‹ Anatomie comparée du cerveau, dans les quatres classes des animaux vertébrés [electronic resource]Chapitre 33 sur 81 · XXX DISCOURS · texte numérisé non relu

XXX DISCOURS

parties exercent les unes sur les autres.

Chez les poissons ),les lobes optiques sont l'élément dominateur.

Les hémisphères cérébraux sont atrophiés.

Le lobule olfactif est très-considérable.

Le cervelet est moyennement développé.

Chez les reptiles , les lobes optiques perdent leur influence.

Le cervelet est presque anéanti. Les hémisphères cérébraux se développent beaucoup comparativement à ce qu'ils sont chez les poissons.

Le lobule olfactif est, à son tour, atro- . phié.

Chez les oiseaux , le cervelet devient la partie dominante.

Les lobes optiques sont affaiblis.

Les hémisphères cérébraux sont accrus.

Les lobules olfactifs sont presque anéantis.

Chez les mammifères , les hémisphères cérébraux deviennent , à leur tour , les organes dominateurs.

Le cervelet continue son développement transversal.

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Les tubercules quadrijumeaux sont réduits à leur minimum d'existence.

Le lobule olfactif éprouve de très-grandes variations.

Très-développé chez ceux où les hémisphères le sont peu, il diminue et disparaît presque complètement, à mesure que l'on s'élève des ruminans aux carnassiers, aux singes et à l'homme.

De ces faits découle la loi du balancement des deux substances qui entrent dans la structure de l'axe cérébro-spinal du système nerveux.

En général plus une partie se développe , plus on voit se multiplier les faisceaux , les radiations etles plexus de lamatièreblanche.

Plus elle s'atrophie , plus on voit diminuer la matière blanche , tandis que la matière grisé augmente.

Si , comme tous les faits portent à le croire, c'est principalement dans la matière blanche que siègent les propriétés du système nerveux, on voit donc que ces propriétés et les fonctions qu'elles concourent à développer seront soumises au même L f

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balancement que les élémens fondamentaux de l'encéphale.

Ainsi , nous verrons les fonctions de la moelle épinière et des tubercules quadrijumeaux qui la répètent dans l'ence'phale , s'accroître et se multiplier des mammifères aux oiseaux , aux reptiles et aux poissons.

Nous verrons les fonctions du cervelet , si importantes chez les mammifères et les oiseaux , se réduire chez les poissons et s'anéantir presque complètement chez les reptiles.

Nous trouverons les fonctions des hémisphères cérébraux réduites à rien chez les poissons , et en nous élevant des reptiles aux oiseaux et aux mammifères r nous verrons se déployer successivement les facultés diverses de ces organes.

Nous trouverons enfin que les facultés peuvent être transportées d'un, élément qui est dominé ^ sur l'élément voisin qui devient dominateur.

Ce sont ces rapports généraux que je me suis efforcé de faire ressortir dans mes recherches physiologiques et pathologiques sur le système nerveux ; c'est particulière-

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ment sous ce point de vue que je me suis rencontré avec notre célèbre physiologiste , M. Magendie.

Ainsi l'anatomie , la physiologie et la pathologie du système nerveux, que je nommerai physiologie naturelle , par opposition avec la physiologie expérimentale , se prêterpnt un mutuel secours , s'éclaireront réciproquement des faits qui leur sont propres , et bientôt, je l'espère 3 ne formeront plus qu'une seule et même science.

La grande question de l'analogie primitive et de la dissemblance permanente de l'encéphale dans les quatre classes des animeaux vertébrés me paraît résolue par ce qui précède. Reste à déterminer maintenant le principe des rapports des élémens du système nerveux.

Les anatomistes pensèrent d'abord que toutes les parties de ce système étaient développées en raison directe les unes des autres. Le principe du développement central des animaux, l'idée que tous les nerfs puisaient leur origine sur l'axe cérébro-

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spinal, les conduisaient nécessairement à ce résultat.

L'observation vint cependant le rectifier. Haller, Scemmering et M. le baron Cuvier firent un pas immense vers la vérité , en établissant que l'encéphale, la moelle épinière et les nerfs crâniens ne partageaient point, chez les mammifères, cette harmonie de développement. On remarqua, au contraire, que la moelle épinière et le cerveau suivaient, dans cette classe, une progression inverse.

Considérée en général , cette proposition est exacte, surtout chez les mammifères. Dans les animaux qui composent cette classe , on voit décroître la moelle épinière, à mesure que le cerveau se développe: dans les trois classes inférieures , on observe aussi que le cerveau s'atrophie en raison du développement de la moelle épinière.

Mais les élémens fondamentaux de Pencéphale étant , chez les animaux vertébrés, dans une variation continuelle de volume , toutes les parties dont cet organe se com-

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pose étant tour à tour dominées et dominantes , selon la classe où on les observe , on voit dès-lors combien de nouvelles inconnues sont introduites dans le problème par ces nombreuses variations.

Une première donnée à acquérir était donc de rechercher sous quelle influence s'opérait ce balancement respectif des élémens du système nerveux. Ce balancement avait-il quelque chose de commun dans toutes les classes ? Suivait-il un ordre régulier? Etait-il assujéti à quelques règles? Quel était cet ordre? Quelles étaient ces règles , si elles existaient? Telles sont les notions dont la connaissance formait les données préliminaires des rapports du système nerveux.

Il est bien vrai , comme l'ont établi Scemmering et M. Cuvier , que la moelle épinière et l'encéphale sont développés en raison inverse l'un de l'autre. Mais tout l'encéphale ne partage point ce rapport.

Certaines parties sont développées en raison directe , d'autres en raison inverse de la moelle épinière. Pour avoir des no-

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