TUBERCULES QUADRI JUMEAUX
loppe que très-long-temps après les lobes optiques (i) ou les tubercules quadri jumeaux (2) : ce principe est constant chez les oiseaux (3) , chez les reptiles (Z| ) , chez les mammifères (5) et l'homme (6) . Comment accorderait-on ce fait général avec i'hypdthèse qu'on propose? En quatrième lieu , les corps géniculés se montrent très-tard chez l'embryon humain ; chez ceux du veau, du cheval , du mouton, du lapin, c'est l'une des dernières parties qui se développent. Les lobes optiques , au contraire, ou ce qu'on présume être chez les oiseaux les corps géniculés , sont les premières qui se forment après la moelle épinière. Comment accorderait-on cette opposition ou cette génération inverse chez les jxjamraifères et les oiseaux ? Enfin , si les lobes optiques des oiseaux étaient les corps géniculés des mammifères , leur commissure devrait être l'analogue de la commissure postérieure des couches optiques : mais cette dernière commissure existe chez tous les oiseaux au-dessous de la partie antérieure de la commissure des lobes optiques (7) ; elle n'a pas pu être méconnue, conséquemment elle n'a pas été déplacée. Haller et Malacarne considéraient la commissure des
(1} PI. I, fig. 5, h" 7.
(2) PI. I, fig. 27, n" 4- •
(3) PI. I, fig. 3, n''7.
(4) PI. I,fig. 9,ir5.
(5) PI. I, fig. i9,n°4.
(6) PI. I, fig. 24,n°4.
(7) PI. ill, fig. 87,11° 5.
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lobes optiques comme une paiiic spéciale des oiseaux, à laquelle ils donnaient le nom de voile médullaire , sans se demander comment la couche optique avait pu être transposée sans entraîner avec elle leurs commissures , et surtout la postérieure. La même objection est applicable à l'opinion de Treviranus. Comment la moitié postérieure de la couche optique se serait-elle portée en arrière en laissant en place la commissure postérieure? Tout est à prouver dans cette hypothèse : la forme , la position , le développement , la structure des lobes optiques, et même leurs rapports. Remarquez , en effet , que si les lobes optiques étaient les corps géniculés des mammifères , la quatrième paire de nerfs naîtrait immédiatement 'v
derrière eux (i) ; le cervelet n'en serait séparé que par cette insertion (2) ; toute la partie moyenne de l'encéphale des oiseaux serait , pour ainsi dire , transposée. Observez aussi que les tubercules quadrijumeaux en totalité , d'après les anciens anatomistes , ou en partie , d'après Treviranus , seraient venus se loger dans l'intérieur des corps géniculés internes ; de plus , la lame transverse des lobes optiques (5) , interposée entre ces prétendus corps géniculés , devrait correspondre à la partie postérieure de la voûte à trois piliers , ses
(i)IM.Ill, fig. 84, ir;.
(2) n. III, fig. 84, û-a. ' (5) VI III, fig. «5,irG.-
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Stries de matière blanche aux cordes de la lyre : ce sont des conséquences qu'il faudrait nécessairement accepter si l'on adoptait cette modification. Or, dans ce cas, les lobes optiques seraient plutôt l'analogue du lobe de l'hypocampe et de la corne d'Ammon , que des corps géniculés. Treviranus, pour éviter cette erreur , a morcelé les tubercules quadrijumeaux : il sait, en effet, que l'un des caractères de ces corps est de former une espèce de voûte sur l'aqueduc de Sylvius : or , dans l'hypothèse des anciens anatomistes, leurs tubercules n'offraient pas ce caractère ; telle me paraît être la raison pour laquelle cet anatomiste célèbre considère la lame transverse des lobes optiques comme une partie détachée des tubercules quadrijumeaux des oiseaux ; telles sont les objections insurmontables que présenterait' cette détermination chez les oiseaux. En voici d'une autre force pour les reptiles. Dans cette classe , les lobes optiques conservent leur position sur la face supérieure de l'encéphale (i) , de même que chez les oiseaux, jusqu'aux sixième (2), huitième (5) et neuvième jours de l'incubation (4). Les reptiles se distinguent donc des oiseaux par l'absence de la lame transverse des lobes optiques (5) ; ils s'en
(1) k V,fig. 119, n"7.
(2) PI. I, fig.-5, n'ô.
(3) PI. II, fig. 33, n* 7.
(4) PI. I,fig. C, n°8.
(5) PI. III, fjg. 84, n«6.
TUBERCLU:» QlADlllJUMKAllX. 2l5c)
distinguent anssi par l'absence des renflemcns sur les côtés de la scissure de Sylvius ( i ) . Il n'y a donc plus de tubercules quadrijumeaux dans celle classe. Treviranus ne s'explique pas à ce sujet, ce fait renversait son hypothèse ; mais il considère les lobes optiques comme les corps géniculés. Cette détermination paraîtra moins vraisemblable «ncore que chez les oiseaux , si l'on fait attention à la formation précoce de ces lobes chez le têtard (2) , à l'apparition tardive de la couche optique (5) , à son peu de développement chez les ophidiens (4) , les lacertiens (5) , les sauriens (6) , les chcloniens (7) , comparé au volume des lobes optiques de l'orvet (8) , des vipères (9) , de la grenouille (10), des crocodiles (11) etdes tortues (12). Enfin, l'auteur abandonnant chez les poissons cetlp détermination , ne voit plus dans les lobes optiques de cette classe la partie postérieure des couches
(1) PI. V, fig i54, n-S.
(2) Pl.I,fig. 9,n»5.
(3] PI. I,fig. i5, n'6.
(4) PI. V, fig. 126, n'6.
(5) PI. V, fig. 100, n" 10
(6) PI. V, fig. Ml, n»8.
(7) PI. V, fig. 121, n° 5.
(8)P1. V,fig. 109, n-S.
Co) PI. V, fig. 126, n-S.
Uo) PI. I,fig. 16, n° a.
(ii)Pl. V,fig. ii5, n'4.
(^a) PI. V, fig. lao, n*5.