PI. II
(4) PI. II, fig. 55, irS.
Il résulte de là, que les renflemens des couches optiques paraissent enchâssés entre les lobes postérieurs en arrière, et les lobes antérieurs en avant. Ce changement dos lobes donne au cerveau un nouvel aspect : on pourrait le comparer à une feuille de trède ( i ).
La partie supérieure de la moelle épinièrc était fermée ; le calamus scriptorius n'était plus apparent (2) ; le cervelet , plus formé que les jours précédens , était complètement réuni sur la ligne médiane; il était composé de six lames distinctes ; la plus antérieure de ces lames s'interposait entre la partie supérieure des tubercules quadrijumeaux, qui s'écartaient légèrement pour la loger (3).
Les lobes optiques ne représentaient plus un ovale régulier, comme les jours précédens ; ils offraient en arrière une légère dépression , pour loger la lame cérébelleuse dont nous venons de parler. En avant , cette dépression était beaucoup plus prononcée (4) , ce qui mettait à découvert les couches optiques , cachées jusqu'à ce moment sous les lobes optiques ; il résultait de cette disposition , que ces lobes semblaient déjetés sur les côtés , tandis que leur partie médiane diminuant de volume, ne se touchait plus que par une très-petite partie de leur superficie ; leur partie pos-
(1) PI. II, fig. 55, n°6, 7, 8 et 9.
(2) PI. II, fig. 55, n" 5.
(5) PI. II, fig. 55, n»6.
(4) PI. II, fig. 55, n' G et 7.
ïS- ANATOMIE COMPARÉE DU CERVEAU,
térieure ne présentait plus les traces de' la divisîoK postérieure (i).
Les couches optiques étaient bien distinctes , pour la première fois (2); on voyait entre elles un sillon léger , premier vestige du troisième ventricule. Leslobes antérieurs avaient également changé de forme (3); les jours précédens, leur partie moyenne était à peine renflée ; la partie postérieure se renfle maintenant , en venant s'adosser , comme nous l'avons déjà dit , à la partie antérieure des lobes postérieurs : leur intérieur est entièrement rempli d'une substance d'un gris rougeâtre; plongés dans l'eau, ils ne surnagent plus comme les jours précédens. Vu latéralement , le lobe antérieur présente une courbe, dont la partie convexe est en haut , et la partie concave est en bas (4). Ce lobe se termine en pointe à la partie antérieure. Les lobes optiques débordent les lobes antérieurs sur les côtés, ce qui ne se remarquait presque pas les jours précédens (5). Considéré à sa base, on remarque à cette époque la partie inférieure de la concavité des l*obes (6) , et de leur terminaison ; en
(i)Pl. II,fig. 55, n°7, etPI. I,fig. 7, n" 7.
(2) PI. I,Gg. 7,n"8.
(3) PI. II,fig. 55,n<'9.
(4) PI. II,fig. 34, n»9.
(5) PI. II, fig. 35, n" 7, et pi. I, fig. 7, n° 7. Cette dernière figure représente l'encéphale du dindon , du dixiènoe au onzième jour de l'incubation.
(6) PI. II, fig. 36, n» 8, 11.
EMBRTO.-X DES OISEAUX. IQ
arrière, on rencontre la jonction des nerfs 0]>tiques ( i) ; derrière ceux-ci , est un corps arrondi , attenant au cerveau par un très-petit pédicule ; c'est la glande pituitaire, et la tige (2). Sur les côtés de ce corps , on voit le prolongement des lobes optiques, ou l'origine des nerfs optiques qui se rendent à la partie inférieure de ces tubercules. Ceux-ci débordent beaucoup la moelle allongée , sont très-déjctés en dehors, et arrondis sur la partie qui correspond à cette face (5). Un sillon assez profond se remai'que entre eux, la partie supérieure de la moelle allongée et le corps pituitaire. Sur la partie médiane, en arrière de ce dernier, et entre les lobes optiques , se trouve la partie supérieure de la moelle allongée, qui correspond au pont de varole ; elle est légèrement bombée à cette époque , et présente deux gouttières bien superficielles, une de chaque côté (4). Entre la partie postérieure des lobes postérieurs et la partie latérale de la moelle allongée , on aperçoit le cervelet , qui déborde par sa partie la plus externe (5).
Moelle épinièrc, renflement inférieur, un millim. trois quarts (6).
(i) PI. Il, fig. 36, n°7.
(2) PI. II, fig. 50, n°6bis.
(5) PI. II, fig. 36, n"9.
(4) PI. II, fig. 36, n"6.
(5) PI. II. fig. 54, n";.
(6) PI. II, fig. 54, 55, 36, n* ».*