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abdominale pour gagner les bourses; et par le ligament rond, qui chez la femme vient, en suivant le même trajet intra-pariétal que le cordon, se terminer dans la grande lèvre. L’orifice qui laisse passer ces éléments est l’orifice cutané ou externe du canal inguinal. Il est limité par deux faisceaux ou piliers. Le faisceau externe vient se terminer en se fixant sur l’épine pubienne de son côté ou en son voisinage, l’interne s’entrecroise sur la ligne médiane avec son congénère et va se fixer au corpsde pubis du côté opposé. Ecartés au niveau de leur extrémité inférieure, les deux piliers se rapprochent et se touchent par leurs bords au niveau de leur extrémité supérieure. L'espace angulaire, qu'ils circonscrivent ainsi, est rétréci en haut par une série de fibres transversales ou obliques et arciformes, ce sont les fibres intercolumnaires, encore appelées par Winslow : fibres collatérales; et par Velpeau : fibres en sautoir.
En soulevant le cordon ‘ou le ligament rond, on aperçoit, rétrécissant l’orifice inguinal externe dans sa partie inférieure et plus profondément placé que les piliers précédents : le ligament de Colles. Celigament est formé par un faisceau de fibres aponévrotiques du grand oblique du côté opposé, qui après avoir franchi la ligne médiane, vient se terminer sur la branche horizontale du pubis.
En fendant verticalement l’aponévrose de chaque côté de la ligne médiane, on met à nu les deux muscles droits et les pyramidaux.
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Les muscles droits antérieurs de l'abdomen sont deux grands rubans musculaires qui naissent en haut de la partie antéro-inférieure du squelette thoracique et se terminent en bas sur le pubis. Larges et aplatis dans leur partie supérieure, ils se rétrécissent en descendant. Leurs bords internes s'adossent sur la ligne médiane dans la partie sousombilicale de la paroi et ne sont séparés que par la ligne blanche. Toutes les fibres convergent par leur extrémité inférieure sur un mince tendon qui vient s'insérer sur lé pubis dans tout l'intervalle qui s'étend de la symphise à l’épine. Ce tendon est un excellent point de repère pour la taille hypogastrique. Tant qu'on ne l’a pas mis à découvert, on peut manœuvrer sans crainte. Dès qu'il est incisé, on pénètre dans l’espace péri-vésical; on entre par suite dans la partie délicate de l’opération. Il est facile d’ailleurs de reconnaître cet espace, M. Guyon a fait remarquer qu’on voit, dès que le tendon est fendu, une graisse jaunâtre tranchant par sa coloration sur la blancheur nacrée du tendon. En dehors les fibres les plus externes de ce tendon se continueraient, d’après Bonamy, Brocaet Beau (1), avec les fibres du fascia-transversalis. Nousreviendrons plus loin sur ce point : Les fibres viennent s’insérer sut la crête pectinéale et concourentà former la paroi postérieure du canal inguinal.
En avant des droits sont placés les pyramidaux.
1. Bonamy, Broca et Beau. Atlas d'anatomie descriptive, page 48.