‹ Anatomie comparée du cerveau, dans les quatre classes des animaux vertébrésChapitre 28 sur 50 · II · texte numérisé non relu

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.'y'^O CEUVELET.

est formée par la matière grise , sa couleur est celle d'un rouge incarnat, ce qui, comme chez certains reptiles et les poissons , distingue cet organe des tubercules quadri-jumeaux. Cette matiere grise est superposée sur la blanche : de même que dans les deux classes précédentes , cette dernière offre , chez les oiseaux , une disposition remarquable.

Les pédoncules inférieurs du cervelet (i), dont le volume est toujours très-considérable (2) , réunis aux supérieurs (5) , qui , de même que chez les poissons^ descendent de la partie interne des lobes optiques , forment un cône médullaire (4) occupant le centre de toute la hauteur du cervelet des oiseaux. Dececône, partent en avant, en arrière, sur les côtés et en haut , des radiations médullaires aplaties, minces, disposées horizontalement (5), de manière que de leur bord libre elles regardent la périphérie du cervelet , et que de l'autre elles adhèrent aux parois du cône qu'elles constituent par leur réunion. D'après cette disposition, si l'on fait au cervelet des oiseaux une coupe horizontale au niveau de son tiers supérieur, on développe une espèce d'arbre de vie, comme le représente la

(i) PI. III,fig. 85, n" iG.

(2) PI. IVjfij. ioi,n°i5.

(3) PI. III, fig. 83, n» 14 ; fig. 84 /n» 8.

(4) PI. IV, fig. 90, n» 2.

(5) PI. IV, fig. 90, n" 2.

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préparation ; si on incise le cervelet sur sa partie médiane (1) , on divise cet arbre en i\cu\ (2) ; si, au contraire, on coupe le cervelet de manière que la section passe dans le milieu des faces lalcrales , on n'aperçoit ni arbre ni rameaux : on n'en distinjj[ue pas également à la base du cône.

Ce cône, de substance médullaire, est creux (5) ; cette cavité est aussi conique : sa base plonge dans le quatrième ventricule , son sommet correspond au haut du centre du cervelet.

C'est un nouveau ventricule, particulier aux oiseaux, que Malacarne a le premier fait connaître , et dont nous exposerons bientôt le mode de formation. Nous devons remarquer pour le moment que c'est précisément dans le bas de ce veniriculc que se développe le corps ciiiaire du cervelet, qui conséquemment n'existe pas chez les oiseaux. A la place que doit occuper le corps ciiiaire , il y a un vuitle, comme on peut le voir chez le roitelet (4)» l'hirondelle (d) , l'aigle royal (6) , le perroquet (7) et le casorir (8).

Le cervelet des oiseaux est formé prcsqu'en en-

(1) PI. III, flg. 86, iT 2.

(2) PI. IV, fig. 101 , n'3, 4 et 14.

(3) Voyet son ouverture. Pi. IV, fig. 90, n* a.

(4) PI. IV, fig. i„7, n'a.

(5) Pi. IV, ûg. 93, n»a.

(6) PI. IV, fig. loi, n° 3.

(7) PI. III, fig. 86, n'3.

(8) PI. III, fig. 83, n- i5

tier par le lobe médian qui correspond au ver supérieur des mammifères, Ce rapport, qui avait été entrevu par Halitr, fut rejeté par Malacarne, et négligé par les anatomistes qui le suivirent. De là vient que dans cette classe cet organe s'élève souvent, comme nous l'avons vu, au-dessus des hémisphères cérébraux , et il les dépasse d'autant plus que le lobe médian se porte plus en haut. Cependant le lobe médian ne forme pas à lui seul le cervelet des oiseaux , on entrevoit déjà dans cette classe les hémisphères latéraux de cet organe, qui en rendent l'organisation si compliquée chez les mammifères supérieurs.

Ces petits hémisphères se remarquent sur le flanc du demi-cône que présente la face externe du lobe médian , ils sont à peine visibles chez la poule, les canards, les oies, les bernaches, le coq , le roitelet, le serin , le moineau ; mais ils sont trèsprononcés chez les perdrix, les pigeons, l'hirondelle (1) , les oiseaux de proie, la bondrée (2) , l'autruche («3) , le casoar (4) et les cigognes (5). En général, les oiseaux qui s'élèvent et se soutiennent long-temps dans l'air, comme les cigognes, ceux dont les ailes o u les pieds ont une force prod igieuse.

(1) PI. iV,fjg. 106, II' 8.

(2) PI. IV,fig. 89, n» 6.

(3) PL ïV,fig. gS^n-S.

(4) PI. m, fig. 77.n°5.

(5) PI. IV, fig. 99, n-2.

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