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‘ 3, Holl, loco citato, page 263,
saisit en partie le bord latéral et supérieur du bulbe et reste en partie au-dessus de lui. Ce diaphragme ferme la partie du bassin dépourvue de releveur et s’insère à la suite de ce dernier sur la branche ascendante de l'ischion. Pour bien reconnaître la disposition du muscle il faut l'examiner sur une coupe sagittale. Après avoir constaté que le muscle prend insertion sur les branches ischio-pubienne par une lame tendineuse percé d'orifices vascuaires qui n’est autre que le ligamentum transrersum pelyis on verra que de ce tendon partent des fibres musculaires qui enlacent la portion membraneuse. Dans les individus musclés ces faisceaux bien ‘que faisant partie d’un même muscle peuvent être divisés sans artifice en quatre couches séparées par du tissu conjonctif.
La première couche, c'est-à-dire la plus élevée, la plus près du bassin, se caractérise par la direction transversale de ses fibres, elles passent transversalement aussi bien au-dessus qu’au-dessous de la portion membraneuse de l’urèthre, Celles qui passent audessus se continuent avec une série de faisceaux transversaux qui occupent la face antérieure de la prostate. Celles qui sont en arrière remontent pour se continuer sur la face antérieure du rectum avec les fibres longitudinales de cet organe.
La deuxième couche forme une lamelle constituèe par des fibres radiées et circulaires. Les fibres circulaires sont particulièrement développées autour de l’urèthre membraneux et adhérent à sa paroi, c’est un Sphincter.
La troisième couche est très large chez les individus bien musclés. L’arrangement des fibres est différent. Les faisceaux de la partie postérieure ont une direction presque transversale d'un côté à l’autre pendant que les faisceaux de la partie antérieure se portent de dehors et en arrière, en dedans et en avant : ainsi ils courent en avant et croisent l’urèthre: Dans cette couche il ya aussi des faisceaux circulaires qui se confondent en partie avec ceux de la couche précédente et ne peuvent être que difficilement séparés.
La quatrième couche est composée de faisceaux sagittaux : elle ne forme pas une lame, mais une écharpe musculaire naissant des corps caverneux, elle entoure l’urèthre et se perd en arrière dans
le septum périnéal, se confondant là avec les autres muscles. Les faisceaux externes de la couche sagittale ne forment pas une écharpe complète autour de l’urèthre mais seulement un arc musculaire qui éloigné de l’urèthre passe transversilement au-dessus de sa paroi antérieure et supérieure, cette anse est en général peu développée.
Holl fait d’ailleurs remarquer que les diverses parties se déplacent facilement : ce qui explique qu'on puisse donner aux fibres une inclinaison pour ainsi dire quelconque, et se tromper sur leur direction.
Disons en outre que Heale et Rudinger, sans entrer dans autant de détails, admettent une couche musculaire transversale, une oblique et une sagittale.
En condensant ces recherches on voit qu’un certain nombre de points demeurent acquis et que la plupart des opinions se ramènent à celle de Cadiat : il n'y a pas de fibres musculaires loin de l’urèthre le long des bords de l’ogive osseuse : en arrière, les différents feuillets aponévrotiques ne se joignent pas, de sorte que des fibres dépendants du transverse superficiel ont été regardées comme formant profondément en arrière un transverse profond tandis qu’il n’y a là qu’un seul muscle; enfin il y a autour de l’urèthre des fibres, surtout circulaires plus ou moins indépendantes et formant un sphincter surajouté.
Moi-même n’ayant à ma disposition que les procédés de dissection ordinaire, je n’ai pu pénétrer dans l'intimité de la constitution du muscle : mais ce que l’on peut reconnaître par la dissection, et ce qui est je crois le plus important au point de vue chirurgical, c'est que, une fois qu’on a enlevé
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le feuillet inférieur ou superficiel de l’aponévrose moyenne on ne trouve en avant que des parties fibreuses (ligament sous-pubien, ligament transversum pelvis, fig. 0), en arrière, au contraire on trouve un plan d'apparence musculaire qui semble partir de la partie postérieure du ligament transversum pelvis et se porte autour de l’urèthre qu'il déborde largement en arrière. Latéralement on ne trouve pas de fibres musculaires le long des branches ischio- pubiennes, mais uniquement du tissu fibreux.
Le plancher uro-génital est surmonté par le muscle de Wilson en avant et au centre, la prostate en attière et au centre, et latéralement par une couche de graisse plus épaisse en arrière qu’en avant. Cette graisse le sépare du releveur de l’anus. Disons cependant que Holl n’admet pas, mais à tort, cette disposition; pour lui l’aponévrose qui couvre la face supérieure du diaphragme uro-génital et celle qui recouvre la face inférieure du releveur se confonderaient par leurs faces adjacentes en un seul plan. Graisse et releveur appartenant aux deux étages du périnée il nous faut décrire avant d'entreprendre leur étude le périnée postérieur.
Périnée postérieur. — Le périnée postérieur comprend tout l’espace qui s'étend entre le bord postérieur du diaphragme uro-génital, la tubérosité des ischions, les ligaments sacro-sciatiques et le coccyx. Il est masqué en partie en arrière par la saillie des muscles fessiers.
Après avoir enlevé la peau, le tissu cellulo-