Belmas. Cystolomie sus-pubienne, page
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disposition et de faire autant que possible évacuer le rectum avant de procéder à un examen.
Les deux poches, qui se torment de part et d’autre de la saillie rectale, constituent ce que Barkow et après lui Henle et Luschka ont appelé les « recessus laterales de ia vessie». Ces recessus représentent deux niches où les calculs peuvent se loger. l e droit serait plus développé que le gauche d’après Krause.
Ainsi, véritable cœur à pointe supérieure, à base inférieure déprimée : telle est pour nous la forme chirurgicale de la vessie.
Nous signalerons maintenant en quelques mots les différences sexuelles, les divers aspects que présente la vessie, suivant ses divers états de réplétion et certaines modifications physiologiques et pathologiques.
La majorité des auteurs admet que a vessie de la femme présente dans son ensemble des dimensions transversales plus considérables que la vessie de l’homme. Treyeran (1) signale cette disposition comme un fait admis à son époque. Quain, Henle, Krause, Barkow, Luschka, Hoffmann, Pansh, signalent Ja même disposition. Ils ajoutent de plus, que le diamètre vertical est chez l’homme le plus grand, tandis que chez la femme, la prédominance appartient au diamètre transverse ; toutefois les différen-
1. Treyeran. Parallèle des diverses méthodes propres pour l'extraction des calculs vésicaux par l'appareil latéral. Paris, 1202.
ces ne sont ni assez tranchées ni assez constantes, suivant la remarque de Barkow pour constituer un caractère sexuel important. Quant à la cause qui produit cet élargissement du diamètre transverse chez la femme, elle est diversement appréciée. Haller, Montfalcon la croyaient dûe à des grossesses antérieures de la femme. Barkow rejette cette opinion, car une vessie large peut exister chez l'homme, chez des femmes n'ayant pas eu d’enfants. Pour lui, cette disposition tient aux contractions des organes génitaux de la femme, en dehors de la grossesse, contractions qui entraînent des contractions analogues dans la grande sangle musculaire longitutinale de la vessie. Il est probable, qu’elle tient d’une part, comme le veut Quain, à la présence de l’utérus et du vagin qui empêchent la vessie de s'étendre en arrière ; d'autre part, comme le veut Henle, à la prédominance des dimensions transversales du bassin de la femme.
Les différences sexuelles augmentent avec l’âge. Bridée en arrière, par des organes génitaux, la vessie de la femme garde en arrière de l’orifice uréthral un plan incliné en bas et en avant. Chez l’homme, la prostate en se développant, soulève la partie antérieure de la base, de sorte que la partie placée en afrière, paraît déprimée. Cette région constitue le bas-fond.
Ce que nous avons dit des causes qui déterminent la forme de la vessie nous explique comment se fait l'accumulation de l’urine. Quand les premiers
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grammes arrivent dans le réservoir urinaire, ils se rassemblent dans les parties déclives; quand le liquide augmente, il refoule les parois dans le sens où elles rencontrent le moins de résistance, c’est-àdire, en s’insinuant latéralement entre le péritoine et la paroï : ce n’est qu’ensuite que la paroi postérieure est repoussée, quand l’élasticité des parties latérales, réagissant sur le liquide, chasse la masse intestinale et le rectum. Ces faits concordent avec les recherches de MM. Guyon et Henriet (1) démontrant que le diamètre transverse arrive le premier à son maximum. Il atteint alors 10 centimètres; sa largeur maxima est située d'après ces auteurs, à peu près à égale distance du sommet et de la région cervicale, peut-être un peu plus près du sommet.
Cette nécessité de la réaction élastique ou tonique de la paroi vésicale sur son contenu, pour arriver à donner à l’organe la forme ovoïde, rend compte d’un autre fait pathologique :
Chez les prostatiques, dont la contractilité est diminuée, la vessie qui ne contient qu’une quantité moyenne de liquide, garde une forme aplatie, c’est à cette forme que M. Guyon donne le nom de vessie en portefeuille. Puis quand le liquide augmente, la vessie se dilate par sa partie postéro-inférieure et va remplir comme l’a montré le même auteur, la
concavité sacrée.
1. Guyon et Henriet, Annales des maladies des organes génitaux-urinaures,
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Physiologiquement, la forme de la vessie est encore modifiée par des contractions partielles. Ces contractions s’observent surtout au cours des opérations chirurgicales et particulièrement au cours de la lithotritie. Ainsi que nous l'avons dit c’est la partie postérieure et médiane surtout qui se soulève. Ilse forme un éperon saillant, que le bec du lithotriteur vient rencontrer : la contraction peut s'étendre à un côté de la vessie, l’autre paraît alors déprimé en forme de poche.
A l'état pathologique, les modifications ne sont pas moins nombreuses. Nous avons déja signalé la .- vessie en portefeuille. Barkow décrit des vessies, qu’il nomme: lordotiques, cypthotiques, scoliotiques, suivant le côté vers lequel elles s’inclinent ; des vessies sacciformes à étranglement médian, des dilatations de la partie supérieure avec formation d'un recessus, enfin une rotation sur l’axe.
A la suite de cystite chronique, on voit certains points de la paroi céder. Il se forme des bosselures, des diverticules, probablement parce que, suivant la loi de Stokes, le muscle s’atrophie au niveau des points recouverts par la muqueuse enflammée. À un degré plus avancé, on voit la muqueuse faire hernie à travers la musculeuse, constituant un petit diverticule de la grande cavité; ces cellules représentent un locus minoris resistentiæ : c'est là que se produisent souvent les ruptures de la vessie.
Chopart (1) signale encore comme causes pou-