‹ AnastaseChapitre 303 sur 407 · CHAPITRE TRENTE^SEPtlÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE^SEPtlÈME

de cmnmeii taires dont on ayait sarcbargé les pages de l'oati^âge qui contiennent les révélations célestes, et en proclamant hautement que ks paroles app<H*fées du ciel par Tange Gabriel suffisaient ^ «ans antre secoors, pour l'instruction des fidèles : car, tout en régardant le koran comme un prient directement reçu du Trè8-I]aat> Àbdoul^Wafaab ne cqn^dêrstit Mabomet^ qili Tavait promulgué le premier ^ que comme un homme semblable aux au^es, n'ayant ni le don des miracles ^ ni aucuO caractère de sainteté, ni, à plus forte raison, le droit de rien ajouter au livre sacré qu'il recevait feuille à feuillei Aussi, le premier acte de dévotion qa'il enjoignit à ses disciples d'accomplir, dès qu'ils auraient la force en main, fut la destruction des temples de la Mecque et de Médine, et des chapelles d'Itnan*illi et d'Iman- Husseîn ^ où les Sunnites et les Schiites se réunirent tous les ans pour réciter leurs oraisons sur le tombeau de ces prétendus saints. Leurs cendres devaient , comme les sables du désert , être dispersées par les vents, et les trésors qui ornaient leurs monuments récompenser la piété des fidèles qui les détruiraient.

Vers le milieu du dii[«-huitièttie siècle, lorsque Abdoul- Wahafo , après avoir passé ses jours dans toute la gloire de la sainteté, alla rejoindre ses pères, son fils Mohammed, qui, de même que son père, avait fait une étude approfondie de la loi, et qui, par conséquent, était distingué par le titre de mullah, lui succéda comiae prédicateur de la nouvelle doctrine. Aveugle de naissance , il ne put commander en personne ses prosé^ lytes dans les guerres qui eurent lieu pour la défense ou pour la propagation de la nouvelle croyance : mais le Wahabismc pouvait se passer du bt*as de MuUah-Mohamnied ; il avait trouvé un champion illustre par ses exploits guerriers dans Ibn^Se^ boud, chef suprême de TAred, qui résidait à Derayeh» et q^i, tout en laissant la prééminence spirituelle à Mohammed^ devint le chef temporel des Wahabis.

Do moment que la nouvelle doctrine, adoptée par des princes puissants^ se trouva en état d'ajouter la force des armes à celle des arguments, elle fit des progrès aussi rapides qu'étendusi A l'instant de sa promulgation, son nom plus récent n'avait fait que sandtionner la croyance reçue de temps imitiémoi^ial parmi les tribus errantes d» désert; mais à peitte IwV.^^^ ^\i^v^

dans TAred , que les scheiks statioanaires de la province de Keibar s'enrôlèrent sous ses bannières. Elle approchait alors rapidement de THadjar ; et le schérif de la Mecque, gardien de la kaaba , commençant à trembler pour son pouvoir et ses domaines, déclama hautement contre Tapathie avec laquelle les autres étals voyaient le danger s'avancer, et résolut de tâcher de récarter de sa province par une puissante diversion.

A Test du Nedged s'étend la province d'Hadjar, dont le territoire consiste moitié en désert , moitié en terres cuhivées. C'est l'ancien domaine de la tribu belliqueuse de Beni-Haled. Pendant une partie de l'année, Ibn-Arar, qui en était le chef, couvrait les plaines de ses tentes, et il en passait le surplus dans El-Hassa, sa capitale. Cette ville avait autrefois reconnu le pouvoir du sultan; mais elle était retombée sous l'autorité des Arabes, qui en étaient les fondateurs. Cependant des fortifications turques en entouraient encore l'enceinte , et des familles turques en composaient en grande partie la population. Aussi ses ayans , ou primats , en qualité d'Osmaniis orthodoxes et de Sunnites, nourrissaient une haine particulière contre les Wababiles. Le schérif de la Mecque n'eut donc pas besoin de grands efforts pour les exciter à en venir à des hostilités contre des hérétiques qui leur étaient odieux. Arar prit les armes et marcha sur Derayeh.

Déjà l'anarchie et des dissensions intérieures avaient commencé à ébranler la nouvelle secte jusque dans ses fondements; et il est probable que, comme d'autres hérésies plus anciennes, celle des W^ahabites, après avoir brillé un instant dans la contrée qui l'avait vue naître , serait retombée dans une obscurité profonde, si les efforts dirigés contre elle par des étrangers n'eussent forcé ses sectateurs à oublier leurs querelles intestines. Ils se réunirent pour la défense commune. Sehoud, qui n'était occupé qu'à apaiser les murmures et à réprimer des séditions ne trouva plus dans ses sujets que zèle el obéissance. Après plusieurs années de guerre contre Arar, bien loin de voir ce chef approcher de Derayeh , il s'était lui-même considérablement avancé vers £1-Hassa.

Dès qu'Abd-oul-aziz , fils et successeur d'Ibn-Sehoud , se fit en sOreté du c&Vfc &^ VH^è^^x ^ i^x^vn^ci^ %^ armes contre la

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