‹ AnastaseChapitre 357 sur 407 · CHAPITRE QUARANTE-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUARANTE-CINQUIÈME

— - « Belle complaisance, eu vérité! je ii*avais pas besoin de sa permission pour le faire. »

— « Mais le consul veut dire que, si vous pouvez tirer Tenfant de chez lui par ruse^ il n'y apportera aucun obstacle; que si même, faute d'autre moyen, vous livrez un assaut à sa maison, il ne paraîtra pas sur la brèche, et que, si vous parvenez à emmener l'enfant, il ne poursuivra pas bien loin un homme aussi déterminé que vous. »

— « £t si j'échoue dans mon entreprise, je subirai la peine qu'elle doit entraîner ? »

— « Précisément. Alors il fera exécuter à la rigueur le décret des beys, afin que sa chère épouse ne puisse pas le soupçonner d'avoir trempé en rien dans le complot. »

Je réfléchis quelques instants; enfin, le regardant d'un air expressif : « Cirico, » lui dis-je, « les incendies ne sont pas rares dans ce pays; prévenez le consul de faire sortir toutes les femmes de sa maison dès qu'il sentira la fumée. » Je lui détaillai alors un projet que je venais de former. Nous discutâmes les moyens d'exécution, et nous nous séparâmes, après être convenus d'un autre rendez-vous où nous devions nous trouver dans la matinée.

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