‹ AnastaseChapitre 302 sur 407 · CHAPITRE TRËNTËSÈPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRËNTËSÈPTIÈME

meot à la loi de Mahomet, n*y avaient mêlé aucune doctrine nouvelle , ne Tavaient pas surchargée de dogmes étrangers et compliqués , qu'ils n'avaient jamais songé aussi à faire de leur profession de foi un code particulier, et à distinguer par un nom séparé ces musulmans orthodoxes des autres sectateurs de Pislamisme. Ils attirèrent d'autant moins l'attention, et firent d'autant moins parler d'eux ({ue leur faiblesse et leur habitude de vivre dispersés les mettaient hors d'état de chercher à étendre leur croyance et à faire des prosélytes. Ils étaient au contraire toujours disposés à adopter momentanément toutes les pratiques extérieures de quelque secte musulmane quils rencontrassent, soit en faisant paître leurs troupeaux, soit en .conduisant des caravanes; ce qui leur coûtait d'autant moins que leur culte n'avait pas de formes qui lui fussent propres, et qu'ils n'éprouvaient pas contre les sectateurs d'une doctrine différente cette haine qui ne s'allume que par des controverses souvent renouvelées.

Mais les choses changèrent totahment de face quand les 0{nnions reçues parmi les peuplades errantes dans le stérile Nedged commencèrent à s'insiniier dans les nombreuses tribus habitant les fertiles contrées d'Âred , quand cette croyance, reçue en silence sous quelques lentes , dans le désert , pénétra dans les villages et dans les villes , et y devint l'objet des entretiens journaliers. Ce fut alors que la foi du Bédouin, offrant une différence remarquable avec les dogmes des mahométans plus civilisés, commença à éveiller l'attention, à faire naître la haine, à unir plus étroitement tous ceux qui professaient la même doctrine , et à opérer une scission plus complète entre eux et les autres sectes musulmanes.

Cette scission arriva vers la fm du dix-septième siècle des chrétiens. A cette époque , le plus important des districts d'Âred, celui d'Ayani, était gouverné par un scheïck nommé Suleiman, descendu de cette même famille de Koreîsch, maintenant réduite à un petft nombre d'individus obscurs , et du sein de laquelle sortit le dernier des prophètes. Ce scheïk tirait son principal revenu des troupeaux nombreux de chameaux qu'il louait, suivant l'usage de son pays, et dont il retirait un revenu considérable^ surtout dans la saison de Taimèe où\^^ m^^v^^^

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tans indiens , faisant un pèlerinage à la Kaa][)a , débarquaient à Katif, et traversaient l*Ared pour se rendre à La Meeque. Coin* blé de richesses, Sulefman fut bien long-temps sans se voir renaître dans un fils. Ce ne fût que dans sa vieillesse, et lorsqu'il n*en conservait plus d'espoir, que le ciel lui ae«erda cette faveur.

On voit presque toujours, dans les narrations des peuples' superstitieux ou peu civilisés, la naissance d*UR personnage extraordinaire signalée par dek phénomènes non moins étonnants qui ont dérangé le cours de la nature. C'est ce qui arriva au sujet du fils de Suleîman. Quand il fut devenu le fondateur d^une nouvelle secte , ses prosélytes ne manquèrent pas de citer les merveilles dont leurs pèi*es avaient été témelus. Il faut doae qu'on sache qu'à Tinittant de la naissance de cet enfant appelé à de si hautes destinées, le globe terrestre fut ébranlé par «ae commotion universelle; toutes les régions de l'air lurent troa« blées par un ouragan ; chaque mosquée trembla sur ses fonde* ments; et, tandis qu'une lumière brillante et surnaturelle éclairait, pendant plusieurs nuits suce^ssives, les villes, les villages et les campagties, les lampes qui brâlal^t dans les cham* bres sépulcrales de Mahomet et de tous les saints de llslamisœe s'éteignirent en d^it des efforts des imans^ eemnie par antid* pation du sort qui les attendait.

Abdoul-Wahab, ou l'esclave du Très Haut, fut lencmi qu'on donna à l'enfant si spécialement désigné comme le favori du ciel. On l'envoya, dans sa première jeunesse, étudier la loi sacrée à Damas, et ce fut des plus habiles docteurs mahemétais qu-il apprit la manière d'atlaquer les erreurs de leur croyance. Dès qu'il fut de retour parmi ses eoncitoyens, il comnaença à prêcher publiquement la nécessité de rejeter les dogmes erronés et les pratiques superstitieuses qui faisaient depuis si long-temps la honte de Fislamisine.

On a représenté la doctrine d'Abdoul-Wahab comme un pur déisme ! rien n'est moius vrai que cette assertion. Non-seulement le fils de Suletn»aii soutint toujours l'érigine divine du koran , mais l'objet principal de sa réforme fut de rendre au texte de ce livre toute son importance primitive, en rejetant tout article de foi et toute règle de condtHte qui nVvaient d'autre /biidement que la iv^AVvm, ^^y^xmak^^V^^^^iiM de-eetie fwile

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