‹ Anatomie comparée du cerveau (volume 2)Chapitre 16 sur 59 · PL XVI, %. 295, A · texte numérisé non relu

PL XVI, %. 295, A

(4) PL XVî, ûg. 5oo, A.

(5) PL XTII,fig. 24;, n° i.

(6) PL VII, fig. i55, n» 1, et i58, u' 6.

(7) PL VII,fig. 161, A.

(8) PL VII, âg. 168, A.

(9) PL VII, fig. 174,1^2.

(10) PL VII, fig. 177, n" 1.

(11) PL VII,fig. 179, n°i.

(12) PL VII, fig. i85, B, B.

(i5) PL VII, fig. 181, n" 1.

(i4) PL VII, fig. i85, n" 1.

(i5) PL VI, fig. i58, n" 1.

(16) PL XII, fig 223, n° ï et 2

(17) PL V,fig. 109, n° 1.

(18) PL V, fig. 110, n" 5.

(•9) PL V, fig. 1.4, n"5.

1 5(:> MOKLLE ETINIEPE.

la vipère de Fontainebleau (i) , la vipère à raies parallèles (2) , le caïman (5) , la grenouille (4) , la tortue franche (5) , la poule (6) , le casoar (7) , le perroquet (8) , la bondrée commune (9) , l'aigle (lo), Is raton (ii), la marmotte {12), le phoque (i5), l'agouti (t4) , le mandrill {i5) , le coati (16), la taupe (17), le lion (iB), le castor (19) et l'homme (20).

Il n'y a donc et il ne peut y avoir que deux sillons fondamentaux sur la surface de la moelle épinière; leur formation est aussi inévitable que

(i)Pl. V,fig. i52,n°i.

(2) PI. V, fig. i55, n" 1 et 2.

(5) PL y, û^. i55, n*' 1 et 2.

(4)P1. I,ng. j6, ii°i.

(5) PI. Y, fij,^ 119, ir 1 et 2.

(6) PI. III,fig-. 87 , n" 1 et 2.

(7) PI. III,^l^^ 85, n°i et 2.

(8) PI. m, fig-. 84, n° 1.

(9) PI. IV, ng. ociri.

(10) PI. IV, fig. 101 , n-^ 1.

(11) PI. VIII, fig. 201, n" I et 3.

(12) PI. IX, fjg. 207, A.

05) PL IX, fig. 209, A.

;!/.) PL IX, fig. 213; A.

(i5) PL XII, fig. 241, n" 1.

(lO) PL Xn,fig. 242, n" 1.

(17) PL XIV, fig. 255, A.

(18} PL XIV, fig. 264, n" 1.

(19) Pl' XIV, fig. 2G5, n" 1.

(ao) PL XHI. fig. 24 f>, n'^ 1 et 2,

celle des sutures qui unissent les os du crâne entre eux; mais, de même que celles-ci, ces sillons s*effacent plus ou moins chez les animaux adultes, et de là vient la dissidence des opinions émises à ce sujet. Il serait toutefois difficile de concevoir commentVésale,Piccoluomini, Laurent, Bauhin et Spigel, ont nié leur existence, si Ton ne savait que ces anatomistes considéraient la moelle épinière comme un cordon unique.

Haller, Huber et Frotscher, n'ont admis que le sillon antérieur, parce qu'il est, en effet , plus apparent que le postérieur chez l'homme , les singes et quelques autres mammifères; mais sur beaucoup d'autres, tels que le cheval, le coati, le raton, le postérieur est aussi sensible que l'antérieur , et chez beaucoup de rats , chez la taupe, chez le lièvre et le lapin, le postérieur est plus prononcé que l'antérieur.

Chez les oiseaux , le sillon antérieur est constamment plus prononcé que le postérieur, qui même ne devient sensible que par l'effet de la macération, excepté toutefois à la région sacrée, sur laquelle l'écartement des lames postérieures produit un hiatus (i) , plus ou moins ouvert , selon la prédominance ou la faiblesse des extrémités^ postérieures, hiatus constant chez tous les oiseaux, et qui est le caractère classique de leur moelle épinière.

(i) PI. H, fig. ^5, n» 2.

l58 MOELLE ÉPINIÈRE.

Chez les reptiles, la profondeur des deux sillons est égale en avant et en arrière ; les lames postérieures de la moelle épinière sont écartées en haut de la région cervicale (i) , comme elles le sont en bas chez les oiseaux : le catamus scriptorius est alors beaucoup plus distendu chez les reptiles 5 à cause de cette circonstance , comme on l'observe chez la grenouille (2) et la tortue franche (3).

Chez les poissons cartilagineux , l'antérieur est plus prononcé que le postérieur ; chez les osseux , au contraire, le postérieur est plus profond que l'antérieur. Ces derniers répètent, sous ce rapport , les embryons des mammifères jusqu'au commencement du dernier tiers de leur formation ; souvent même les cordons postérieurs sont écartés sur divers points de leur étendue, de manière à former une ouverture qui pénètre en forme de scissure dans le canal épinien. On remarque narticulièrementcet effet chez la morue, le congre, la (anche et la perche.

Chez tous les vertébrés , les derniers ramuscules des artères spinales antérieures et postérieures pénètrent dans les interstices de ces sillons; cette disposition si manifeste chez les jeunes embryons , est d'autant plus sensible chez les

(i)Pl. I, ûg. i6,n-i.

(2) PI. I, fig. i2,n° I.

(3) PI. V,fig. 119, n<'2.

animaux adultes , que les sillons sont eux-mêmes plus apparens.

En outre de ces deux sillons fondamentaux, il existe d'autres rainures sur les côtés de chaque cordon , rainures dont l'existence est plus contestée encore que celle du sillon postérieur, parce qu'elles disparaissent en grande partie chez les animaux adultes. De ce nombre sont les rainures que l'on a nommées sillon latéral antérieur ^^ sillon latéral postérieur. Pour les apercevoir , il faut se reporter, chez les embryons , à l'époque où les huit cordons sont apparens dans la moelle épinière , ou chez les poissons osseux, qui répètent ces embryons, comme déjà nous l'avons observé : on voit alors une rainure interposée entre le cordon antérieur (1) et l'antérieur latéral (2) de la moelle épinière, et ime semblable dépression longitudinale entre le cordon postérieur médian (3) et le cordon latéral postérieur (4). On peut voir la terminaison de ces deux sillons chez la morue (5) , les trigles (6) , le turbot (7) et le congre (8). Chez les oiseaux et les reptiles on n'en aperçoit aucune

(1) PI. VII, fig. 162, B.

{2) PI. Vlï,âg. 162, A.

(5) PI. VII, 6g. !74, n''2, (4)Pl. VII,fig. 1^4, n-7.

(5) PI. Vn, fig. 162 et 161.

(6) PI. VII, fig. i56et 157.

(7) PI. VII, fig. 174 et 176.

(8) PI. I, fig. i8.

l60 MOELLE ÉPINIÈRE.

trace , et chez les mammifères adultes on ne la met à découvert dans la région cervicale qu'après une macération plus ou moins longue dans un liquide préparé. Le postérieur se découvre plus facilement que l'antérieur, et l'un et l'autre, autant que je l'ai pu juger chez les embryons et les poissons osseux , correspondent à l'insertion des branches antérieures et postérieures des nerfs spinaux.

En général, chaque moitié de cordon de la moelle épinière est plus épaisse en avant (i) et en arrière {2) que sur sa partie moyenne (5). Il résulte de cette disposition une dépression sur le côté de chaque cordon, dépression que beaucoup d'anatomistes ont désignée sous le nom de sillon latéral de la moelle épinière. Cette différence d'épaisseur du cordon provient de ce que la matière blanche est plus épaisse en avant et en arrière qu'au milieu ; et elle n'est pas compensée totalement par la disposition de la matière grise, qui est, au contraire , en sens inverse de la blanche , plus épaisse au milieu, et plus mince en avant et en arrière.

Pour bien saisir ces faits , il faut , chez les< mammifères , ouvrir la moelle épinière par le sillon postérieur, et renverser à droite et à gauche

(1) FI. IX, fig. 2o5, n° I.

(2) PI. IX , fig. 2o5, n" 2.

(5) PI. IX, fig. 2o5,nT>.

MOELLE EPINIERE. l6l

lies deux lames. On voit , alors d'une part , la différence d épaisseur que nous venons d'indiquer, et on remarque, de plus, quel'épaisseur s'étend plus loin sur la moitié antérieure que sur la postérieure ; ce qui fait que la dépression latérale n'occupe pas le milieu du cotdon , mais se déjette un peu plus en arrière qu'en avant.

On remarque toujours encore, chez les mammifères, que cette différence d'épaisseur va en diminuant de la région cervicale à la région dorsale , au milieu de laquelle elle disparaît presque complètement ; ce qui fait, d'une part, que la moelle épinière est plus aplatie à la partie supérieure qu'à l'inférieure , et de l'autre , que la dépression latérale n'est sensible que sur la région cervicale et sur une très-petite partie de la région pectorale. On ne la voit plus dans les deux tiers de la région dorsale , ni dans la partie lombaire , ni dans la région caudale.

Dans les trois classes inférieures , la matière blanche de la moelle épinière allant toujours en croissant, la partie moyenne du cordon latéral devient plus épaisse , la dépression latérale disparaît; ce qui fait que chez les oiseaux, les reptiles et les poissons , la moelle épinière est sans gouttière latérale, comme le sont les trois quarts inférieurs de cet organe chez les mammifères.

Laurent, Bauhin , G. Bartholin ,Blaes, Willis , Malpighi , Vieussens , s'expriment si clairement sur la naUuc fibreuse de la moelle épinière , et

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