CHAPITRE YINGT-GINQUItME
geinenf, pour si^ller mon chef al et pour me rendre à Iakindar ^ Là, je passai le détroit, et j*entrai dans Constantinople h la. pointe du jour. Traversant d'un bout à Tautre ses longues rues encore désertes , j*en sortis par la porte d*Andrfnople, et ga*gnant la route de Toccident à travers champs, j'arrivai à Rodoslo bien avant la Gn du jour.
Me croyant en sûreté dans. cette vile, au moins pour quel* ques heures, et me trouvant très-fatigué» j'entrai dans une espèce de café ; je demandai une chambre particulière, et je m'étendis sur le plancher pour prendre un peu de repos. Jt) crois que je commençais seulement h sommeiller, quand je fua éveillé en sursaut par de grands coups frappés h la porte de Iq maison, et par une sorte de rumeur dont je paraissais être l'objet.
J'écoutai avec attention, mais sans pouvoir itistinguer une seule parole, comprenant seulenient qu'on faisait des questions d'un côté et qu'on y répondait de l'autre. KnQn, j'entendis très* distinctement la voix du garçon de café qui s'écriait : » Oh I c'est bien lui. Il est duns sa chambre, il y est seul. » Il ne m'en fallait pas davantage : il était évident qu'un avait déjà découvert la inortd*Achmet, qu*on avait suivi mestraces^ et qu'il ne ine restait qu'è vendre tna vie le plus cher possible. Déjà on montait l'escalier, on approchait de ma chambre, je lirai promptement mon sabre, je m'écriai à haute voix : « iVlort à quiconque entrera ! a La porte s'ouvrit pourtant , et l'yatagan me tomba des mains en reconnaissant Spiridion.
a Vous êtes Hurpris de me revoir, Anastase,» me dit-il; mais écoutez-moi. Hier soir, après votre départ, je me couchai ayant renoncé au projet que j'avais formé de vous suivre, sans vous le dire, et convaincu que mes devoirs envers mon père devaient l'emporter sur les désirs secrets de mon cœur. Je fermai les yeux dans cette disposition d'esprit; tuais pendant la nuit j'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir doucement ; quelqu'un s'approcha sans bruit de mon lit, et je reconnus les traits de ma mère, oui, «de ma tendre mère, que la mort m'a ravie depuis plusieurs années.
« Mon fils, » me dit-elle en me regai^dant fixement, « les