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symphyse côtoie l’urèthre; mais au point de vue opératoire, comme on se place perpendiculairement à l’axe de la symphyse, l'orientation change et l’on rencontre dans la partie inférieure, l’urèthre remontant devant le tiers ou le quart inférieur de la symphyse. Il en est de même chez la femme, pour la partie supérieure de la vulve.
Il ne faut pas oublier que ces parties sont en rapport avec de gros vaisseaux, particulièrement des veines, d’où l'importance pratique de cette disposition. à
La symphyse pubienne qui forme le centre de la région a une hauteur de 5 centimètres environ; Lesshaft (1) sur 10 sujets hommes qu’il à examinés à trouvé comme dimension maximum 5,3, minimum 4,6,et en moyenne 4,8. La symphyse est moins haute de 1/2 à 1 centimètre chez la femme. Elle est encadrée, en avant par les tendons d’origine des adducteurs et du droit interne, en haut par les tendons des droits antérieurs et des pyramidaux
dont les fibres tendineuses internes les plus anté-
rieures descendraient devant la symphyse en s’entrecroisant en arrière du ligament suspenseur de la
verge et du clitoris d’où le nom de « ligamenta cru-
ciata », que leur ont donné quelques auteurs; en bas,
par le plancher périnéal. Sur la ligne médiane le bord supérieur de la symphyse donne insertion à la
1. Lesshaft, Die Architecture des Beckens. Anatomische Hefle de Merkel.et Bonnet. Wiesaden, 1893-1894, cahier VIIT, page 211.
ET = partie terminale de la ligne blanche prenant insertion à ce niveau par une arcade fibreuse qu’on ne voit bien qu’en regardant par sa face profonde la paroi abdominale rabattue en avant.
Je rappelle qu’en haut la branche sus-pubienne de l’épigastrique longe la face supérieure de l'os.
Quant à l'articulation, rangée par Sappey dans les amphiarthroses, elle est constituée par les deux os pubis, unis sur la ligne médiane par du tissu fibro-cartilagineux et à la périphérie par des ligaments. Sans entrer dans les détails de la constitution de cette articulation, il nous faut cependant signaler quelques points qui intéressent spécialement le chirurgien:
Le grand axe des surfaces articulaires dans leur ensemble s'incline en arrière et en bas, en formant avec l'horizon un angle ouvert en avant de 35° à 40° : exactement d’après Lesskhaft de 31° minimum, 45° maximum, de 38° en moyenne. Elles se composent de deux parties: l’une postéro-supérieure, sensiblement plane, et qui comprend le 1/2 ou les 2/3 postérieurs de la tranche osseuse, l'autre antéroinférieure qui comprend le reste de l'étendue de l'os (fig. 6).
Les premières portions limitent, quand les pubis sont en place,une fente à parois parallèles ; les surfaces antérieures, au contraire, s’écartent en formant un angle dont la base est antérieure et dont le sommet se continue avec l’espace précédent.
. Les deux surfaces articulaires sont unies par un
roi fibro-cartilage analogue aux fibro-cartilages intervertébraux. Ce fibro-cartilage présente une partie périphérique dense et résistante et unè partie centrale molle. |
La partie périphérique épaisse aux deux extrémités et sur la partie antérieure est réduite en arrière à une mince pellicule. Elle unit toutes les portions non parallèles des surfaces. Parmi les lames excentriques, qui la constituent, les plus superficielles occupent toute la circonférence ; les moyennes manquent dans la partie postérieure ; les ptofondes n’occupent que les extrémités.
La partie centrale molle se reconnaît immédiatement sur une coupe médiane verticale, par la saillie qu’elle fait sur la surface de section. Elle est formée par des villosités fibro-cartilagineuses, qui s'élèvent de chacune des surfaces parallèles, surmontant un revêtement cartilagineux hyalin. Les villosités peuvent flotter par leur extrémité, au milieu d’uné petite quantité de synovie, ou bien s'unir d’un côté à l'autre.
A la périphérie, les deux pubis sont unis par une série de ligaments, en général peu importants, sauf en avant où on trouve une série de fibres transversales, épaississement du périoste et une expansion des tendons des muscles voisins droits et adducteurs ; l’ensemble de ces fibres n’a pas moins de 1/2 centimètre d'épaisseur; en arrière une mince lamelle recouvre les bords postérieurs; en haut et en bas enfin deux autres ligaments, le ligament inférieur
ou sous-pubien qui sera étudié avec le périnée dont il fait partie et le ligament supérieur à peine plus important que le postérieur : Weber l'a décrit sous le nom de ligament annulaire supérieur, Schwartz (1) le regarde comme une dépendance du périoste et du ligament de Cooper si épais au niveau des surfaces postérieures. Il adhère fortement au ligamentinterosseux. Lesauteurs ont cru qu’il y avait à ceniveau un ligamentum arcuatum superius, faisant peudantà l’inférieur. Ce qui a donné lieu à cette description, c’est qué la ligne blanche s’élargit notablement dans quelques cas à son extrémité inférieure et prend la forme d’un triangle dont la base s'insère au pubis. Cette expansion est connue sous le nom de Zigamentum triangulare seu adminicu lum lineæ albæ.
La disposition de l'articulation et de ses ligaments intéresse particulièrement le chirurgien qui pratique la symphyséotomie. Les ligaments périphériques n’ont pas de résistance, sauf le ligament antérieur légèrement résistant et le ligament inférieur assez puissant. Le véritable moyen d’union est le ligament interosseux, c’est lui qu’il faut arriver à sectionner. Au niveau de la 1/2 ou du 1/3 antérieur, cette section est facile, grâce à Ia largeur de l’interligne. Mais cette largeur devient une gêne quand on veut pénétrer plus profondément, en permettant
1. Schwartz. Nouyeau dictionnaire de médecine el de chirurgie pratique. Art. Pubis. ;