‹ Anatomie comparée du cerveau, dans les quatre classes des animaux vertébrés (volume 2)Chapitre 48 sur 109 · LOBBS · texte numérisé non relu

LOBBS

teriniculairc bupérÎGiu.

du cervelet.

ïertébrale.

gestation.

, mètre.

mètre.

mètre.

a mois.

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3 mois.

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4 mois.

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7 mois.

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Après

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1 an.

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100 ans.

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On voit , d'après ce tableau , que le cervelet se développe de la circonférence au centre , et non du centre à la circonférence , comme le pense encore Tiedcmann.

Quoique sous l'influence des iiKimes principes de formation, le cervelet, chez les autres mammifères , présente néanmoins des différences essentielles, relatives au développement différent du processus

supérieur et des ht^inisplières ; chex le cheval , le veau , le mouton et les autres mammifères , nous avons vu que dans le principe, le cervelet se montrait comme chez l'homme, jusqu'au quatrième mois de la vie utérine ; mais à cette époque, la force de raccroissement 8c porte , chez ce dernier , sur les hémisphères , et chez les mammifères elle se dirige sur le processus vermiculaire supérieur ( lobe médian ) ; d'où il résulte que les hémisphères , au lieu de déborder en avant et en arrière l'extrémité postérieure de ce lobe, ne se prolongent pas au contraire autant que lui. Cet effet est déjà sensible chez les singes, plus encore sur les embryons des carnassiers, le chien, le chat, le loup, le lion ; plus encore chez le mouton, le veau, et surtout le cheval, dont le lobe médian est si fort.

II résulte de là que chez tous ces embryons , l'échancrure antérieure et surtout l'échancrure postérieure du cervelet, diminuent dans la même proportion que le décroissement des hémisphères; il en résulte encore que le processus qui, chez l'homme, est logé dans le fond de l'angle rentrant de ces échancrures , s'en dégage de plus en plus , de telle sorte que chez les embryons des ruminans et des rongeurs, aux approches de la naissance, le lobe médian fait en avant et en arrière une saillie très-remarquable.

L'embryon du lapin et celui des didelphes sont curieux à mettre en opposition sous ce rapport avec l'embryon humain ; chez l'embryon du lapin ,

du douzième jour , le cervelet , engagé sous les tubercules quadrijumeaux, comme chez le mouton (i) et le veau (2) , ne s'en dégage que dans le cours du quatorzième au quinzième jour; il déborde alors ces tubercules (5) et devient visible sur la face supérieure de l'encéphale. Il est lisse , sans sillons ni proéminences. Du quinzième au vingtième jour , il prend beaucoup d'accroissement (4) , un sillon se montre et le divise transversalement en deux parties (5) vers le dix-huitième jour; ce sillon persiste jusqu'au vingtième. Un autre sillon , tracé au niveau des tubercules quadrijumeaux, sépaçe également ces deux lobes de la partie latérale et antérieure des hémisphères (6). Le processus vermiculaire supérieur n'est légèrement apparent qu'en arrière (7) ; en avant , il y a à sa place une excavation dans laquelle sont logés les tubercules quadrijumeaux. Pour bien suivre le mouvement de ces tubercules etdu cervelet, il faut considérer l'embryon à cette époque ; à mesure que le lobe médian se développe., l'excavation dans laquelle étaient logés les tubercules , se remplit (8) ;

(1) PI. II, fig. 47, n^Sbis.

(a) PI. II, fig. 49» n" 5.

(5) PI. ÏI,fig. 5o, n°6.

(4) PI. II, fig. 55, n°5.

(5) PI. II, fig. 55, n°4.

(6) PI. II, fig. 55, n"5.

(7) PI. II, fig. 55,11" 11.

(8) PI. II, fig. 55, n"6.

ceux-ci sonl soulevés et chassés en avant par \v lobe médian , qui devient de plus en plus saillant, (lu viiij^lième au vingt-cinquième jour (i); les tubercules sont encore à découvert (2) ; mais du viugt-cinquiémc au trentième jour, ils sont toutà-fait chassés en avant , et recouverts par les lobes cérébraux et le processus supérieur du cervelet (3). Or , au lieu de la saillie que font les hémisphères en arrière chez l'embryon humain , on voit qu'ils n'arrivent pas, chez le lapin, au niveau du processus (4) î on observe au contraire que celui-ci proéminc beaucoup postérieurement (5) , au lieu d'être logé, comme chez l'homme, dans une échancrure profonde.

Chez les embryons des didelphes [di.de Iphisvir giwtVnjfl), le cervelet, après s'être dégagé de dessous les tubercules , se place aussi sur la face supérieure de l'encéphale (6) ; comme chez tous les autres mammifères , il est sans rainures ; plusieurs sillons le divisent plus tard (■;) , les tubercules le cachent en partie (8) ; le lobe médian se prononce ensuite (9) ,

(i) PI. II, fljj. 56, n"5. /

(2) PI. II,fig. 50, n-S.

(3) PI. II,fig. 57, n-'aetS.

(4) PI. II, Gg. 56, 57, n" 5, 5 bis et 2.

(5) PI. II,ng. 56, n»3bis.

(6) PI. I,flg. 22, n<"4. ^

(7) PI. II,fig. 58, n»6c't 8.

(8) PI. II,fig. 58, n"7.

(9) PI. II,fig. 53, n" 2.

ia6 ANATOMIE COMPARÉE DU CERVEAU,

ainsi que le8 hémisphères ( i ) ; les tubercules sont chassés en avant ; mais à la naissance (2) , ils restent à découvert ; comme chez le lapin, le processus supérieur proémine en arrière (5) , et les hémisphères semblent au contraire rentrés en dedans (4).

Tel est le mode de formatioh du cervelet chez les mammifères; on voit qu'il est soumis aux mêmes lois que la moelle épinière ; cette analogie , dans son mode de développement , va nous servir encore â expliquer la formation du quatrième ventricule , qui n'est d'abord que la continuation du canal de la moelle épinière , ainsi qu'on le remarque chez l'embryon humain (5) et chez le lapin (6) , lorsque ce canal ne représente encore qu'une longue gouttière ; mais lorsque les lames de la moelle épinière se sont engrenées en arrière , cette gouttière devient un véritable canal. Il en est de même du quatrième ventricule ; ce n'est qu'une gouttière plus étendue avant l'apparition des lames du cervelet (7) ; mais lorsque les lames latérales de la moelle allongée se redressent (8) , et

(1) PI. Iljfig. 53, n°3.

(a) PI. II»fig. 54, n"G.

(3) PI. II,fig. 54,n°5.

(4) pi.n,flg. 54, n"4.

(5) PI. I , fig. 2a, II" 5 et G.

(6) PI. I, ûg. 20, n" 3 et 3.

(7) PI. I, ftg. 20, 26, n" 2 et G,

(8) PI. I,eg. 52,n«4.

que les feuillets o(';r('J)elleiix paraissent (i) , celte {,'outlière devient très-profonde (2) ; enfin lorsque les feuillets du cervelet , d'abord isolés , se touchent et se réunissent sur la ligne; médiane (3) , cette gouttière est convertie en véritable canal , dont le plafond est formé par le cervelet (4) . Cette voûte vient ainsi fermer par en haut le quatrième ventricule, du troisième au quatrième mois de l'embryon de l'homme , du veau et du cheval , au quatorzième jour de celui du lapin, au vingtième de celui du chat , au vingt-cinquième chez le chien , et dans le deuxième mois chez le cochon et le mouton.

De même que le canal de la moelle épinière , le ventricule est d'abord très-large , à cause du peu d'épaisseur de ses parois ; mais à mesure que des couches successives augmentent leur volume , le ventricule se rétrécit , les lames qui doivent former le calamtis scriptorius se développent (5) ; elles circonscrivent en arrière cette cavité , comme on peut le voir chez le singe (6) , l'homme (7) et le didelphe (8) ; ces lames réunies forment une

(1) PI, I, fig. 52, n° 5.

(2) PI. II, agi 65, n" 4.

(3) PI. I,fig. 74,a"5.

(4) PI. II, Og. 70, 72, n" 1 , 2 et 5.

(5) PI. II,fig. 65, n"5.

(6) PI. II,fig. 74, n"..

(7) PI. II,6g.75,n"2.

(8) PI. II,ûg. 59,n»2.

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