‹ Anatomie comparée du cerveau (volume 2)Chapitre 27 sur 59 · PI. V · texte numérisé non relu

PI. V

(2) PI. VI et VII.

(5) PI. I,fig. 5, 6 et 7.

(4) PI. ï, fîg. 1» et 14.

S^/j. TUBERCULES QUADRÏJUMEAUX.

les formes encéphaliques du poisson > puis du reptile, puis des mammifères inférieurs (i) , avant d'arrêter définitivement celles qui doivent le caractériser. Les embryons donnent donc l'explication des formes permanentes de l'encéphale des quatre classes, puisqu'elles sont la répétition les unes des autres.

Cela posé, considérons les rapports des tubercules quadrijumeaux avec les parties que nous avons déjà examinées. Piemarquons auparavant que jamais on n'a essayé de le faire , par la raison qu'ils étaient méconnus dans les trois classes inférieures, et qu'il est impossible de les assigner en adoptant l'une ou l'autre des suppositions que Ion a émises à leur sujet.

Ouvrons ces rapports par un résultat général qui nous soit déjà connu. ]Nous avons vu que plus les embryons sont jeunes , jolus la moelle épinière , plus les tubercules quadrijumeaux sont développés : ce fait prouve donc que les tubercules quadrijumeaux et la moelle épinière sont dans les mêmes conditions d'existence. Or , si les animaux permanens répètent les embryons, ce rapport doit donc être chez les premiers comme chez les derniers ; le raisonnement l'indique, et cette fois encore l'observation directe confirme le raisonnement.

Dans toutes les classes , en effet, le volume dos tubercules quadrijumeaux suit celui de la moelle

(i) PI. letll.

TUBERCULES QUADRIJUMEAUX. 5^5

épinière : on voit ce rapport chez les poissons osseux (i) et cartilagineux (2) , chez les reptiles (5), les oiseaux (4) et les mammifères (5).

L'emhryon humain du deuxième , du troisième et du quatrième mois , ressemble aux familles inférieures des mammifères ; il a une moelle épinière très-forte, des tubercules quadrijumcaux énormes, un cervelet et des hémisphères cérébraux très-grêles. L'embryon du lapin du douzième au quinzième jour est surtout remarquable sous ce double rapport (6).

Les microcéphales sont dans le même cas; ils ont une moelle épinière et des tubercules quadrijumcaux d'autant plus développés, que le cervelet et les hémisphères cérébraux le sont moins. Tous les idiots sont remarquables par le volume de leur moelle épinière et de leurs tubercules quadrijumeaux.

Les animaux qui ont la moelle épinière la plus grêle, comme le protée , la sirène, la lamproie, ont les tubercules quadri jumeaux les plus déliés ; après eux viennent les anguilliformes , chez les

(i) PI. VII, fig. i63; fig. 169,^76, 188 et 1^0.

(2) PI. VI, fjg. i58, 142, 148 et i5i.

(3) PI. V, fig. 104, 110, n 1 , 114 . 119, 126, 128, iSa, i33 et i35.

(4) PI. III; fig. 78,82,87; pi. IV, fig. 88, 98 et io3.

(5) PL IX, fig. 2o5 et 212; pi. XI, fig. 252; PL XII , iîg 242, 241; pL XV, -fig> 270, 291 et 292,

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