xercès, (khschearschb), sculpté sur un vase d'albâtre du cabinet des antiques. Cf. les exemples suivans : (4) schob, hypocrite (copte ajOÊ), au chap. 9 (11* part., sect. x, confession) , pap. R. T. ; (5) var. du pap. R. C. (cf. 190) : scheub (6) autel (déterm. figurât.) en copte mHOYS, sur une stèle du musée de Turin, et alibi passim. (i^ 2^ 3) variantes calligraphiques : la variante n'' 5 nous est offerte plusieurs fois dans une liste de noms d'offrandes faites par Auguste au dieu Marouli, à Kalabsché (secos^ soubassemens).

(195) scH , KH. Caractère qu'on peut regarder comme une variante calligraphique du précédent : il représente une feuille (de lotus?) sans la tige. Ex. : sch. t (i) (chap. 5 (II* part., sect. 11, pap. T. T.) , expression abrégée du mot scheub, schoub (cf. suprà 192) autel slc-compagne de même qu'en copte (ojKOYX.^.), de l'article féminin t^ et d'un déterminatif figuratif : le pap. R. C. porte au même endroit du Rituel la variante n"" 2.

(194) scH. Ex. : msch (5) variante du pap. R. G. au chap. i (II* part., sect. r*) , à la place de lorthographe n"" a que porte le pap. T. I. Les textes offrent souvent ce caractère au lieu des homophones habituels de la consonne sch : mais on le voit employé de préférence pour exprimer d'une manière tropico-phonétique (très -souvent seulement par initiale) le copte t^^tSMpars summa, ou plutôt les idées de supériorité^ élévation. Cette circonstance me fait soupçonner qu'il représente une espèce de crête (crista) : cf. la var. calligraphique n^ z .

(195) SCH. Ex. : schb ou scho (i). Ce mot est souvent employé dans le courant du Rituel funéraire : il est évident qu'il faut le lire ainsi que nous le proposons , puisque , dans la Description de la qua^ trième demeure dOsiris (III* partie), il est toujours mis en opposition avec un mot qui se lit ouôssgh (en copte OnrOCOJ ) largeur ; il ne peut être que l'orthographe hiéroglyphique du copte OJ^t^ OJXR ^ longueur. Notre caractère représente une espèce d'instrument que je ne sais préciser : je ne l'ai jamais rencontré employé comme phonétique que dans

( 47 ) rexpression égyptienne du mot précité (ojSe} longueur^ idée qu'il servit peut-être d'abord à rappeler d'une manière tropique : cf. le numéro suivant.

(196) £x« : scHE (a) variante du mot cité sous le numéro précédent (195^ !•)> ^' répondant au copte fS^Wf longueur : elle m'a été offerte par le papyrus lani dans la prière à la suite de la confession (chap. 9, sect. X, II* partie), oii le pap. R. G. emploie Torthographe n° i , du 195* Notre signe est presque exclusivement employé dans le Rituel pour représenter la consonne sch du mot sch aa (copte ^Z>l> ) 9 natus (3). On le trouve entre autres dans un passage de la vi'sect., II* part., ou il est parlé d'Osiris laine diçin des cinq dieux nés (schaa ) de son père Seb , Saturne. Ce caractère représente un veau : plusieurs manuscrits m'ont offert à sa place la variante calligraphique n^* i qui à mon avis représente un chameau. Toutes les foi*mes de ce quadrupède n'y sont pas toujours bien exactement reproduites, il est vrai, mais une pareille circonstance peut dériver d'une convention de la part des scribes pour faciliter l'expression graphique de cette image. En effet , lorsqu'ils ont dû la transcrire dans la méthode hiératique j oh. i| s'agissait de rappeller le tout par la partie la plus saillante , ils ont eu soin de faire ressortir bien distinctement la forme particulière de la bosse et du cou, qui caractérisent le chameau. J'ai reproduite sous le n'*4 ^ cette forme hiératique, telle qu'on la rencontre souvent dans les manuscrits. Le chameau reçoit en copte le nom de ^^^UOyTv^ mot qui dans le dialecte thébain s'écrivant (Sh%xz/th 9 peut aussi se prononcer cg&JUB^^YTv*

(197) SCH, DJ, 6. Ex. : 60P (i) ou schop caperCj sumere^ etc. Ce mot se rencontre plusieurs fois dans le texte hiéroglyphique de Rosette (lig. VII , et aUbî) toujours employé pour exprimer le grec itafùaSe» : le texte démotique transcrit ce mot par l'orthographe n* 2 ^ qui ne peut se lire que 6P ou gop , en suppléant la voyelle médiate (cf. infrà noive Alphabet démotique s cf. aussi l'alphabet démotique publié dans le Youn^s Égyptian Dictiqnary ) ; c'est le copte (Tcuil ,

^ J^ai inntt^ sdr la dëtermînatiim définitÎTe de Fobjet que représente le caractère en gestion , parce <pA penonne joiqaHci n^ëtût parrenn à déooirrrir , parmi la foule d^ûnaget d'animaox eeolptdea par les anciena Égyptiens , celle da chamttai.

(48) OJCUTT qui a la même signification. Évidemment nous avons dans le groupe n^ i , qu^emploie le texte hiéroglyphique , l'orthographe du même mot. Le bras tenant le casse^téte détermine , comme à l'ordinaire , la nature du verbe d action.

(198) H. Ex. : PTH (i) variante de Torthographe hiéroglyphique ordinaire du nom du dieu Ptha ou Pktha, le H^^ ou 1T**IS^ des

textes coptes que détermine figurativement l'image du dieu même (inscript, du temple d'Edfou )• Cf. Panthéon égjrptien. Ce carac-» tère phonétique n'a été guère employé que pendant la basse époque ; les scënes astronomiques ou astrologiques offrent en grand des représentations identiques à ce caractère pour figurer les saisons.

(199) H. Ex. : PTH (i) variante du nom du dieu Phtha (îTT^J

parmi les inscriptions du temple d'Edfou (cf. 198)* Ce caractère représente un individu agenouillé tenant dans ses deux mains des sceptres indicateurs des périodes et années; il exprime dans les représentations symnoliques l'idée de panégyrie, en égyptien hbaï ; de là sa valeur phonétique. Il n'a été employé phonétiquement que pendant la basse époque^ et particulièrement pour l'expression du nom du dieu Phtha , qui présidait aux panégjrries ; une affectation du même genre a suggéré au scribe l'emploi du signe précédent (198? saison)^ pour l'expression du même nom divin.

(200) H. Ex. : HiMK {pL)fenwie, avec déterminatif^^uro/^ (testes hiéroglyphiques, /?ûw^im) y c'est le copte ^xut : (5) hm, en copte

^^^9 gowemail, rame^ déterminé figurativement (Rit. funéraire

chap. I, sect. m; III* partie , et passim) / (i) variante calligraphique ordinaire. Il parait qu'on a voulu par ce caractère représenter la partie inférieure du ventre de la femme , oii se trouvent les parties génitales f le ^K , venter, utérus des coptes : on le voit presque exclusif vement employé pour exprimer l'initiale du mot j^\%x\yfœminaj et

il parait même qu'il n'a été employé d'abord que tropiquement pour exprimer l'idée de femme ou épouse : très-souvent dans les textes on le rencontre isolé ^ et avec cette dernière signification. (301) H« Caractère représentant une tia//!^e li!? montagnes f ou un

(49) Heu caché quelconque * : il est employé comme phonétique , entre autres dans le mot hip (i) par lequel la dédicacé du temple à Ibsamboul qualifie ce speos dédié à Hathor : c'est ^ sans aucun doute, le ^HTTS copte , qui signifie lieu souterrain et caché ^ grotte y caverne ou

excwaiion dans une montagne, c est-h-àire hjrpogée, speos. On le trouve aussi à chaque pas dans le Rituel pour Texpression du mot Hoou (a), le i>00nr copte, qui signifie maat^aù, méchant (détermin. le moineau).

202) Caractère représentant un ongle j en copte ^\R&. Ex. : (i)

et (2) HRR, HRiRE (cn coptc ^pRpE)^^wr, avec déterm. figuratif

(tentes passim) : (5) rorh, chaleur, copte pOK^ (tableau des douze

mois, au portique d^Edfou) ; (4) rokh, id. (ibid. : cf. ma seconde Lettre sur la notation^des dates , etc. pi. IL , n"" 47 ) ^^' infrà n^ 206*

(205) H. Caractère représentant la tête ou plutôt la face humaine, en copte ^P^ ou ^O. (cf. sa forme hiéroglyphique /lare^ n* i). Ex» :

(n) HAK, variante du nom déjà cité (n"" 75 , 74) du dieu Hàke à Esné.

(204) H. Caractère représentant une dent ou un angle. Ex. : (1) sth (déterm. le hras tenant le ca^se-téle) orthographe hiéroglyphique d'un verbe dojction qu'on lit parmi les inscriptions du tombeau de Rham* sÈs y [partie extraite du grand Rituel funéraire , confession (chap. 9, sect. x, ir part.)]; variante du même mot. Rituels et mss. passim: (S) HR j orthographe hiéroglyphique ordinaire de la préposition copte ^p5» dans ^pM, ^p3.K, etc. (cf. Inscripiton de Rosette) ; (4) var.

parmi les inscriptions du temple d'Hathor aPhilé, et alibi passim.

(205) H. Ex. : HRPE, HRAiPE (i), chap. 9 (sect. X, IV part.), pap. R. C. ; (2] var. du pap. R. T. : (3) var. du nom du dieu ffake à Esné. Ce cai*actère représente la partie du devant dun lion : employé tropiquement , il sert à exprimer Tidée de principium , initiumj, dux, en copte ^t.

(206) H. Ce caractère répond souvent au ^ des Arabes; c'est un H

* Les textes hîeVoglypbiqaes emploient ce méoie signe en miîon «rec le âaqae solaire (201 » 3) pour représenter le pomt de lliorison oà le sokîl se lèYc et se conche.

plus ou moins aspiré. Ex. : (a) thbh, i~sect. (I" part.), pap. T. P.; (5) var. du pap. T. I. : (4) hit, cœur (copte ^rT , iwop), chap. 6(IPpart.,

v« sect.), pap. R. T. 5 (5) var. du pap. T. T. avec déterminatif/f^ura^i/I

(201) H. Ex. : GORH (i) la nuitj chap. 24(11* part., i'* sect.) pap. R. C. ; (2) var. du pap. T. I. (déterm. le cielai^c une étoile) : (5) hopi- MAU, hopimau {dieu) y nom du Nil céleste (littér. Y abîme des eaux, occultans aquas), chap. 17. (II* part.^ i~ sect.), pap. R. C; (4) var. du pap. T. I. Il faut soigneusement distinguer ce caractère de celui qui est cité n"" 52 ^ je suis porté à croire qu'il représente la forme linéaire du piquet pour arrêter la barque au rivage (cf. n* 5).

(208) H. Ce caractère ou sa variante calligraphique n* i exprime Faspiration h, soit dans l'orthographe hiéroglyphique du nom d'Hadrien sur Tobélisque Barberini ( cf. Lettre à M. Dacier), soit dans le nom de Philippe j écrit pheileipous sur les monumens d'Aschmouneyn [cf. Monumenti delV Egitto , etc. (Mon. stor. ) vol. 2, pi. XVII.] Une variante (i) du pap. R. G. au chap. i4 (II* part., sect. vi) emploie à sa place (cf. variante a du pap. R. T. ibid.) le signe précité sch ou kh n^ 188- Il représente la coupe ou plan d'une maison ou d'une chambre, signe figuratif habituel dans les textes de l'idée demeure ^ habitation, en copte ^^t-

(209) H. Ce caractère n'est pour moi qu'une variante calligraphique soit du 162 ou 165 (cf. 254 ^ 255 » 256 infrâ), soit du précédent 208 9 qu'il remplace assez souvent, surtout dans les manuscrits. Ex. : ÔTN (i), chap. 34 (II* part. sect. i*"'), pap. R. T. ; (2) var. du pap. R. C. Des variantes semblables m'ont été offertes^ soit par le pap. T. T. , soit par le pap. R. T. au chap. 1 1 (II* part. sect. vi) , soit encore par le pap. T. T. au chap. 14 (II* part., sect. r*) , toujours comparativement au pap. R. C. qui ne fait usage que du signe n* 208* On ne manquera pas de remarquer que le signe n? 165 y que je compare au caractère en question , a la valeur phonétique de t ou th et non pas de H. Mais il est bien possible que le plan de maison h ait été employé pour exprimer les deux consonnes h et th. N'oublions pas que le signe 165 ^'^ été employé comme représentant du th que pendant la basse époque. Ce signe, un plan de maison^ ou son synonyme n* 3.

(208) 9 lorsqu'il était employé figurativement ou tropiquement pour exprimer ridée de maison ^ demeure ^ se prononçait çt, c'est-k-dire t» ^\ j T. Hi, lamoisonjje n'en veux d'autre preuve que la transcription

grecque dansTantigraphon de Gray du nom égyptien de la nécropole de Thèbes^ que j'ai citée à la planche 11, yS, de ma Campagne de SésosinSf (pag. io4), OuvaSbuvouv, en copte ^\ )\ î\E& OYKK , c'est-à-dire la demeure dû seigneur (tOunoun ou des seigneurs éCOunoun. Or, cette seule circonstance a pu suffire à un Égyptien du bas tems, pour l'autoriser à employer notre caractère, un /?/a/iefe maison^ ou ses variantes en qualité de signe de la consonne th.

(210) H. Ex. : (i) HAK, variante du nom du dieu Hake à Esné (cf. supra). Ce caractère représente le pedum, sceptre royal égyptien, expression tropique de l'idée modérateur^ directeur^ en égyptien hik (cf. ma Campagne de Sésostris, etc., pag. i6).

(211) H. Caractère représentant un individu mâle orné d'une plume d'autruche sur la tête, et dans Taction (f applaudir ^l>^^ (cf.

74) • Il est employé dans ime variante du nom du dieu Ifake à Esné : je ne l'ai pas encore rencontré avec une acception phonétique , dans d'autres monumens que ceux d'Esné, qui appartiennent à la basse époque.

(212) H. Caractère représentant une corbeille, le même à la rigueur que celui que nous avons reproduit sous le numéro précédent 121 , mais qui se distingue pourtant de ce dernier par la forme des signes marqués dans le milieu. Ce caractère, tel qu'il est reproduit sous le n® 121^ sert ordinairement à exprimer dans les textes l'idée de t^K6i ou t^s&EiK j maître, tout ou tous (cf. ma Campagne de Sésostris, p. io4); de là sa valeur phonétique de n. Notre forme n"" 212/ est plus particulièrement usitée dans les textes, soit isolée, soit surmontée de l'image d'une salle hippostyle ( cf. 215 et Inscription de Rosette , passim) , pour exprimer tropiquement Vidée de panégfrîe , assemblée générale ou particulière , idée qui a rapport avec celle de tout ou tous. Or, comme j'aurai occasion de le démontrer dans la suite de ce volume , l'idée de panégyrie s'exprimait dans l'ancien égyptien par le mot hbaI, ^&m: d'oii la

valeur donnée par le scribe d'Esné au signe en question : il n'est usité que pendant la basse époque. Il nous est offert par une variante du nom du dieu Hake ^ cf. suprà.

(215) H. Ce caractère représente une saUe hypostyle , ou salle soutenue par des colonnes , entre lesquelles on voit souvent figiurés des sièges y le tout placé sur le caractère symbolique t^\6i , tout , omnes , omnia : ce caractère employé symboliquement exprime l'idée de panég/rie, en .égyptien hbaî , cf. 212 • de là sa valeur phonétique. On le trouve employé dans une variante du nom du dieu ffake (cf. suprà) a Esné : il n'appartient qu'à la basse époque.

(214) H. Caractère représentant un scarabée à ailes déployées. Ex. : HTaîNS (i), Hadrianus^ variante du nom de Tempereur Hadrien à Esné (bas tems).

(215) H. Ce caractère exprime le h parmi les innombrables variantes tant de fois citées du nom du dieu Hak , Hake à Esné : il n'est employé comme tel que pendant la basse époque.

(216) H. Caractère employé parmi les inscriptions d'Esné dans les variantes du nom du dieu Hake (bas tems).

(21?) H. Caractère représentant le disque solaire ^ lançant sa lumière : il exprime le h dans une variante du nom du dieu Hake à Esné (bas- tems). Je crois que, lorsque ce signe exprime le h ^ sa valeur est en relation avec le mot ^00 Y y jour, idée dont il pouvait être le signe tropique. Au reste , je crois que notre caractère a plus généralement dans les textes anciens la valeur de sch : on trouve en effet à chaque pas dans un grand nombre d'exemplaires du Rituel le groupe n"" i , que plusieurs autres exemplaires du même Rituel remplacent par l'orthographe n*" 2 schb , schob : j'ai déjà fait remarquer (suprà n"* 51) que la caille exprime quelquefois la consonne b^ aussi bien que le signe n"^ 61 q^^ porte notre orthographe n"* 2,

(218) H. Ex. : DJHDJH ou THOTHo (3), chap. :23 (II* partie^ sect. i), pap. R. C. ; (4) var. du pap. T. T. : ce signe remplace dans beaucoup d'autres cas le caractère précédent 206* H faut soigneusement le distinguer du caractère n^ 27 » {suprà) représentant un oignon : la forme calligraphique n* i se confond même souvent avec la variante calli-

graphique du numéro précité 27 dont font usage quelques manuscrits peu soignés. Notre caractère 218 représente une espèce d'instrument ou sceptre : il figure parmi une foule d'objets de parure peints sur une caisse de momie de la collection Passalaqua ^ où il porte le nom de HÔT ou HADJ (5) ; de ce nom parait être dérivée sa valeur phpnétique.

(219) H. Ex. : hos(nofrb) [i) Hosnqfre ^ dieu, dans l'expression du nom du dieu An-hosnqfre à Dakké et à Philé (temple d'Hathor variante du même nom (ibid.)* Ce caractère représente une espèce de vase renversé, en égyptien hno, ^^^S t^^^*

(220) H. Ex. : hos(nofre) (3) variante du nom divin précité (219)» à Philé; (i) variante calligraphique ^ si ce n'est pas le caractère précédent , un vase avec l'ouverture tournée en haut. Notre caractère (220) représente une pousse de plante j une tige de papyrus ou un instrument quelconque ayant cette forme : il s'échange quelquefois avec le n® 3 , qui représente en effet une pousse de plante. Ce sont les inscriptions d'une statue du musée de Turin qui m'ont offert les variantes 4 et 5.

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