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CHAPITRE XLIII

Hîsloire ;!*an motlah. — Anastase rencontre des Tarcomans, puis des Ronrdes. •* II renconUre un de ses anciens amis d'Égypie. — 11 quille Vïuha de santon. «— Il arrive à Conslantinople. — 11 s'informe du sort de son fils Alexis. — il va le clierclier à Smyrne sans Ty trouver.

Une caflSé ^ de musulmans était justement prête à partir pour Hems. Je m'y joignis, et, en ma qualité de santon, je fus chargé de remplir les fonctions d'iman \ C'était mm qui relais tout le cérémonial du culte, qui commençais les prières, et qui réprimandais ceux qui n'y donnaient pas assez d'attention.

Je fus tenté de prendre quelques jours de repos à Hem& Cette ville, étant sur la route des caravanes qui viennent des parties les plus éloignées de lempire, est très-vivaute et ofl&re un tableau toujours mouvant. Mou habit de santon attira autour de moi une telle foule dans le bazar, que le moutselim voulut savoir qui j'étais, d'où je veuais, où j'allais, etc. Je ne répondis pas à ses questions; et, le repoussant d'un air de distraction , je me prosternai deux ou trois fois la face contre terre; et, fixant les yeux dans l'espace vide, comme si j*y voyais quelque chose que nul autre ne pouvait apercevoir, j'adressai des paroles sans suite au vent qui les einportait. Chacun fut convaincu que j'avais une vision ; on murmura tout haut contre le moutselim qui voulait interrompre mes communications avec le monde des intelligences supérieures, et il se retira prudemment en maudissant les saints et les sautons qui infestaient son district.

Le mollah de la ville était venu avec le moutselim ; il avait Gxé sur moi des yeux attentifs et pénétrants, mais il s'était abstenu de me faire aucune question. Je lui sus gré de sa discrétion ; et, quand je fus délivré des importunités du gouver-

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