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C'est à mon avis une erreur et ce n’est pas ainsi que l'a compris non plus M. Charpy. Les adhérences qui unissent le feuillet postérieur aux différents points que ncus venons de citer sont lâches: on peut libérer facilement avec le doigt, et dans une grande étendue, la face antérieure du feuillet postérieur et inférieur de la loge, et on le voit nettement se prolonger en haut, derrière les arcades de Douglas, latéraiement vers les flancs; en bas dans un certain nombre de cas, vers le plancher pelvien. Et ici, les faits pathologiques mêmes, cités par Charpy dans son mémoire, viennent corroborer la théorie que je soutiens.
Charpy, qui ailleurs invoque comme preuve des faits anatomiques qu’il avance, la manière dont se comportent les suppurations dans cette région, rappelle que les collections rétro-musculaires sont généralement médianes. IL cite deux observations de Labrize et une de Leusser. Pour expliquer ces faits, il est obligé d'émettre une série d’hypothèses. Pour ma part, je ne vois rien d’anormal dans cette disposition, qui pour moi tient simplement à la faible adhérence du feuillet postérieur à la ligne blanche, immédiatement au-dessus du niveau du ligament sus-pubien.
Telle est la disposition de la gaîne, voyons maintenant quelle est la signification du feuillet postérieur et. inférieur. M. Charpy en fait une dépendance du fascia transversalis. M. Pierre Delbet déclare qu’en raison de la confusion qui règne au
point de vue des connexions de ce feuillet, il préfère l’appeler simplement : feuillet postérieur de la gaîne des droits. II ne se prononce pas sur sa nature.
La face profonde de la paroi abdominale antérieure est doublée par un ou plusieurs plans aponévrotiques. Ces plans ont été étudiés et décrits par Cooper, Cloquet, Velpeau. Actuellement, si on veut trouver une bonne description de ces plans, dont fait partie le feuillet postérieur et inférieur de la gaîne des droits, c'est encore au livre de M. Richet qu'il faut se reporter.
Je reproduis ici la description de Richet (1), la chose ne sera peut-être pas inutile, puisqu'on paraît oublier ce qu'il a écrit sur cette ré gion :
« Quand on a enlevé avec le manche arrondi du scalpel la couche fibro-musculaire qui constitue la paroi latérale de l'abdomen, on rencontre un tissu fibreux résistant d’une couleur blanchâtre, qui est formé par deux ordres de fibres, les unes transversales, les autres verticales, parallèles au bord externe du muscie droit, dont elles se rapprochent.
Ces fibres, qui à la partie supérieure de la région, forment un plan assez mince, sans limite précise, puisqu’elles semblent n’être constituées d’abord que par le tissu cellulaire sous-péritonéal épaissi, deviennent de plus en plus serrées et apparentes à mesure qu'elles s’approchent de l'arcade crurale, et là il
1, Richet, Anafomie médico-chirurgicale, page 388.