‹ AnastaseChapitre 114 sur 407 · CHAPITRE TREÎ/JÈME. If · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREÎ/JÈME. If

dans la vie à venir. » Puis, pour la dernière fois, j'imprimai mes lèvres convulsives sur ce marbre froid, et me précipitai hors de ce réceptacle de la mort dont j*avais fait ma coucho nuptiale.

Par cette visite expiatoire je sentis mon cœur quelque peu soulagé. Il me sembla que, du haut des sublimes régions où elle avait fixé son séjour , mon Hélène pouvait avoir accordé à ma tardive expiation, sinon son pardon, au moins sa pitié; et, avec un retour de conscience auquel j'étais depuis bien long-temps étranger, je continuai ma navigation jusqu'à Paros, où je passai un jour ou deux dans la compagnie de quelques anciens amis et parents. Ces grossiers et stupides personnages ne m'en accueillirent pas avec moins d'amitié pour avoir cessé d'être en faveur à Stamboul ; et , lorsque je partis de Paros pour Naxie, ils m'exprimèrent môme le vœu de me voir venir leur rendre promplement une nouvelle visite.

J'arrivai à Naxie, où mon cousin maternel, Marcopoliti, ayant hérité de la faveur dont le papas, son oncle, avait joui prèsdagrand-atniral, exerçait l'autorité suprême, sous la protection toute-puissante d'Hassan- Pacha; il était seul épitrope* de tous lés villages grecs qui couvrent celte île ^. On aurait pu dire que ce personnage ambitieux et rusé était en état de guerre perpétuelle contre les habitants latins de la ville * ; et si les Crimakti, les Giustiniani, les Barozzi, avaient fait autrefois gémir les ancêtres de Marcopoliti sous le poids du joug vénitien, il faisait payer bien cher aux misérables restes de ces familles les faoîes de leurs pères ; il les tenait exactement enfermés dans

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