‹ AnastaseChapitre 174 sur 407 · Noms clef canaux crcn>c» prnr recevoir le» eniix du Nil · texte numérisé non relu

Noms clef canaux crcn>c» prnr recevoir le» eniix du Nil

301 MÉMOTBES D'Ufl GREtl.

haotetir. Bientôt, ati lieu de moissons, on ne verra plus en Egypte qne des cadavres. Pouvons-nous donc fuir trop tôtt • --^ • Et vous laissez supporter le fardeau par ceut qui restent derrière vous? »

— « Ceux que nous quittons aujourd'hui nous auraient quitta demain. »

— « Qui est votre maître? »

— « A peine pouvons-nous le dire. Un jour c'est le snlten au nom de qui on nous taxe i une autre fois ce sont les beys qui nous demandent des contributions s ensuite tous les officiers des boys, dont je ne saurais dire ni le nombre ni les noms; enfin les scheiks arabes qui se font fermiers des impôts ; tous se di-* sent nos maîtres quand il s'agit de nous faire payer le tribut» et pas un ne veut l'être quatid nous avons besoin de protection. • Voyant alors ma suite approcher : « Prenez garde , » lui dis^ je , « les serviteurs ne doivent pas se trahir ; mais voici les mai* très. Prenez ceci, et éloignez-vous. » Et je leur donnai une couple de piastres , leur défendant de me faire des remercîmenti bruyants , de peur que les maîtres ne Tentendissent.

Un soir que je me reposais des fatigues de la journée en son-* pant, un fellah m'amena un homme de la même caste qu'il tenait fortement par la manche. « C'est ce drôle» » me ditnl, « qui vous a volé votre cheval sur le Ki\ l'année dernière. • On jage bien que le voleur nia le fait , itiais son air d'assurance ne me convainquit pas. it Coquin, » loi dis^je, * je te pardonnerais peut-être si tu t'étais contenté de me voler mon cheval noifi mais m'avoir pris aussi ma jument blanche! » « Quant à la jament blanche, » s'écria-t-il en m'Interrompant, « c'est bien à tort que vous m'accusez ; je ne Tai jamais vue , j'en prends Al-* lah à témoin. « — «Je le crois bien, » lui dis je alors, « car la voilà. Mais comme tu m'as volé le cheval noir, c'est pour ce vol que tu seras puui. »

Je me félicitais encore de l'adresse dont je venais de faire preuve , et je me croyais tout au moins un Salomon , ou un Sancho , quand , en passant près d'un monastère latin , situé à l'entrée du faubourg d'une ville, j'entendis pousser des cris plaintifs. Je m'approchai d'une fenêtre grillée , et je vis un vigoureux frère disu*ibuant libéralement des coups de discipline , non sur

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