‹ Anatomie comparée de certains Muscles Sus-HyoïdiensChapitre 33 sur 40 · RÉSUMÉ GÉNÉRAL DES POISSONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ GÉNÉRAL DES POISSONS

Les muscles que nous étudions différent beaucoup entre eux chez les Pneumobranches, les Téléostéens, les Ganoïdes et les Chondroplérygiens. Aussi nous ne nous étendrons pas longuement dans ce résumé général sur les caractères généraux de ces muscles que nous avons donnés en détail dans les résumés particuliers de chacune de ces sous-classes.

Mylo-hyoïdien. — Ce muscle n'existe pas chez les Téléostéens et les Ganoïdes; chez les Pneumobranches, il est très developpé et semblable à celui des Batraciens. Enfin, chez les Squales il existe entre les deux branches de la mandibule une formation musculaire qui se confond, en arrière, avec le transverse jugulaire et que l’on pourrait peut-être considérer comme un mylohyoïdien pour les raisons que nous avons exposées dans le résumé des Poissons cartilagineux.

Transverse jugulaire. — Ce muscle présente un très grand développement chez les Poissons cartilagineux et se divise chez ces êtres en plusieurs faisceaux d'insertion; nous ne reviendrons pas sur cette description afin de ne pas tomber dans des redites. Nous retrouvons ce même muscle chez les Pneumobranches et les Ganoïdes. Chez les Pneumobranches, il est beaucoup moins développé que chez les Poissons cartilagineux ; chez les (anoïdes, il n’atteint même pas la ligne médiane. Il manque chez tous les Téléostéens.

Transverse. — Le transverse se rencontre chez la plupart des Téléostéens ; il manque dans toutes les autres classes. MOREAU

cependant signale, mais comme assez rare, son existence chez la Raie. Lorsqu'il existe, le transverse est toujours un tout petit muscle situé contre l'articulation intermaxillaire.

Génio-hyoïdien et sterno-maxillien. — Il existe un géniohyoïdien, présentant les caractères plus ou moins différents que nous avons indiqués précédemment, chez tous les Téléostéens, ainsi que chez les Ganoïdes. Ce muscle est remplacé par un sternomaxillien chez les Chondroptérygiens et les Pneumobranches. Par leur aspect, les sterno-maxilliens sont, en général, semblables aux génio-hyoïdiens des Téléostéens.

Page 1