RÉSUMÉ GÉNÉRAL DES BATRACIENS
Nous retrouvons les mêmes muscles avec à peu près les mêmes caractères chez les Anoures et chez les Urodèles. Dans le résumé de chacun de ces groupes, nous avons énuméré ces caractères et nous avons discuté les opinions des différents auteurs ; nous n’y reviendrons pas ici afin de ne pas retomber dans des redites ; nous nous bornerons simplement à signaler les différences que présentent ces muscles chez les uns et chez les autres.
Le mylo-hyoïdien et le transverso-hyoïdien sont à peu près semblables dans ces deux groupes. Chez les Anoures, ces muscles sont unis sur la ligne médiane, tandis que chez les Urodèles, le mylohyoïdien recouvre la face venirale du transverso-hyoïdien. Chez le Pipa, le mylo-hyoïdien rappelle un mylo-hyoïdien de tétard de Grenouille ; chez cet être, il n’y a pas de transverso-hyoïdien.
Chez les Urodèles, existe un muscle que l’on ne rencontre pas chez les Anoures, le transverse jugulaire. Par contre les Urodèles ne possèdent pas, en général, de transverse, tandis que ce muscle est toujours très développé chez les Batraciens anoures.
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Les génio-hyoïdiens sont assez différents dans ces deux ordres. Chez les Urodèles, le génio-hyoïdien forme toujours, de chaque côté, une bandelette longitudinale indivise qui s’insère, en arrière, sur diverses parties de l'appareil hyoïdien, suivant les espèces. Chez les Anoures, au contraire, ce muscle se divise ou a une tendance à se diviser en deux faisceaux distincts ; de sorte, qu’en arrière, il prend toujours son insertion en deux points différents de l'appareil hyoïdien. Le faisceau externe du génio-hyoïdien du Pipa américana ne s'insère pas sur l’hyoïde, mais se termine sur les muqueuses buccale et pharyngé.
Chez les Anoures et chez quelques Urodèles, le génio-hyoïdien se prolonge latéralement jusqu’à la mandibule par une mince aponévrose et en même tempsles deux génio-hyoïdiens sont réunis l’un à l’autre par un feuillet aponévrotique. Il se constitue ainsi une lame mi-musculaire, mi-aponévrotique qui double, à la fois, le mylohyoïdien et la muqueuse buccale.
Chez la Salamandre et le Triton et quelques autres Urodèles, le génio-hyoïdien présente des rapports fort remarquables avec le sterno-hyoïdien. En arrière, le génio-hyoïdien se divise en deux faisceaux dont un se confond avec le sterno-hyoïdien.
Le Génio-glosse présente toujours chez les Anoures (sauf chez le Pipa, où il n’atteint même pas la mandibule) un grand développement. Chez les Urodèles, quand il existe, ce muscle est, au contraire, très faible, très grêle (Salamandre, Triton), mais il manque le plus souvent.