‹ Anatomie comparée de certains Muscles Sus-HyoïdiensChapitre 30 sur 40 · FAME ES · texte numérisé non relu

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. le génio-hyoïdien du côté droit est plus développé que l’autre ; les

tendons antérieurs même présentent un volume différent, le gauche étant toujours Le plus grêle.

Syngnathe aiguille. — Syngnathus acus, L,

Le génio-hyoïdien de la Syngnathe est à peu près semblable à celui du Merlus; c'est-à-dire qu'il ne présente que la portion ventrale. Ce muscle, par suite de la très grande longueur du museau, est très allongé; cet allongement porte presque exclusivement sur la portion moyenne, commune aux deux génio-hyoïdiens, qui est près de quatre fois aussi longue que le muscle entier. Le tiers antérieur de cette portion unique est tendineux, il s’amincit progressivement vers l’avant de manière à ne former qu’un très mince cordon. Celuici se divise, en avant, en deux petits tendons qui viennent s'insérer à une certaine distance en arrière de l’angle antérieur de la mandibule. Ces tendons n'’atteignent même pas le bord postérieur du muscletransverse. É

Le muscle transverse ne présente rien de particulier ; il est assez réduit et n’a aucun rapport avec les muscles génio-hyoïdiens.

Hippocampe moucheté., — Hipypocampus quitulatus, Guy.

Le génio-hyoïdien et le transverse présentent le même aspect et les mêmes rapports que chez la Syngnathe. Le génio-hyoïdien est cependant plus fort, de plus, il est musculaire sur toute son étendue (même les faisceaux antérieurs).

Orphie vulgaire. — Belonce vulgaris, FLEM.

Grénio-hyoïdien. — Par sa disposition ,sinon par ses rapports, le génio-hyoïdien de l’Orphie est semblable à celui du Merlus et des Pleuronectes. Les génio-hyoïdiens naissent, en effet, sur l'appareil hyoïdien et se réunissent ensuite de manière à conslituer une masse musculaire unique qui ne se divise pas en deux portions, ventrale et dorsale.

Les deux faisceaux postérieurs cheminent parallèlement sur un assez long espace sans se fusionner, de sorte que la portion unique

est relativement courte. En avant, cette masse unique se divise en deux courts faisceaux d'insertion qui restent musculaires sur toute leur longueur et qui se fixent sur la face interne de la mandibule, très peu en avant du bord postérieur du transverse. L'insertion se fait à une très grande distance du sommet de la mâchoire, ce qui tient à l'extrême longueur de celle-ci, mais les deux branches, arrivent en contact assez près de cette insertion de la mandibule à partir de laquelle elles sont accolées jusqu'au sommet.

Les rapports des faisceaux antérieurs des génio-hyoïdiens avec le transverse sont assez particuliers. Tandis qu’en effet, chez tous les autres Poissons, ces faisceaux passent sur la face inférieure de ce dernier muscle, ils sont ici situés sur sa face dorsale. Cependant malgré ces rapports, nous considérons cette partie comme l'homologue de la portion ventrale des génio-hyoïdiens de la Truite. Notre manière de voir s’appuie à la fois sur les caractères anatomiques de cette partie, caractères qui sont semblables à ceux de la portion ventrale de la Truite et complètement différents de ceux de la portion dorsale, et aussi sur les faits cmbryologiques que nous décrirons plus loin.

Transverse, — Si ce n’est les rapports particuliers que ce muscle offre avec les génio-hyoïdiens, il ne présente rien de spécial. Le transverse a une forme triangulaire et s'étend, suivant une assez grande longueur, en arrière.

Exocet volant. — Exocetus volitans, L.

Les muscles de l’Exocet sont entièrement semblables à ceux de l'Orphie ; les deux génio-hyoïdiens sont cependant moins séparés l’un de l’autre et le transverse est beaucoup moins étendu (il est vrai que la mandibule ne présente pas ici le grand développement qu'elle a chez l’Orphie).

Coffre transparent. — Ostracion diaphanus, Scan. Baliste armé. — Balistes aculcatus, L.

Dans ces deux espèces, le muscle transverse manque et les géniohyoïdiens ne présentent que de très légères différences. Le géniohyoïdien consiste en une lame musculaire de forme quadrangulaire

qui va du niveau de l'appareil hyoïdien à l'angle antérieur de la mandibule. Cette lame suit la mandibule à laquelle elle est plus ou moins unie par une mince aponévrose. Sur la ligne médiane, elle se réunit au génio-hyoïdien de l’autre côté et constitue avec lui une lame musculaire unique qui se fixe directement par des fibres charnues sur la face interne de la mandibule, sans se diviser antérieurement en faisceaux d'insertion. Les génio-hyoïdiens des Plectognathos diffèrent donc des génio-hyoïdiens de tous les autres Poissons où, ces muscles constituent, par leur réunion, une formation musculaire qui, par son aspect, rappelle un X. L'insertion postérieure diffère aussi un peu de l'insertion postérieure du géniohyoïdien des autres Poissons osseux. Chez ceux-ci, en effet, le génio-hyoïdien s'attache à l’arc hyoïdien ; ici, au contraire, il se fixe sur les rayons branchiostèges. Le rayon interne s'engage sous le génio-hyoïdien sans recevoir de fibres d'insertion ; c’est sur les trois rayons suivants que se fixe le muscle que nous décrivons en fournissant, au niveau de chacun d’eux, un petit faisceau qui s'attache sur le bord externe du rayon.

En arrière, il existe, ici, comme chez l’Anguille et le Callyonyme lyre, une lame musculaire unissant les deux branches hyoïdiennes at qui. a la même signification que chez ces deux espèces.

Chez le Baliste armé, les deux génio-hyoïdiens divergent moins en arrière qu'ils ne le font chez le Coffre; ils sont ainsi plus rapprochés de la ligne médiane : cela tient probablement à ce que le corps des Coffres est beaucoup plus globuleux que celui des Balistes qui est au contraire fortement comprimé. La portion musculaire unique, due à la coalescence des deux génio-hyoïdiens, est plus longue et moins large que chez le Coffre.

Callyonyme lyre.— Callyonymus lyra, L.

Chez le Callyonyme lyre, les deux génio-hyoïdiens sont complètement séparés l’un dé l’autre sur toute leur longueur ; il en résulte que par leur ensemble, ils ne forment plus une masse musculaire rappelant un X, par son aspect, comme cela a lieu chez tous les autres Poissons que nous avons étudiés.

En arrière, chacun de ces muscles s’insère sur l'appareil hyoidien comme chez les autres espèces; l'insertion antérieure par contre est différente. Chez les autres Poissons, en effet, cette insertion se fait sur l’os dentaire, tout près de l'articulation intermaxillaire ; ici, il n’en est plus de même, la partie antérieure des génio-hyoïdiens se recourbe en dehors sans diminuer de largeur et s’insère, par des fibres charnues, sur la face interne de la mandibule, assez loin en arrière de l'articulation intermaxillaire. Cette dernière disposition rappelle ce que nous avons déjà décrit pour le Brochet.

Nous retrouvons ici un muscle unissant les deux branches hyoïdiennes qui présente les mêmes dispositions et les mêmes insertions que celui de l’Anguille.

Mulle surmulet. — Mullus surmuletus, L,

Grénio-hyoïdien. — Les génio-hyoïdiens rappellent ceux du Callyonyme lyre, ils sont, en eflet, séparés l’un de l’autre sur toute leur étendue ; comme chez les autres Poissons, ils prennent naissance, en arrière, sur l'appareil hyoïdien par des fibres charnues, mais,enavant, ils constituent, de chaque côté, un faisceau musculaire distinct qui se retrécit de plus en plus et qui s’insère sur la mandibule un peu en dehors de l'articulation intermandibulaire. Il est probable que les deux génio-hyoïdiens ne se réunissent pas parce que la région médiane est, ici, occupée par une formation particulière. Les deux barbillons, en effet, comme le montre la fig. 5, PI. vi sont attachés à l'os hyoïde dont ils sont une dépendance ; l’appareil hyoïdien fournissant, de chaque côté, chez les Mulles, un rayon osseux qui forme le squelette du barbillon jugulaire.

Transverse. — Ce muscle est très grêle, il est réduit à une très mince bande musculaire située tout à fait en avant, au niveau de l’angle antérieur de la mandibule.

Lis. mt et bi es ds SD 7 |

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