CASSÉS
Février 1848! C'est la Révolution ! Voilà le terrible ennn
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sait sur leur dos. Tout le monde vr^'-^ ''"'"'" '^"' *'"" 1850, et Louis-Philippe etsa cour nVfi ^^°""f J^^-^q"'en lazzas du théâtre et de la foule ^^^^^W^^^<^"t point aux
Que fait Anastasie en face de in lihr.vfz? t?ii direz-vous'? Cela visin^rHv t ^''^<^i,^^.; Elle palit, me
par ses lumiè;es^ M^i^h R nub '^rf ^^' ^^^^ ^''' *^"t
ans ! co n était pas beaiicoun... 4nastas^é rV, t n ', '^ d.. consolations, elle no pl'ura pas a di s^lc ' n^?o'" tra.re, elle se paya des' vacances a veo Pàrec'it mllî; avait gagne au service de l'Etat et s'en f,,/ t„^ , ' dans une de ses maisons de eamn ,Vn i'' ?", ■'«"■""Per, vau. que lui avaient oeoasL3'l'fsthé«?es """""= "•''-
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des gens assez bêtes pour réclanieMrn "'^ ?i'°^i^'^
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lui écrit dL letCb û aXs t;;rc^:;,r"l^f ^ ^'^«'^"^^ ^t mais ie ne crov-tis n. « m,, ? ^ ^" '^''' ^^^^^- ^O" retour; santé Anast.^si?f .fssez^olie'nn ""'"''•' ^^ toute-repous: cœur de chérub que 'oiC e ^si nef?,°"^ '"""'^ ^^'"^ "" Ceh. est, ou plutôt elX:^ï^ ^^iT l '^^^'^'''^ ^ -^*- On jouait, au Théàtre-IIistorique, cJuinlX Dumas •
toutes les questions sociales du jour se discutaient dans cette pièce. Le journal le Xational^ qui n'avait de national que le titre, réclama la Censure pour empêcher la libre discussion. Donc ce n "était plus la liberté, et le charmant journal aurait dû commencer par renverser la République, ensuite la Censure serait venue d'elle-même et sans qu'on l'appelle.
Le ministre auquel la requête fut faite fut plus intelligent que le journal sus-nommé, (;t comprit qu'il ne fallait pas parler Censure dans un moment comme celui-là. La pièce de Dumas ne fut nullement tracassée, et les spectateurs ne s'en plaignirent pas.
M. Dabot, qui défend la Censure à ses moments perdus, nous raconte, avec tout le sérieux dont il est capable, que la licence morale fit éelore des vavidevilles où la nudité, chez les rôles de femmes, était une beauté. Que voulezvous que cela soit, ô cher Censeur? Trouvez-vous que la femme soit laide et que l'homme soit beau?
Ensuite, M. Dabot, toujours, se plaint de Daphnis et Chloé ; il trouve qu'on n'aurait pas dû laisser jouer Suzanne au bain, qu'on devait défendre la [Propriété, c'est le vol. Et pour quelle raison, s'il vous plaît? Parce que tout cela était trop indécent et qu'Eve exhibait tout ce que notre première mère ne cacha point au serpent de la Genèse. Oh! alors, mon cher monsieur, si vous en êtes encore-là, je vous prierai de repasser pour discuter avec vous. Je n'aime pas les gens qui sont en retard d'un siècle, je suis du mien et, quoi ({u'ou en dise, je m'en vante, La licence du théâtre était un peu forte, j(! le veux bien, mais cela ne prouvait pas qu'il faille rétablir la Censure. N'étaitce pas elle plutôt qui, par ses injustices continuelles, ayant retenu théâtres et auteurs, était cause aujourd'hui de la trop grande émancipation (|ue prenait l'esprit dramatique ?
Victor Hugo, qui réclamait !<■ public seul juge, prévoyait que la licence ramènerait tôt ou tard la sensible Anaslasie. Aussi, le lendemain d'une représentation au Palais-Royal, Des Lampions de la veille et des Lanternes du lendemain, le poète des Orientales s'exprimait ainsi, dans un article de V Evénement :
« Puisque le public supjjorle ]vs couplets de M. Clairville, puisqu'ils lui plaisent, puisqu'il s'y pâme, puisqu'il les fait répéter, c'est à la critique de parler sévèrement. Elle a attaqué la Censure et elle a eu raison, ma'is c'est à
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la condition de la suppléer. Non, un théâtre n'est pas une alcôve. Non, il ne se peut pas qu'à défaut de pointe, un couplet se termine par des gestes à faire rougir les mères qui auront amené leurs filles. S'il se trouve un public pour applaudir cela, tant pis pour lui. Sïl se trouve des actrices qui consentent à jouer cela, tant pis pour elles. Un beau jour on profitera de ces immondices pour rétablir la Censure. »
Victor Hugo avait certainement raison ; si l'on continuait dans cette voie du déshabillé, tant en langage qu'en costume, le gouvernement en profiterait sûrement pour relever le spectre de la Censure. Anastasie reviendrait, mais elle ne revint pas. M. le ministre, Léon Faucher, surveille le théâtre, et Ton se contente de cette Censure factice, qui la remplace parfois largement.
Ainsi nous voyons la. Goutte de lait, de Léon Gozlan, faire fermer la salle des Variétés à la deuxième représentation. Gozlan se plaint à M. Faucher, et le ministre de l'intérieur, au lieu d'écouter les réclamations de l'auteur, fait retirer la pièce.
Le même ministre interdit également, de son propre pouvoir, la Danse des écus, pièce politique que l'on jouait au Gymnase.
Deux auteurs eurent l'idée de faire en commun une pièce sur la vie de Pie IX; on l'intitula Rome, et elle fut portée à la Porte-Saint-Martin. Malheureusement la pièce produisit un tumulte effroyable et fut interrompue. On allait enfin la reprendre après coupures, on avait déjà l'autorisation du prince-président quand l'archevêque de Paris s'interposa. Le drame sur Pie IX fut défendu par ordre du ministre. Les auteurs utilisèrent la fable, qui devint, après une cuisine de c[uelques jours, une nouvelle pièce que l'on appela le Connétable de Bourbon.
La Censure n'était pas si loin qu'on pourrait le croire; on était bien en République, l'arbitraire avait fait place à la liberté, mais tout cela n'était vrai qu'en paroles et non de fait. Anastasie resta toujours, et que ce soit le ministre de l'intérieur ou la Commission d'examen qui surveillât le théâtre, c'est toujours pour nous la Censure déguisée, une espèce d'Anastasie en domino noir, qui coupait les pièces tout aussi bien que les ciseaux de la royauté. En d'autres termes, ou pourrait appeler la République do 48, au point de vue théâtral, le carnaval d'Anastasie.
Il n'est pas jusqu'à Charlotte Corday, de Ponsard, qui
oxcite des doutes et appréhensions. Le ministre Ferdinand Barrot fait lire la pièce par Ponsard lui-même devant une assemblée composée de députés, d'académiciens et de hauts fontlionnaircs. Charlotte Corday fut jugée inoffensive et, de fait, la pièce ne passionna point le public ; on l'écouta comme quelque chose de bien, comme on écoute les beaux vers, et voilà tout.
Cependant le gouAcrnement, pour arrêter les désordres de la scène, préparait un retour à la Censure. Au mois de juillet 1850, le ministre de Thitérieur, Daroche, demanda le rétablissement immédiat de la Censure théâtrale. La Chambre vola la loi sans hésiter. Ce fut le même système qu en '1806, Anastasie avait seulement Aieillie de quelques années.
Toute vieille qu'elle est devenue, nous allons voir les gallipettes que cette gente personne faisait à la cour de Napoléon IIL La Républicjue expii'e, l'Empire va revenir, Anastasie va faii'e florès, et nous, nous changerons de chai)itre pour vous continuer l'histoire (|ue nous avons entrepris de vous raconter.