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Transverse. — Ce muscle est fort peu développé. Il consiste en un mince faisceau de fibres transversales fortément appliqué contre la partie antérieure du maxillaire sous lequel il disparaît le plus souvent. Le transverse n'est pas recouvert sur sa face supérieure par la portion dorsale des génio-hyoïdiens qui s’insèrent sur la muqueuse buccale bien en arrière de son bord postérieur ; il est donc compris entre la portion ventrale du génio-hyoïdien et la muqueuse buccale. Cuvier à nié l'existence du transverse chez la Carpe.
Tanche vulgaire. — Tinca vulgaris, Cuv.
Poisson rouge (Cyprin doré de Chine). — Carassius auratus, GÜNTH, L.
Les muscles de ces deux Poissons sont absolument identiques à ceux de la Carpe commune. Le transverse de la Tanche est cependant un peu plus développé ; les faisceaux dorsaux du génio-hyoïdien du Poisson rouge sont par contre excessivement réduits et dans certains cas ne paraissent même pas exister.
Brochet commun.— Æsox lucius, L.
Génio-hyoïdien. — La disposition générale des muscles du Brochet rappelle beaucoup celle des muscles de la Carpe. Les géniohyoïdiens se comportent de la même façon que dans les espèces précédentes et se divisent, par conséquent, en une portion ventrale et une portion dorsale. La portion ventrale forme en avant deux faisceaux d'insertion qui recouvrent à peine le muscle transverse. Ces faisceaux, en effet, presque aussitôt après leur naissance, obliquent fortement en dehors en divergeant, par conséquent, beaucoup l’un de l’autre ; ‘il en résulte la formation d’une aire triangulaire libre entre le bord postérieur du transverse et leurs bords internes. Ces faisceaux sont musculaires sur presque toute leur étendue et s’insèrent chacun par l'intermédiaire d’une aponévrose sur la face interne de la mandibule, à une assez grande distance de l'articulation intermaxiHaire ; cette insertion commence au niveau du bord postérieur du muscle transverse (ce n’est qu'à ce niveau que ce dernier muscle esl légèrement recouvert, sur sa face ventrale, par les faisceaux antérieurs des génio-hyoïdiens).
La portion dorsale est semblable à celle de la Carpe. Il n’existe que deux faisceaux latéraux qui ne se réunissent pas sur la ligne médiane et qui n’atteignent pas le bord postérieur du transverse. Ces deux faisceaux sont ici beaucoup plus développés que chez la Carpe et présentent une assez grande largeur.
Transverse. — Ce muscle ne présente pas de rapports avec le génio-hyoïdien sauf sur une très petite étendue de sa face ventrale. Le transverse est très développé, il est fort épais et s'étend assez loin en arrière. Son insertion, sur la mandibule, ne commence qu’à un demi-centimètre en arrière de l’articulation intermaxillaire.
Merlus commun. — Merluccius vulgaris, FLEM.
Grénio-hyoïdien. — Ce muscle diffère de celui des Poissons que nous avons déjà décrits en ce qu’il ne présente, en avant, que la portion ventrale: car, même abstraction faite des rapports qu'ils présentent avec le mylo-hyoïdien, les faisceaux antérieurs des géniohyoïdiens du Merlus doivent être considérés comme les homologues des faisceaux antérieurs de la portion ventrale des autres Poissons, par suite de leur forme et de leur manière d'être générale.
La masse musculaire unique qui résulte de la fusion des parties postérieures des génio-hyoïdiens, se divise, en avant, en deux gros faisceaux qui se dirigent d’arrière en avant, presque parallèlement à la ligne médiane; ils sont contigus sur presque toute leur longueur. Ces deux faisceaux qui diminuent progressivement de grosseur vers l’avant, sont musculaires sur presque toute leur étendue, ils ne présentent qu'un très court tendon d'insertion qui se fixe sur la face mterne de la mandibule à une très petite distance de l’articulation intermaxillaire.
Transverse. — Ce muscle est excessivement réduit, beaucoup plus encore que chez la Carpe, il est complètement caché sous les maxillaires ; les faisceaux antérieurs du génio-hyoïdien passent sur sa face ventrale.
Anguille vulgaire. — Anguilla vulgaris, C. Br.
La disposition du génio-hyoïdien est semblable à celle de ce muscle chez le Merlus; cependant, les deux génio-hyoïdiens paraissent ici moins intimement unis. Les faisceaux antérieurs sont excessivement courts et s’insèrent par l'intermédiaire d’un tendon très près de l'articulation intermaxillaire.
Il nous a êté impossible de découvrir la présence d'un muscle transverse.
Chez l’Anguille, il existe un muscle spécial à fibres transversales qui s'insère sur les branches de l'appareil hyoïdien et qui s'étend, par conséquent, par dessus la ligne médiane, d’une branche hyoïdienne à l’autre. Bien que ce muscle ne fasse pas partie de ceux que nous étudions, nous le signalons parce que CUvIER croyait que l’on pouvait peut-être le considérer commeun mylo-hyoïdien (1), Nous ne le croyons pas, parce que le mylo-hyoïdien s’insère toujours sur la mandibule, ce qui n’a pas lieu ici; d'autre partle mylo-hyoïdien recouvre toujours le muscle génio-hyoïdien, or, chez l’Anguille, cette formation est située en arrière de l'insertion de ce dernier muscle ; enfin, jamais le mylo-hyoïdien ne réunit deux parties de l'appareil hyoïdien. Moreau dans son « Histoire naturelle des Poissons de la France » croit que c’est une expansion, vers la région médiane, des muscles branchiostèges, ce fait pouvant, dit-il, se produire quand la fente des branchies est très étroite. Nous pensons plutôt que c’est là le muscle homologue du transverso-hyoïdien que l’on rencontre chez les Oiseaux, les Batraciens, les Reptiles et même chez le Cheval, parmi les Mammifères.
Plie franche. — Platessa vulgaris, GOTTS.
Génio-hyoïdien. — Le génio-hyoïdien de la Plie franche est semblable à celui du Merlus ; les faisceaux antérieurs que forme la masse musculaire unique, passent ici aussi sur la face inférieure du muscle transverse. Le génio-hyoïdien est très peu développé; il est très grêle et en même temps très long. Les faisceaux antérieurs
(1) Anatomie comparée de Cuvier.
d'insertion que tournissent les génio-hyoiïdiens ne sont musculaires que sur une très petite longueur, mais chacun se continue, en avant, par un tendon arrondi, excessivement long, mais très ténu. Ces faisceaux sont beaucoup plus longs chez les Pleuronectes que chez tous les autres Poissons. Ces tendons s’insèrent sur la mandibule de chaque côté de l'articulation intermaxillaire. La coupe transversale du génio-hyoïdien de la Plie est triangulaire (le sommet du triangle étant ventral) ; chez les autres Poissons, cette coupe est circulaire ou plus ou moins elliptique.
Il existe, ici, une formation aponévrotique qui, comme nous le verrons, peut avoir au point de vue morphologique une très grande importance: sur la ligne médiane, entre les faisceaux antérieurs des génio-hyoïdiens, se trouve un tractus fibreux se dirigeant d'avant en arrière et qui d’une part se fixe sur la mandibule de chaque côté de l’articulation intermaxillaire et d'autre part sur la muqueuse buccale. Près de son insertion antérieure, ce tractus s’élargit de façon à combler tout l'angle antérieur que forment, en se rejoignant, les deux branches mandibulaires. Ce fait est encore plus net chez le Pleuroneclte mégastome. Cette formation est située un peu dorsalement par rapport aux génio-hyoïdiens.
Transverse. — Ce muscle est semblable au transverse de tous les autres Poissons; quoique peu épais, il est cependant assez développé ; son insertion sur la mandibule commence à une petite distance en arrière de l’articulation intermaxillaire.
Pleuronecte mégastome. — Pleuronectes megastoma, Doxoy.
Le génio-hyoïdien et le transverse sont identiques à ceux de la Plie. Le génio-hyoïdien est cependant, ici, beaucoup plus grêle qu’il ne l’est chez ce Poisson ; les tendons antérieurs d'insertion sont à peine de la grosseur d’un fil.
Sole commune. — Solea vulgaris, QUENS.
La seule différence qu’il y ait à noter entre les muscles de la Sole etceux des autres Pleuronectes que nous avons étudiés, est que