‹ Anatomie comparée de certains Muscles Sus-HyoïdiensChapitre 18 sur 40 · REPTILES · texte numérisé non relu

REPTILES

SYNONYMIE DES MUSCLES ÉTUDIÉS

1° Transverse jugulaire. — C'est le plus superficiel de ces muscles ; il recouvre la face ventrale du mylo-hyoïdien, du digastrique et du génio-hyoïdien. Dans quelques eas, il s’unit entièrement sur la ligne médiane avec le peaucier, dans les autres cas, ce dernier muscle passe sur sa face ventrale.

SYNONYMIE. — Chez les Crocodiliens, le transverse jugulaire a été généralement confondu avec le mylo-hyoïdien, l'ensemble de ces deux muscles à êté appelé :

Lilermazxillaris et sphincter colli, par HOoFFMANN; — /ntermavillaire par CUVIER ; — Ziwischenhkiefermuskel par MECKEL ; — Mylo-hyoideus, par Srannius ; — Laltissimus colli, par RATHKE.

Chez les Sauriens, sauf chez les Chaméléoniens, il n'existe pas de transverse jugulaire nettement déterminé ; nous considérons la partie antérieure du peaucier que HorFmanN appelle sphincter colli comme représentant le transverse jugulaire. Chez les Chaméléoniens, il existe un transverse jugulaire nettement caractérisé qui a été appelé : mylo-hyoïdeus posterior par HorrManx et MIvarr.

Chez les Ophidiens le transverse jugulaire a reçu les noms de: Atlanto-epislropheo-hyoïdeus par Horrmanx ; — Rüchiwärlszieher des Zungenbeins par D'ALTON.

2° Mylo-hyoïdien. — Ce muscle qui manque chez les Ophidiens est en rapport sur sa face ventrale avec le transverse jugulaire et le digastrique ; et, sur sa face dorsale avec le génio-hyoïdien.

SYNONYMIE. — Chez les Crocodiliens, ce muscle a été réuni par les auteurs avec le transverse jugulaire, nous avons énuméré les noms sous lesquels il a été successivement désignés lorsque nous avons donné la synonymie du transverse jugulaire.

Chez les Chéloniens, ce muscle a été appelé: Zntermaæillaris

(mylo-hyoideus) par HorrMANN ; — Mylo - hyoïdeus par Boranus, OWEN, STANNIUS.

Chez les Sauriens, le mylo-hyoïdien qui a souvent été décrit en même temps que le peaucier a reçu les noms de: Zntermaæillaris par Horrmanx (chez le Caméléon) ; — Mylo-hyoïdeus antérior par Mivarr (chez le Caméléon); — Mylo-hyoïdien par Cuvier; — Mylo-hyoideus par HOFFMANN, STANNIUS ; — Mylo-hyoides et platisma myoïdes par Mivarr; — Platisma myoïides par SANDERS (chez le Ziolepis et le Phrynosome); — Hyomandibulare par SANDERS (chez le Platydactylus) ; — Ziwischenkiefermuskel par MECKEL. |

3° Digastrique.— Ce muscle est en rapport sur sa face ventrale avec le {ransverse jugulaire el le peaucier, sur sa face dorsale avec le mylo-hyoïdien et la muqueuse buccale. Il est souvent plus ou moins intimement uni avec le génio-hyoïdien.

SYNONYMIE. — Chez les Crocodiliens: Maxillo-hyoïdeus par Horr- MANN ; — Géni-cératoïdien par CuvIER (DuMERiL) ; — Hyomawillaris par FiSCHER ; — Hyomandibularis par STANNIUS ; — Hyoglossus par MAYER ; — Mylo-hyoideus postérior par RATHKE.

Chez les Chéloniens, ce muscle a été appelé: Hyo-maæillaris par BoyANUS, OWEN ; — Céralo-maxillaris par HOFFMANN.

Chez les Sauriens, le digastrique a êté confondu avec le géniohyoïdien, l’ensemble de ces deux muscles a été désigné sous les noms de : Génio-hyoïidien par CUvIER ; — Génio-hyoïdeus par HOFFMANN, STANNIUS, SANDERS; — (fénio-hyoïd par MivarT; — Tiefe Vorwärtszieher des Zungenbeins oder Kinnzungenbeinmuskel par

MECKEL ;— Cérato-mandibularis par Horrmanx (chez le Caméléon);

— Mylo-cératoïidien par Cuvier (Duméril) (chez le Caméléon) ; — Seitwärtszieher des Zungenbeins par MECKEI..

Chez les Ophidiens, le digastrique a reçu les noms de: Cervicomandibularis (sphincter colli), par HOFFMANN ; — Cervico mandibularis par Cuvier; — Neuro-mandibularis par OWEN; — Temporalis par von TEUTLEBEN ; — Nackenunter Kiefermuskel par d’ALTON.

pe

49 Grénio-hyoïdien. — Ce muscle est en rapport sur sa face

ventrale avec le mylo-hyoïdien, le transverse jugulaire et le peaucier.

Sur sa face dorsale avec le transverse (quand il existe), le maxillolaryngien, le génio-glosse et la muqueuse buccale,

Synonyme. — Chez les Crocodiliens, ce muscle a été désigné sous les noms de: Maæillo-coracoïdeus par HorFMANN ; — Mylohyoïdeus anterior par Rarnke; — Sterno-mawillien par CUVIER (Duméril) ; — Sterno-maæillare par FISCHER.

Chez les Chéloniens, il a été appelé: génio-hyoïdeus par Horr- MANN, BOJANUS, OWEN.

Chez les Sauriens, ce muscle a été confondu avec le digastrique, nous avons donné sa synonymie à propos de ce dernier muscle.

Chez les Ophidiens: Mylo-hyoideus par HOFFMANX ; — Kieferzungenbeinmuskel par d’ALTON ; — Latissimus ingluviei s. platysma myoides par HÜBNER — Hauthalsmuskel par MEcker.

9° Transverse. — Le transverse est en rapport par sa face ventrale avec le génio-hyoïdien et dorsalement avec la muqueuse buccale, le maxillo laryngien et le génio-glosse.

Ce muscle n’a été décrit par les auteurs que chez les Ophidions. il a été appelé: Zntermaæillaris par HorFMANN ; — Die sich kreuzenden Muskeln des Unterkiefers par d’ALTON.

6° Génio-glosse. — Syxoxymie. — Chez les Crocodiles — Génioglosse par Cuvier — Genio-glossus par HOFFMANN, MAYER, FISCHER ; — Genio-hyoïdeus par RATHKE — Vorwärtszieher der Zunge par MECKEL..

T° Maxillo -laryngien. — Ce muscle n’existe que chez quelques Sauriens et chez les Ophidiens.

SYNONYMIE. — Ce muscle est désigné chez les Ophidiens sous les noms de: Maæillo-laringeus par HOFFMANN ;— Vorwärtszieher des Kehlkopfes par d'ALTON ; — Genio-laryngeus par OWEx.

D A 7e TO

DESCRIPTION DES ESPÈCES

Crocodiliens.

Crocodile vulgaire. — Crocodilus vulgaris, Cuv, Myÿlo-hyoïdien. — Ce muscle présente une disposition qui

rappelle beaucoup celle du mylo-hyoïdien des Oiseaux.

Il consiste en une lame musculaire assez épaisse dont les fibres ont une direction en général transversale; en arrière seulement, elles deviennent obliques en arrière et en dedans, étant parallèles au bord postérieur du muscle. Il s’insère par des fibres charnues sur la face interne du maxillaire inférieur près du rebord alvéolaire, dans les deux tiers antérieurs de la mandibule ; sur la ligne médiane, les fibres s’entrecroisent avec celles du muscle similaire de l’autre côté.

Transverse jugulaire. — En arrière du mylo-hyoïdien existe un muscle, qui, par sa forme, ses insertions et ses rapports, rappelle le transverse jugulaire des Oiseaux. Nous lui conserverons ce nom. Le bord antérieur de ce muscle est à peu près transversal, tandis que le bord postérieur du mylo-hyoïdien est oblique d'avant en arrière et de dehors en dedans; il en résulte que le transverse jugulaire recouvre légèrement le mylo-hyoïdien au niveau de la ligne médiane et que ces deux muscles sont séparés l’un de l’autre par un espace triangulaire sur les parties latérales.

Ce muscle est constitué par des fibres à direction plus ou moins oblique et qui recouvrent à la manière d’un large éventail toute la partie antérieure du cou. En arrière, il se continue par une très forte aponévrose qui recouvre également la région inférieure du cou. Sur la ligne médiane, les fibres musculaires se fixent sur un raphé ; latéralement, elles se terminent sur une aponévrose relativement épaisse qui s’insère sur la face interne du tiers postérieur du maxillaire inférieur, ainsi que sur l’apophyse qui prolonge la mandibule en arrière de son articulation.

À partir de ce niveau, l’aponévrose remonte sur les parties latérale et dorsale du cou et vient même se confondre avec l'aponévrose des muscles dorsaux.

Digastrique. — Ce muscle a été confondu par les auteurs avec le muscle qu'ils ont appelé sterno-maxillaire. Il s’en distingue cependant par une innervation et des rapports différents. La parlie antérieure de ce muscle, en effet, reçoit un filet nerveux du rameau maxillaire inférieur du trijumeau et cette même partie s'engage sur la face ventrale du mylo-hyoïdien, tandis que le sterno-maxillaire est situé sur la face dorsale de ce muscle.

Le digastrique s'étend du tiers du maxillaire inférieur, sur la face interne duquel il s’insère, jusqu’à l’extrémité de la corne postérieure de l’hyoïde, il est appliqué contre la face interne des ptérygoïdiens. Les insertions se font, à ses deux extrémités, par des fibres charnues.

Génio-hyoïdien. — I] s’insère par des fibres charnues sur la face interne du maxillaire inférieur vers la partie moyenne de cet os. Il forme un ruban musculaire qui se dirige d’avant en arrière en se rapprochant un peu de la ligne médiane.

La majorité des fibres de ce muscle passent sur la face ventrale de la corne antérieure de l'appareil hyoïdien sans prendre aucune insertion sur cet appareil et atteignent la ceinture scapulaire où elles s'insèrent sur le bord antérieur de l'os coracoïde. Quelques fibres de ce muscle, cependant, se fixent sur cette corne.

Ici donc, ce muscle présente cette particularité que la plus grande partie de ses fibres passent sur l’appareil hyoïdien sans y prendre insertion, constituant ainsi une bande musculaire unique allant du maxillaire à la ceinture scapulaire, c'est pour cette raison que certains auteurs ont donné le nom de sterno-maxillaire à ce muscle.

Nous croyons que, par suite de l'insertion de quelques fibres sur la corne hyoïdienne, il est logique de diviser cette longue bande musculaire en muscles génio-hyoïdien et sterno-hyoïdien (coraco-hyoïdien), en faisant remarquer que ces deux muscles se confondént en partie au niveau de la corne hyoïdienne..

Génio-glosse. — Les deux génio-glosses naissent en avant, par des fibres charnues, de la face interne du maxillaire inférieur de chaque côté de la symphyse, ils se dirigent ensuite d'avant en arrière en divergeant de plus en plus et en suivant exactement les bords de la langue. Entre eux viennent se placer les muscles hyo-

Por PO VAR TE TU

glosses. Les génio-glosses recouvrent un peu le bord externe de l’hyo-glosseet sont recouverts postérieurement par le génio-hyoïdien. Ces muscles, sur toute leur étendue, fournissent des fibres qui se recourbent vers la région dorsale pour pénétrer dans la langue par la face inférieure de cet organe.

Caiman à museau de Brochet. — Afligator lucius, Cuy.

Les muscles de cet animal sont absolument identiques à ceux du Crocodile vulgaire.

Gavial du Gange.— Gavialis gangeticus, GMEL.

Les muscles du Gavial du Gange sont semblables à ceux des deux espèces que nous venons de décrire ; il n'existe de différences, très profondes, il est vrai, que pour le digastrique et le génio-hyoïdien. Le transverse jugulaire est ici beaucoup plus développé que chez les Crocodiles et les Caïmans et s'étend très loin en arrière sur la face ventrale du cou.

Digastrique. — Ce muscle présente un aspect semblable à celui du génio-hyoïdien du Crocodile, il s'étend, en effet, du maxillaire inférieur à la ceinture scapulaire ; mais par tous ses autres caractères (et se sont les plus importants), il se rapproche entièrement du digastrique de cet être: il passe sur la face ventrale du mylo-hyoïdien et est innervé, dans sa partie antérieure, par un rameau de la branche maxillaire inférieure du trijumeau.

Un des caractères très importants du digastrique du Gavial est d’être divisé en deux ventres par un tendon médian long et arrondi. Le ventre antérieur est très grèle, tandis qu’au contraire le ventre postérieur est excessivement long et fort développé.

Ce muscle ressemble beaucoup ainsi au digastrique de certains Mammifères, l'insertion et l’innervation du ventre postérieur seules différent ; mais il est fort intéressant de constater qu'ici ce muscle est divisé en deux ventres et que le ventre antérieur est innervé par le trijumeau comme chez les Mammifères.

Génio-hyoïdien. — Ce muscle est couché tout entier sur la face dorsale du mylo-hyoïdien, il se dirige obliquement d'avant en

arrière et de dehors en dedans ; il est très grèle ; son insertion antérieure se fait sur la face interne du maxillaire inférieur, tandis que par son extrémité postérieure, il s'attache à l'extrémité même de la corne antérieure de l'appareil hyoïdien. Ce muscle ne se prolonge donc pas comme chez le Crocodile et le Caïman jusqu'à la ceinture scapulaire.

RÉSUMÉ DES CROCODILIENS

Chez tous les Crocodiliens, les muscles que nous étudions, saufle digastrique, sont absolument semblables. Aussi dans ce résumé, ne reviendrons-nous pas sur leurs caractères que nous avons décrits à propos du Crocodile vulgaire. Nous nous bornerons simplement à faire remarquer la très grande ressemblance qui existe entre cette musculature et celle des Oiseaux. Le mylo-hyoïdien et le transverse jugulaire, par exemple, sont absolument identiques; ici, il est vrai que le transverse jugulaire est toujours constitué par une seule couche musculaire, mais comme cela se présente d’ailleurs chez quelques Oiseaux (Pigeons, etc). à

Les Crocodiles ont un digastrique (1) tandis que ce muscle manque chez les Oiseaux, d'autre part le génio-hyoïdien est, ici, différent de ce qu'il est chez ces êtres. Cependant bien qu’au premier abord ces différences semblent assez grandes, il est facile de montrer que la ressemblance de ces muscles est assez considérable.

C’est ainsi que chez le Crocodile vulgaire le génio-hyoïdien s'étend de la mandibule à l'os coracoïde ; mais il est à remarquer qu’en passant au-dessus de la corne hyoïdienne quelques fibres de ce muscle viennent s’y fixer. De sorte que si le génio-hyoïdien se confond plus ou moins avec le coraco-hyoïdien de manière à constituer

(i) Ce muscle a été confondu par les auteurs avec le sterno-maxillaire où tout au moins avec la partie de ce muscle que nous considérons. plus spécialement comme étant un génio-hyoïdien. Le digastrique se différencie cependant du génio-hyoïdien par une innervation différente, il reçoit en avant, en effet, un filet nerveux du rameau maxillaire inférieur du trijumeau au lieu d’être entièrement innervé par le grand hypoglosse comme un génio-hyoïdien ; or, chez les Mammifères, la partie antérieure du digastrique est innervé par le trijumeau. Enfin les rapports de ce faisceau musculaire sont ceux d'un digastrique et non ceux d’un génio-hyoïdien, car il s'engage sur /a face ventrale et non dorsale du mylo-hyoïdien.….

un Slerno-maxillaire, il n’en est pas moins vrai qu'une partie de ce muscle est un génio-hyoïdien proprement dit, puisqu'elle ne s'étend que de la mandibule à la corne hyoïdienne; d'autre part, chez le Gavial du Gange, toutes les fibres du génio-hyoïdien s’attachent sur la corne et aucune ne s’entrecroisent avec celles du sternohyoïdien. Si de ces faits, nous rapprochons ceux qui nous sont fournis par l’étude du digastrique, on voit que chez les Crocodiliens le génio-hyoïdien et le digastrique sont des muscles très rapprochés parallèles entre eux et s’insérant l’un et l’autre, en avant, sur la mandibule et, en arrière, sur la corne hyoïdienne.

D'autre part, chez les Ophidiens et les Sauriens, nous verrons que ces deux muscles sont plus ou moins unis entre eux.

Enfin, chez les Oiseaux le génio-hyoïdien se divise, en avant, en deux faisceaux qui viennent s’insérer sur la mandibule ; l'un deux passe sur la face dorsale du mylo-hyoïdien, c’est le rapport d’un génio-hyoïdien ; l’autre passe sur la face ventrale de ce même muscle, c’est le rapport d’un digastrique. Donc, nous croyons que l’on peut conclure de l’ensemble de ces faits que le faisceau interne du génio-hyoïdien des Oiseaux est l’homologue d’un génio-hyoïdien et le faisceau externe celui d’un digastrique.

En résumé, tandis que chez les Crocodiliens, le génio-hyoïdien et le digastrique sont complètement séparés l’un de l’autre, ces deux muscles sont encore unis entre eux, dans toute leur partie postérieure, chez les Oiseaux.

Nous rappellerons, enfin, la forme tout à fait particulière que

- présente le digastrique du Gavial qui, par son tendon médian, a tout

l'aspect d’un digastrique de Mammifère et dont il ne diffère que par son insertion postérieure.

Chéloniens.

Tortue rayonnée. — Testudo radiata, SuAw.

Mylo-hyoïdien. — Le mylo-hyoïdien s'étend depuis la symphyse de la mâchoire inférieure jusqu’au niveau de articulation postérieure de la mandibule. Il est constitué par des fibres musculaires à direction transversale dans la moitié antérieure et, au contraire, oblique en arrière et en dedans dans l’autre moitié, de

sorte qu'en arrière le muscle se termine en pointe sur la ligne médiane, Il s’insère sur la face interne du maxillaire inférieur, près du bord supérieur. De cette ligne d'insertion, les fibres se dirigent vers la ligne médiane où elle se terminent, en avant, sur un raphé et, en arrière, sur la face inférieure du corps de l’hyoïde, celte dernière insertion se fait également par quelques fibres tendineuses. En avant, le muscle n’atteint pas l'articulation intermaxillaire, à ce niveau, le raphé médian s’élargit de manière à constituer une petite aponévrose triangulaire ; le raphé médian s’élargit également en une pelile aponévrose triangulaire à sa partie postérieure.

Transverse jugulaire. — Chez la Tortue rayonnée, ce muscle n'existe pas, ou du moins il n’y a pas de couche musculaire présentant des insertions semblables à celles qu'offre le transverse jugulaire chez les Oiseaux, les autres Reptiles, etc. Cependant la partie antérieure du muscle peaucier (1) présente un aspect et des rapports qui rappellent beaucoup ceux que présente, en certain cas, le transverse jugulaire ; d'autre part, nous avons dit que, chez les Oiseaux, le transverse jugulaire présente des connexions importantes avec le muscle peaucier. Aussi la partie antérieure du peaucier peut, : jusqu'à un certain point, représenter, ici, le transverse jugulaire des autres Replles ; nous la décrirons très succinctement.

Le peaucier est une lame musculaire moins épaisse vers la région médiane que sur les parties latérales ; il est uniquement constilué par des fibres à direction transversale qui latéralement se terminent sur une aponévrose. Celte aponévrose remonte jusque sur la face dorsale du cou où elle se fixe sur les faces latérales des premières vertèbres cervicales. Tout à fait en avant, ce muscle se comporte d’une façon un peu différente de celle que nous venons de décrire ; après avoir, en effel, tapissé la face externe de l’abaisseur de la mâchoire inférieure, les fibres du peaucier se terminent sur une aponévrose qui s'allache, non sur les vertèbres, mais sur les os du crâne. Sur la face ventrale du cou, les fibrés musculaires du peaucier aboutissent à une aponévrose médiane qui réunit les deux muscles similaires.

(1) SYNONYMIE. — Ce muscle a été appelé : Spkincter colli par HOFFMANN, FÜRBRINGER ; — Zatissimus colli par BOJANUS, OWEN, STANNIUS, RATHKE ; — Jugularis par NVIEDEMANN ; — SYellvertreter mekrerer Halsmuskeln der Säüugethiere par MEGkEL.

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Les fibres les plus antérieures s’insèrent par l'intermédiaire d’une aponévrose sur la partie postérieure du corps de l’os hyoïde, à ce niveau ce muscle est recouvert ventralement par le mylo-hyoïdien, tandis que sur les côtés, ces deux muscles sont séparés l’un de l’autre par un espace libre triangulaire. |

Digastrique. — Ce muscle s'étend sous la forme d’un ruban du lüiers postérieur du maxillaire inférieur, où il s’insère par des fibres charnues, à l'extrémité de la grande corne hyoïdienne. L'insertion du digastrique de la Tortue sur cette corne rappelle un peu l'insertion du génio-hyoïdien des Oiseaux sur la corne de l'os hyoïde; cette lame musculaire s’enroule, en effet, légèrement autour de cet appendice, de façon que le bord interne de celui-ci ne soit pas entouré par le digastrique. Le bord externe du muscle se replie sur la face ventrale de la corne, tandis que le bord interne passe sur la face dorsale. Les fibres musculaires ne s'étendent pas jusqu’à l'extrémité même de la corne.

Ce muscle s’insère sur le maxillaire inférieur au niveau de l’espace triangulaire libre qui existe entre la partie antéricure du peaucier (qui représente le transverse jugulaire) et le mylo-hyoïdien ; les fibresantérieures s'arrêtent près du bord postérieur du mylo-hyoïdien.

Génio-hyoïdien. — Le génio-hyoïdien est une bande musculaire très peu large, contiguë dans toute sa moitié antérieure avec le muscle similaire de l’autre côté ; en arrière, ces deux formations divergent légèrement l’une de l’autre. Il s’insère en avant sur la face interne de l'os dentaire près de la symphyse, par l’intermédiaire-d’une très mince aponévrose. En arrière, il se fixe par des fibres charnues sur la face ventrale de l'appareil hyoïdien.

Génio-glosse. — Ce muscle est très court et assez puissant; il s’insère sur la face interne de l'os dentaire près de la symphyse et ses fibres se recourbent progressivement pour pénétrer dans la langue par la face ventrale de cet organe.

Gymnopode de Java. — Gymnopus Javanicus, DESM.

Les muscles mylo-hyoïdien et peaucier sont semblables aux mêmes muscles de la Tortue rayonnée ; le raphé médian est ici très prononcé

et le mylo-hyoïdien est aponévrotique dans sa partie tout à fait antérieure, près de la symphyse des mandibules.

Digastrique. — Tandis que chez la Tortue rayonnée le digastrique s'arrête au niveau du bord postérieur du mylo-hyoïdien, ici, comme chez les Crocodiles, il s'avance très en avant sur la face ventrale de ce muscle.

Il s'insère sur tout le tiers postérieur du bord inférieur de la mandibule par des fibres charnues ; en arrière, il s'attache de la même facon que chez la Tortue rayonnée sur l'extrémité de la grande corne de l'appareil hyoïdien ; il est à remarquer qu'ici l'extrémité de cette corne est très rapprochée de la base du crâne à laquelle elle est reliée par un très court ligament.

Génio-hyoïdien. — Ce muscle diffère du génio-hyoïdien de la Tortue rayonnée. Chez le Gymnopode de Java, ce muscle est très développé et occupe toute la partiéantérieure dela région, il recouvre complètement l’entoglosse sur lequel il ne prend aucune insertion. En avant, Je génio-hyoïdien est très épais, il diminue progressivement d'épaisseur en se dirigeant en arrière.

Les deux génio-hyoïdiens sont contigus dans leur moitié postérieure; là, ils ne sont séparés que par un raphé médian très développé sur lequel s’insérent les fibres moyennes et postérieures de ces muscles. Les fibres antérieures, au contraire, se fixent sur la face interne de la mandibule tout près de la symphyse.

En arrière, le génio-hyoïdien s’insère par des fibres charnues sur la racine de la grande corne de l'appareil hyoïdien.

Génio-glosse. — Semblable à celui de la Tortue rayonnée.

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