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PAROIS LATÉRALES

Les parois latérales de la loge sont formées par les parties latérales de l’excavation pelvienne.

Quand la vessie est vide, lé péritoine passe de la paroi abdominale sur la face postérieure de l’organe et atteint le plancher pelvien, presque sans former aucun telief. Les parois latérales n'existent pas.

Quand la vessie est dans sa situation chirurgicale, c'est-à-dire dans son état de moyenne dilatation, la vessie refoulantle péritoine en arrière, la paroi latérale de l’excavation est mise à nu dans une étendue variable, mais assez considérable. Enfin, quand la vessie est surdistendue, elle se met au contact de la partie inférieure de la paroi du grand bassin, qui entre ainsi dans la constitution de la loge.

La paroi est constituée essentiellement par la partie inférieure de la face interne de l’os iliaque. L’orifice que présente cet os à l’état sec est fermé sur le vivant par la double membrane obturatrice, bien étudiée dernièrement par MM. Poirier et Picqué (1). Squelette et membrane sont enfin doublés par une lame musculaire, l’obturateur interne recouvert luimême par une aponévrose : l’aponévrose de l’obturateur intèrne.

Cette paroi est cylindroïde; elle se continue direc-

1. Pairier et Picqué. D: l1 hernie obturatrice. Revue de chirurgie, 189r.

Hp tement en avant avec la face postérieure du pubis, sur lequel les fibres les plus internes de l’obturateur interne prennent insertion.

L’o bturateur interne ne fait pas tout entier partie de cette cloison. Le plancher pelvien vient s’insérer, ainsi que nous le verrons, sur sa face interne et laisse en dehors de l’excavation une partie du muscle.

En haut ceite paroi est surmontée par la saillie du muscle psoas, sur lequel rampent, fixés par une aponévrose, les vaisseaux iliaques externes.

La paroi elle-même ne présente rien à signaler, si ce n’est l’échancrure dont elle est percée en avant, échancrure qui complète la goultière sous-pubienne et la transforme en canal sous-pubien. Partant de la partie postérieure et se dirigeant vers le canal, on aperçoit les vaisseaux et nerf obturateur, le nerf en haut, l'artère au milieu; la veine en bas.

Tandis que rien ne limite en avant la paroi latérale de la loge vésicale, en arrière la paroi postérieure placée transversalement, vient nettement séparer ce qui appartient en avant à la loge vésicale, de ce qui appartient en arrière à la loge rectale. Le péritoine qui forme cette paroï, concave en avant, se relève aux limites de la vessie, pour aller gagner la paroi de l’excavation pelvienne, formant ainsi un cul-de-sac qui prolonge latéralement le cul-de-sac prévésical. |

Faisant une coupe horizontale du bassin, chez un homme, on voit que la paroi antérieure a une forme

concave en arrière; la paroi postérieure, une forme

RTE

CoOncave en avant. Les deux lignes circonscrivent une ellipse, Cont les sommets répondent aux parties latérales du bassin. La même figure se reproduit en arrière, dans la partie rectale. Adossées sur la ligne médiane, ces deux ellipses laissent entre elles, sur leurs parties latérales, deux espaces triangulaires à sommet interne. Ces espaces sont occupés par les vaisseaux, artères et veine iliaque interne, et les branches qui s’en échappent, recouvertes par le péritoine. Le repli péritonéal qui réunit les vaisseaux leur constitue ainsi un véritable méso; et un canal, qu’on peut appeler le canal vasculaire de l’excavation pelvienne.

Chez la femme, la disposition est la même, mais le bord externe du ligament large en venant s’adosser à la paroi latérale du bassin, vient limiter plus nettement encore la loge vésicale et la séparer du

canal vasculaire.

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