‹ AnastaseChapitre 94 sur 407 · Porte de Constantinople · texte numérisé non relu

Porte de Constantinople

3. Les ziamelhs sont des fiefs militaires dont les possesseurs doivent former la cavalerie régulière de l'empire; mais, par un fréquent abus, o\\\e% accotée souvent à des iemmes et k des enfants.

ue pas y faire attention. Ils ne voulaient rien avoir à démêler, me dirent-ils , avec nne tête verte qui n'était justiciable que de ses propres officiers, et qui obtiendrait la protecliou de toute sa cast^ Moins patient qu'eux , ou moins respectueux pour le sang du prophète, je jurai de le punir de son insolence , et de changer de vert en rouge la couleur de son turban. Devinant alors mes intentions , l'insolent enfonça ses étriers tranchants ^ dans les flancs maigres de son coursier , et s'éloigna au grand galop, après m'avoir couvert de la tête aux pieds de la boue qui se trouvait dans un ruisseau, le seul endroit qui ne fût pas corn* plétement sec à un mille autour de nous.

Quel est l'homme qui, fier d'un habit qu'il met pour la pre* mière fois, dont la couleur et l'étofTe n'ont été choisies qu'après de mûres réflexions, qui a été fait par l'artiste le plus habile, qui a été essayé plusieurs fois avant d'arriver k son point de perfection, et qui n'a encore passé sous les yeux que d'une petite partie de ceux qui étaient destinés i l'admirer ; quel est l'homme, dis-je, qui peut voir fiétiir dans sa première fleur ce chef-d'œuvre du travail de l'esprit et des doigts et, au lieu d'être un motif de triomphe i n'ofl'rir plus qu'un sujet de déri* sion, sans sortir de son caractère, fût-il le plus doux et le plus tranquille des mortels?

J'en étais un des plus turbulents et des plus emportés, et l'on peut juger comme mon sang bouillait daus mes velues. Tout à l'heure encore ma large veste de pourpre, ma jaquette de velours d'un vert d'émeraude, mon beurnous ^ écarlate bordé daMlin Ueu de ciel, mes larges pantalons d'un frais Ulas, brillaient k travers le dédale de leurs festons d'or sur chaque couture dans la pleine perfection de leur pureté primitive. Après avoir, comme un véritable paon, fait admirer toutes les beautés de mes ajustements à la campagne, je rentrais pour les déployer encore plus à leur avant^e daus le plus briiladl café de la viUe , et tout mon éclat se trouvait ainsi flétri dans son bouton, et cela par Tinsolence d'un faquin : et, du haut eu bas, toutes les pièces de mon ajustement étaient souillées de celle

1. Les cirirrs iiircs onl le côté itKcrieur tranchant, qui serf nînsi trépcron.

i. Manteau porlc )uir les BarharesqucS) par les marins et par ceux qui adoptent la veste au lieu dn djoubé.

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