‹ Anatomie comparée de certains Muscles Sus-HyoïdiensChapitre 31 sur 40 · RÉSUMÉ DES POISSONS OSSEUX · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES POISSONS OSSEUX

Génio-hyoïdien. — Chez toutes les espèces, ce muscle s'étend de l'appareil hyoïdien à l'angle antérieur de la mandibule, toujours son insertion a lieu sur l'appareil hyoïdien,saufchez les Plectognathes où il se fixe sur les rayons branchiostèges.

Presque toujours les deux génio-hyoïdiens se réunissent sur la ligne médiane, de manière à constituer un faisceau museulaire unique qui chemine d’arrière en avant; chez tous les Poissons osseux que nous avons étudiés, à l'exception du Callyonyme lyre et du Mulle surmulel, nous avons rencontré la coalescence de ces muscles. En avant, celte formation musculaire unique se divise, le plus souvent, en deux portions, l’une ventrale, l’autre dorsale ; la portion ventrale forme, en avant, deux faisceaux d'insertion qui se fixent ordinairement, par un tendon, sur la face interne dela mandibule, chacun d’un côté de l'articulation inter-maxillaire ; cette portion passe sur la face ventrale du muscle transverse, sauf chez l'Exocet et l'Orphie où, au contraire, elle est en rapport avec la face dorsale de ce muscle. La portion dorsale qui passe toujours sur la face dorsale du transverse n’atleint que bien rarement la mandibule, comme chez le Grondin gris, le Pagre vulgaire, l’Alose commune; ordinairement, elle s’insère sur la muqueuse buccale. Dans quelques cas, ses fibres musculaires dépassent en avant le bord postérieur du transverse (Truites, Muge capiton, Maquereau, Vive, Perche, etc...) Chez d’autres, au contraire, elles n’atteignent pas le transverse (Brochel commun). Chez la Carpe, la Tanche, le Poisson rouge, la portion dorsale est beaucoup moins développée que chez les espèces précédentes et se réduit, de chaque côté, à un très mince filet musculaire. Enfin celte portion manque complètement chez l'Exocet, l'Orphie, le Merlus, l’Anguille, les Pleuronectes, les Lophobranches, les Plectognathes le Callyonyme.

Le génio-hyoïdien nous présente ainsi une complexité croissante, le cas le plus simple étant réprésenté par le Merlus, par exemple, où la portion musculaire unique ne se divise pas en deux portions ; el le cas le plus complexe par le Grondin où les deux portions s'insérent sur la mandibule.

Les rapports du génio-hyoïdien avec le transverse ne sont pas

constants ; presque toujours la portion dorsale passe sur la face ventrale de ce muscle ; chez l'Orphie et l'Exocet, elle passe sur la face dorsale.

Transverse. — Chez tous les Poissons osseux, le transverse présente les mêmes caractères, ses rapports seuls avec le géniohyoïdien peuvent différer suivant les espèces. C'est toujours un tout petit muscle à fibres transversales, sans raphé médian, situé dans l'angle antérieur des mâchoires et qui s’insère sur la face interne de la mandibule.

Ganoïdes.

Esturgeon commun. — Acipenser sturio, L.

Crénio-hyoïdien. — Les génio-hyoïdiens de l'Esturgeon présentent une disposition identique à celle de ces muscles chez les Poissons osseux et particulièrement chez le Merlus, les Pleuronectes, etc. Ces deux muscles constituent, en effet, une portion médiane unique, arrondie qui ne se partage pas, en avant, en deux portions ventrale et dorsale. Elle se divise antérieurement en deux faisceaux d'insertion de forme très aplatie qui divergent beaucoup pour venir s’insérer, par des fibres charnues, sur la face interne du maxillaire inférieur. Les fibres musculaires de ces faisceaux sont disposées en quatre ou cinq groupes parallèles et séparés les uns des autres par des sillons peu profonds. L'insertion sur la mandibule se fait un peu en dehors du sommet antérieur, entre deux petits tubercules cartilagineux.

Transverse. — Ce muscle présente ici une disposition tout à fait particulière que nous n’avons rencontrée chez aucun autre Poisson. I est constitué par deux parties charnues qui ne se rejoignent pas sur la ligne médiane, se terminant chacune à une certaine distance des faisceaux antérieurs des génio-hyoïdiens qui, à ce niveau sont, assez écartés l’un de l’autre. Ces deux lames musculaires ne sont même pas réunies entre elles par une aponévrose.

Chacune des parties du transverse diminue progressivement d'épaisseur depuis son insertion jusqu’à sa terminaison vers la région

ANATOMIE COMPARÉE DE CERTAINS MUSCLES SUS-HYOIDIENS. 155 médiane. Elles sont constituées par des fibres musculaires parallèles entre elles, mais dont la direction forme une courbe légère à concavité antérieure.

Chaque couche musculaire du transverse s'insère, par des fibres charnues, sur la face interne de la mandibule à partir du tubercule externe qui sépare celte insertion de celle du génio-hyoïdien correspondant. L'insertion du transverse s'étend sur la mandibule sur une longueur d'environ un centimètre et demi.

A leur extrémité interne, les fibres de ces lames musculaires se terminent en se fixant soit à la muqueuse buccale, soit aux téguments.

À leur partie postérieure, les deux génio-hyoïdiens sont recouverts par une formation musculaire qui représente ici la partie postérieure du muscle transverse jugulaire des Sélaciens. Ce muscle, chez l'Esturgeon, est formé deux parties intimement unies au niveau de la région médiane, mais neltement séparées vers les parties latérales. Les fibres de ce muscle n’atteignent pas la ligne médiane ; elles s'arrêtent sur une aponévrose qui réunit ainsi les deux muscles similaires. La partie postérieure qui correspond à la portion postérieure du transverse jugulaire des Sélaciens, s’insère sur les pièces operculaires ; l’antérieure qui est l’homologue du deuxième chef de la deuxième portion de ce même muscle, s’insère sur les pièces latérales du crâne.

Chondroptérygiens.

Grande Roussette.— Scyllium canicula, Guy.

De chaque côté du corps, il existe une formation musculaire, à fibres transversales et obliques, qui s'étend depuis la ceinture scapulaire jusqu’à l’angle antérieur de la màchoire, recouvrant ainsi une très grande surface. Au niveau de la ligne médiane, les fibres de ces deux formations se terminent sur un raphé surtout apparent sur la face ventrale, sauf cependant en avant où il disparait presque complètement ; ce raphé s’élargit, en arrière, en une forte aponévrose qui recouvre toute la masse musculaire commune aux muscles sterno-maxillien, sterno-mastoïdien etc. Il contracte en même temps des adhérences plus ou moins grandes avec l'aponé-

vrose de recouvrement du musele sus-jacent, le sterno-maxillien.

Chacune de ces formations comprend plusieurs portions bien distinctes qui s’insèrent latéralement en divers points du squelette (cartilage de Meckel, cartilage palato-carré etc.) Les auteurs ont décrit généralement ces différentes portions comme des. muscles spéciaux ; nous ferons de même, mais tout en faisant remarquer que nous avons ici affaire à une même formation musculaire qui semblerait plutôt s'être clivée en plusieurs chefs d'insertion. Nous les diviserons en trois portions principales :

4°.— La portion la plus superficielle est très allongée, elle se dirige obliquement en dehors, du tiers moyen de la masse musculaire que nous décrivons à l'angle postérieur de la mandibule. Moreau lui donne, chez la Raïe, le nom de Muscle abaisseur du museau.Uhez les Plagiostomes, ce muscle,par suite de ses insertions, peut bien mériter le nom de muscle abaisset? du museau, mais il n’en est plus de même chez la Roussette où il se fixe sur le cartilage de Meckel et sur le cartilage palato-carré, c'est donc iciun adducteur des mâchoires et non plus un abaisseur du museau.

Ce faisceau musculaire prend naissance sur la ligne médiane, dans sa partie antérieure sur le raphé médian et plus eu arrière sur une forte aponévrose d'insertion, commune à la plupart des muscles de la région. À ce niveau, ce muscle entre en connexion très intime avec toutes les autres portions de cette grande formation musculaire. Toutes les fibres de ce muscle convergent ensuite avec une obliquité différente vers l’angle postérieur de la mâchoire. Là, ce muscle diminue beaucoup de largeur et devient arrondi ; il passe en arrière de l'articulation de la mâchoire avec le cartilage palatocarré en s'engageant dans une gouttière constituée par le cartilage de Meckel et la pièce inférieure de l'appareil hyoïdien, le cératohyal. Il s’insère par des fibres tendineuses très résistantes sur le sommet postérieur du cartilage de Meckel, immédiatement audessous de la partie arrondie que présente ce cartilage pour s’articuler avec le cartilage palato-carré. Les fibres les plus externes se fixent au moyen d’une aponévrose sur la face externe des cartilages hyomandibulaire et palato-carré.

&'. — Sur la face dorsale du muscle que nous venons de décrire, se trouve une vaste couche musculaire, peu épaisse, qui s'étend en avant jusqu'au niveau de l'angle postérieur des mâchoires.

En avant, cette couche se poursuit sur une certaine étendue par une mince aponévrose ; la partie tout à fait antérieure (un à deux centimètres environ) de la lame musculaire ainsi que cette aponévrose sont recouvertes ventralement par la troisième portion de la masse musculaire totale, que nous déerirons plus loin. Cette deuxième portion se divise en deux faisceaux distincts d’après ses insertions latérales.

Le chef antérieur, de forme triangulaire, est constitué en avant par des fibres transversales et en arrière par des fibres à direction plus ou moins oblique de dedans en dehors et d’arrière en avant ; vers la région médiane, il diminué beaucoup d'épaisseur et s’unit intimement, suivant son bord postérieur, avec le deuxième chef de cette couche musculaire. Par son côté interne, il se fixe au raphé médian et à l'aponévrose du sterno-maxillien ; par son angle externe, il s’insère sur la partie postérieure de la face externe du cartilage de Meckel et sur la partie supérieure de la face externe du cérato-hyal. L’aponévrose qui prolonge ce feuillet en avant, s’insère également sur la face externe du cartilage de Meckel.

Le chef postérieur prend naissance, en dedans, sur l’aponévrose qui recouvre la partie postérieure du sterno-maxillien. Le long de son bord externe, ce feuillet se fixe sur la face externe du premier sac blanchial et des rayons cartilagineux qui le soutiennent et en avant de ce sac, sur le cartilage hyo-mandibulaire et sur le bord postérieur du cérato-hyal.

3°. — En avant de la portion superficielle (adducteur des mâchoires), avec laquelle elle s’unit très intimementsur la ligne médiane, se trouve une couche musculaire triangulaire, mince êt aplatie qui s'étend en avant, jusqu'à l'articulation des deux cartilages de Meckel. Cetie couche musculaire est uniquement formée de fibres à direction transversale qui s’entrecroisent, en avant, avec celles du muscle similaire de l’autre côté, tandis qu’en arrière, elles se terminent sur le raphé médian qui, à ce niveau, est déjà assez développé. Latéralement, ce feuillet s’insère, par des fibres charnues, sur la face externe du cartilage de Meckel le long du bord inférieur, depuis larticulation antérieure des deux cartilages de Meckel entre eux, jusqu’au niveau de l'articulation de ce cartilage avec le cartilage palato-carré.

Cette couche musculaire est peut-être l’homologue du mylohyoïdien des autres Vertébrés.

Sterno-Maxillien. — Comme le disent Cuvier et Moreau, ce muscle tient lieu de génio-hyoïdien ; il s'étend depuis la ceinture scapulaire jusqu'à l'angle antérieur de la mandibule. Les deux sterno-maxillien sont unis sur toute leur étendue jusqu'à une très petite distance de leur insertion antérieure, constituant ainsi une longue bandelette musculaire de forme quadrangulaire.

I! s’insère, en arrière, à l'intersection tendineuse de la masse commune qui sert d'origine à ce muscle ainsi qu’au sterno-hyoïdien et au coraco-hyoïdien. Cette masse musculaire commune prend naissance en arrière par deux racines postérieures qui s’insérent sur la face ventrale et sur le bord antérieur des cartilages coracoïdes. Chacune d'elles se dirige ensuite très obliquement d’arrière en avant et de dehors en dedans, elles arrivent ainsi en contact sur la ligne médiane. Dans chaque racine postérieure les fibres musculaires se terminent sur une intersection tendineuse située dans un plan perpendiculaire à la direction des fibres ; chacune de ces intersections se dirige obliquement d’arrière en avant et de dedans en dehors. Ces intersections se continuent dorsalement avec une très forte aponévrose qui s'étend jusqu'aux sacs branchiaux-et ventralement avec une aponévrose assez épaisse qui recouvre les racines postérieures et sur laquelle viennent se terminer les fibres postérieures du muscle que nous avons précédemment décrit : c’est sur cette intersection tendineuse que se fixent les sterno-maxilliens.

En avant, le muscle dû à la coalescence des deux sterno-maxilliens se clive en deux faisceaux légèrement aplatis qui restent accolés sur toute leur étendue, ils s’insérent, par des fibres charnues, sur la face inférieure du cartilage de Meckel correspondant, laissant libre entre eux, l'articulation intermandibulaire.

Ici, bien qu'il existe une articulation intermandibulaire très mobile, nous n’avons pas rencontré de #nuscle transverse.

Marteau commun. — Zygœna malleus, Risso.

Comme chez la Grande Rousselte, il existe une vaste formation musculaire qui s'étend depuis le niveau de la ceinture scapulaire jusqu’au sommet antérieur de la mandibule. Mais ce muscle diffère de celui de la Grande Roussette en ce qu'il ne se divise pas en

plusieurs portions et qu'il constitue simplement une couche musculaire absolument indivise. Les fibres musculaires ont une direction transversale, säuf cependant en avanteten arrière où elles présentent une très légère obliquité ; toutes ces fibres se terminent sur un raphé médian qui est beaucoup plus marqué en avant qu’en arrière. Ce muscle diminue progressivement d'épaisseur depuis la partie antérieure jusqu'à la partie postérieure.

Depuis l’articulation intermandibulaire jusqu'à l'articulation de la mandibule avec le palato-carré, ce muscle s’insère sur la face externe du cartilage de Meckel, par des fibres charnues et tout à fait en arrière seulement, sur le bord supérieur de ce même cartilage.

En arrière de l'articulation du cartilage de Meckel avec le palatocarré, les fibres musculaires s’insèrent sur la membrane qui recouvre extérieurement les sacs branchiaux ainsi que sur les rayons qui soutiennent cette membrane. Au niveau de chaque fente branchiale, les fibres musculaires s’écartent, la portion antérieure recouvre la face externe du sac antérieur jusqu’au bord postérieur libre de ce sac, tandis que la portion postérieure s'étend de la même façon sur le sac branchial suivant.

Sterno-maxillien.— Ce muscle est identique à celui dela Grande Roussette.

Raïe ponctuée. — Raïa punctata, Risso.

Comme chez la Grande Roussette et le Marteau commun, il existe, ici aussi, une formation musculaire qui recouvre toule la région que nous étudions mais qui est cependant beaucoup moins étendue qu’elle l’est chez ces Squales ; la troisième portion du muscle de la Roussette n'existe pas chez la Raïe. Ce muscle est constitué par des fibres dont la direction varie avec les différents faisceaux, qui sont plus ou moins uuis entre eux ; toutes les fibres se terminent, vers la région médiane, sur une forte et large aponévrose qui semble se dédoubler pour entourer le muscle sterno-maxillien, et qui en arrière se continue avec une aponévrose d'insertion commune à plusieurs muscles.

La première portion ou portion superficielle de ce muscle rappelle entièrement celle de ce muscle de la Roussette, sauf l'insertion anté-

rieure qui se fait ici vers l'extrémité antérieure du museau, et non sur les cartilages de Meckel, hyomandibulaire et cérato-hyal, comme chez les Squales ; ce muscle mérite donc bien ici le nom de muscle abaisseur du museau, nom que lui a donné MoREAU.

Ce faisceau musculaire prend ici naissance sur l’aponévrose médiane, mais beaucoup plus en arrière que chez la Roussette, audessus de la partie antérieure des racines de la masse commune aux différents muscles sterniens. Ce muscle est très long, assez puissant etlégèrement aplati; il se dirige obliquement en avant de la ligne médiane vers la commissure de la bouche en diminuant progressiment de largeur ; à partir de l'articulation des màchoires, le muscle se continue antérieurement par un tendon très long, mince, plat et étroit (trois millimètres environ). Ce tendon, situé immédiatement au-dessous de la peau, passe en dehors de l’angle de la bouche, et en dehors de la narine et vientse fixer sur l’arc cartilagineux antérieur du museau à trois centunètres environ du rostre ; avant de s’insérer sur cet arc cartilagineux, les fibres tendineuses de ce tendon se dissocient en pinceau.

La deuxième portion, correspondant à celle de la Grande Roussette, est réduite à son chef antérieur seulement. Elle est constituée, en avant, par des fibres à direction transversale dont les antérieures longent le cartilage de Meckel et, en arrière, par des fibres légèrement obliques. Ce muscle a la forme d'un triangle dont le sommet s'engage entre le cartilage de Meckel et la cage branchiale pour venir s’insérer sur le cartilage carré dans la portion de ce cartilage voisine du cartilage de MECKEL.

Sterno-maxillien. — Semblable à celui de la Grande Roussette.

Transverse. — Nous n’avons pas vu de muscle transverse chez les sujets que nous avons étudiés ; cependant Moreau dit qu’ «entre les deux insertions des sterno-maxilliens, se trouve parfois un petit muscle impair, attaché sur l’angle de la mandibule, c’est le #riangulaire du menton». Nous préférerions donner au muscle décrit par MoREaAU le nom de transverse, car il présente le même aspect, Les mêmes rapports et les mêmes insertions que le transverse des Téléostéens, é

+ 7 LÀ à

Torpille marbrée. — Torpedo marmorata, Risso.

La grande formation musculaire ventrale est semblable à celle de la Raie, bien que cependant elle soit un peu plus compliquée que chez ce Poisson ; c'est ainsi que nous retrouvons chez la Torpille le chef postérieur de la troisième portion qui n’existe pas chez la Raïe et que nous avons décrit chez la Grande Roussette.

La première portion du muscle (l’abaisseur du museau) est semblable à celle de la Raie, elle est cependant ici, un peu plus grosse et son tendon antérieur est beaucoup plus court, ce qui tient à ce que le museau de la Torpille est moins proéminent que celui de la Raie. |

La deuxième portion, bien que ne formant qu'une seule couche musculaire absolument indivise, peut être considérée, d’après ses insertions, comme étant constituée par deux chefs différents.La partie antérieure qui posséde les mêmes insertions que ce muscle chez la Raïe (cartilage palato-carré), et la partie postérieure qui se fixe sur la membrane externe et les rayons de soutien des sacs branchiaux.

Sterno-maxillien.— Le sterno-maxillien est semblable à celui de la Raïe et des Squales, il naît également en arrière d’une masse musculaire qui est l’origine de plusieurs muscles (1)et dont les racines postérieures et les aponévroses ont la même disposition que chez la Grande Roussétite. Les deux faisceaux antérieurs d'insertion que forme la bandelette longitudinale due à la coalescence des deux sterno-maxilliens sont ici beaucoup plus divergents que chez les autres Poissons cartilagineux que nous avons étudiés ; ces faisceaux s’insérent même à une distance assez grande de l’articulation intermandibulaire.

Page 1