Barkow, loco citato
assez dense, mais plus haut ils sont séparés par un cul-de-sac péritonéal, véritable moyen de glissement pour les deux organes. L'étude de ce cul-desac viendra avec la description du péritoine.
En avant du rectum et des vésicules séminales, la vessie repose sur la prostate à laquelle elle adhère intimement et qui lui forme un véritable piédestal : Caudmont (1) le premier a fait remarquer, et le fait a été confirmé parles recherches des auteurs, que la prostate n’a de connexions qu'avec la lèvre postérieure de l’orifice uréthro-vésical et n’en affecte point avec la lèvre antérieure. Caudmont a basé sur ce fait une théorie de la miction. D'après lui, dans cet acte la lèvre antérieure seule se porte en avant déga-
geant l’orifice vésical qu’elle masquait en le recouvrant.
Chez la femme, les rapports intrinsèques de la vessie sont assez différents.
L'artère ombilicale existe comme chez l’homme et avec la même disposition. Le canal déférent est remplacé par le Zligament rond. Partant de l’anneau inguinal interne, le ligament rond gagne la partie latérale de l’excavation, maïs au lieu de descendre vers le plancher pelvien, comme le canal déférent, il occupe sur la paroi latérale du bassin une situation plus élevée. Il atteint le bord et la face antérieure de l'utérus immédiatement au-dessous de l'angle.
1. Caudmont. Bulletin de la Société analomique de Paris, 1864. T. 29, page 268. g
Quant à l'uretère, la présence de l’appareil de la gestation vient modifie: notablement ses rapports. Dans la première partie de son trajet pelvien, l’uretère est placé derrière le ligament large. Il descend ensuite dans son bord externe, puis se dégage à quelque distance du plancher pelvien, du bord inférieur du ligament pour atteindre la vessie. Dans la dernière partie de son trajet, il entre en rapport avec deux organes vasculaires : l'artère et la veine utérine.
M: Ricard! (1) 4 montré que -Puretoremsengare entre l’artère et la veine. L’artère passe au-dessus de l'uretère en se mettant à cheval sur ce dernier, comme les éléments du cordon sur l’artère épigastrique. Les veines passent sous l’uretère. L’importance des organes avec lesquels l’uretère entre en rapport et la gravité de leur blessure fait qu’on ne saurait songer ici, à aborder l’uretère par la vessie.
En arrière, la vessie n’a que des rapports éloignés avec le rectum. Elle en est séparée par l’utérus en haut et en arrière; le vagin en bas. Cette disposition rend compte de la moindre influence du baïilonnement rectal chez la femme.
Utérus et vessie sont séparés dans leur partie supérieure par le cul-de-sac péritonéal. En bas, les deux organes s’adossent directement, unis seulement par du tissu cellulaire lâche, qui permet de les séparer facilement. Les rapports intimes affectés par l'utérus et la vessie expliquent la rupture de la