Nom turc d'Epliése
9. Dans toute l'Asie-Mineure, on rencontre des troupes de Kowtà^%%nVi'àwv. moitié en {laslenrs^ moitié en brigands.
leurs dispositions. Quoique iQains nombreux que nous de moitié, ils accoururent le sabre levé, étendirent sur le chemin une peau de mouton , et prièrent fort honnêtement chacun de nous d'y jeter cinq piastres. Je voulus leur adresser quelques représenta^ tiens ; mais mes compagnons étaient si peu disposés à faire la moindre résistance que, craignant de me trouver trop récalcitrant, ils voulurent absolument payer ma part de cette contribution, et je ne pus en conscience leur refuser ce. plaisir. Il exista pourtant, dans le» défilés des Montagnes, des troupes chargées de protéger les voyageurs et de tenir en respect les brigands; mais elles commettent des erreurs continuelles , et, au lieu de donner avis aux caravanes de rapproche des bandits kourdes, elles avertissent ceux-ci de rapproche ùes voyageurs.
Nous passânaes la quatrième et dernière nuit de potre voyage à Martahvan, village habité par des Ânsariehs ', et qui est ua rendez-vous de plaisir pour les liabitants d'Alep. Le proprié^ taire de la chaumière q«ii me fut désignée pour mon logement vint me faire ses exeuses de ne pouvoir me recevoir aussi biea qu'il l'aurait désiré; sa femme était morte, sa fille était au bercea», et sa naère était septuagénaire. Je me h^tai de le tirer d'embarras , ep l*asé»uirai]^ que tout ce que je désicais était uae assiette de riz et une natte sur laquelle je pusse dormnr. Quaat au condueteur de âoti«e caravane , qui passait sa vk à voyager . entre 6kanderoun et Alep/il avait sapement avisé à cequc riea ne lui manquât en route. Non-sf3uleHïent il avai( uaé de toiit« la latitude que donne la loi de ""Mahomet, ea prenant quatre femmes , majs il les avait disiribux?es si jci4ieieu6e«i>ent sur la route, qu'à chaque halle du soir il en trouvait une prête à h^i faire les honneurs de sa maison.
En arrivant à Âle^, ne voulant point ]>aralli^ insensible à h générosité d» jeune anvi du consul de Suède, je me rendis surle-champ au faubourg de Djedaïdé , afin de me £aire payer la traite qu'il m'avait donnée pour me récompenser de la peine que j'avais prise de l'arrêter. EUe était tirée sur un vieux négociant pi'Ovençal , espèce d'original qui, toujours en colère, n'était jamais d'accord avec personne, etdont l'esprit de conlra-
1. Tribu qu'on du adovcr \vi xuviUu e.s^M-U, ci qui n'altacke aucuu prix à la chasteté des feoimcftk