CHAPITRE XXVIII
Hussan sicne, le 2i juillet 1787, un iraitd avec les boys. — Anasta«e sniive iion ancien confédéré Y.ionb-bey. — 11 s'embarque ù Alexandrie pour Consianlinnple. — Guerre cuire la Russie ei la Porte en V.ilacliie. — Aiiastase se décide à aller trouver Miivroyeni , devenu prince de Valaclli^ — Il rencontre une troup^t de mendiants nioraites. — Il traverse les Balkans et rencontre des voyageurs Francs. — In<liscrétiou d'un moine grec. -- 11 renconlre Coudily, qui quittait le service de Mavroyeni.
A force d'amendes , de confiscations et d'autres moyens de même nature, Hassan avait alors recueilli de son expédition les fruits réels qu'il en attendait. Il savait qu'il était impossible de réduire des hommes qui avaient toujours une retraite assurée dans des lieux où il était impossible de les poursuivre. Il prit donc le prélexte de la rupture qui menaçait d'éclater entre la Porte et la Russie, pour retourner à Constantiuoplc; et, le 2^ juillet 1787, il signa avec les beys rebelles un traité par lequel il les laissait en possession de toute la Contrée située entre la Nubie et Barbieh. Ils renoncèrent à s'avancer davantage du côté du Caire, et donnèrent quatre otages pour garantie de l'exécution de cette clause; c'étaient mon ancien ami Ayoubbey , Osman bey-tambourdgi , et deux beys de nouvelle création, Âbdérahman et Hussein. Il devait cependant leur être permis de rester au Caire sous la surveillance du vizir.
Les quatre otages arrivèrent bientôt , et je ne manquai pas d'aller rendre visite h A y oub. Il me dit qu'il avait, dans le temps, fortement blâmé Suleïman de pi'abandonner , et qu'après un pareil traitement il n'avait été' Nullement supris de voir un homme doué de mon énergie rentrer en Egypte avec l'armée ottomane. Je saisis avec plaisir l'occasion de rendre un service signalé à un chef qui m'avait autrefois distingué d'une manière flatteuse. Quelques expressions échappées au capiianpacha m'ayant fait soupçonner qu'on tramait quelque trahison contre les quatre otages, je cherchai à m'en assurer; et, en ayant acquis la certitude , j'instruisis xAyoub du danger qu'il courait. Il m'offrit un superbe présent en reconnaissance de ce bon office, mais je refusai de l'accepter. Cependant Hassan pTè^^ataivt tout i^our son départ. Il coaliims