‹ Anatomie comparée du cerveauChapitre 37 sur 63 · PI. IV · texte numérisé non relu

PI. IV

(6) PI. IV, fig. 98, n- II.

(7) PI. IV, fig. 92, n» 6.

(8) PI. IV, fig. 94,11" 6.

(9) PI. IV, fig. io5, n" 10,

270 ANATOMIE COMPARliE DU CEÎIVEAU ,

ce ruban un nouveau faisceau blanchâtre ( 1 ) , formant avec le précédent une figure semblable à celle-ci < ; l'arc inférieur se porte de dehors en dedans, et va rejoindre, sans s'y confondre , l'entrecroisement des nerfs optiques {2). J'ai rencontré ce second ruban chez l'orfraie , la grive , le fou de bassan , l'aigle royal, le perroquet d'Afrique (5) et sur beaucoup d'autres oiseaux. Enfin une troisième disposition plus rare est celle d'un petit arc médullaire rayonnant , dont la convexité est en dedans et la concavité en dehors (4) , s'élevant dans le milieu de l'espace circonscrit par les deux précédons ; j'ai fait représenter cette troisième racine chez la bondrée commune (5)^ je l'ai rencontrée sur beaucoup d'oiseaux de proie , le vautour, le corbeau , etc.

Ce n'est donc pas, comme on l'a dit, la pointe proprement dite des hémisphères cérébraux qui forme les nerfs olfactifs ; les racines de ce nerf sont produites , comme chez les mammifères , par des faisceaux médullaires appliqués à la base des lobes antérieurs ; tantôt il n'y a qu'un seul ruban, comme chez l'autruche (6) ; tantôt deux ,

(1) PI. IV, fig. io5, n" 11, 10 et 17.

(2) PI. IV,fig. io3, n^ 18.

(3) PI. III, fig. 82, n°6.

(4) PI. IV,fig. 88, n-e.

(5) PI. IV,lig.88, n'6et7.

(6) PI. IV,fig.98,n<^io.

NERF DK L OLFACTION. 27 I

comme chez la^igogne (i) , et plus rarement trois, comme chez la bondréc (2).

Mais quel que soit îe nombre de ces faisceaux blanchâtres , ilâ appartiennent toujours à la racine externe du nerf olfactif; la racine interne des mammifères manque constamment chez les oiseaux ; on n'en voit aucun vestige , ni chez le casoar (3), ni chez l'autruche (4) , ni chez la cigogne (5) , ni chez l'hirondelle (6) et le roitelet (7). Je l'ai en vain cherchée chez les poules , les oies , les canards , les faisans , les perdrix 5 les pigeons ; son absence est un fait constant dans toute cette classe.

La racine externe formant un ruban aplati et lisse comme chez l'autruche (8) et la cigogne blanche (9) , ou dentelé à sa partie interne , ainsi qu'on le remarque chez la bondrée (10) et chez plusieurs oiseaux de proie, décrit un arc plus ou moins convexe (11), selon qu'elle se termine plus

(1) PI. IV,fîg. io3, n° i3 et 18.

(2) PI. IV, 6g. 88, n'^ 6 et 7.

(5) PL ni, fî^ 79, n° 11 el 10.

(4) PI. IV, fig. 98, n° 16.

(5) Pi. ÏY, ag. io3, n° 17.

(6) PL IV, ôg.92,n«6.

(7)PLIV,f,g.94,n«6.

(8) PI. IV, fig. 98, n- 10.

(9) PI. IV, fig. io3, n» i3.

(10) PI. IV, fig. 88, n° 7.

(ii)Pl. IV,fig. 88,n»7el9.

2;ii ANATOMIE COMPARl^E DU CERVEAU,

en devant ( i ) ou plus en arrière de la base du lobe (a). La partie antérieure et interne de cette racine se continue presque immédiatement avec le rayonnement excentrique de l'intérieur de l'hémisphère chez certains oiseaux , comme on le voit sur le casoard (5) , et avec l'extrémité antérieure de la lame rayonnante des hémisphères, ainsi que je l'ai représenté chez le perroquet d'Afrique (4). Par ce moyen , ce nerf est en communication directe avec l'épanouissement des pédoncules du cerveau dans l'hémisphère , ainsi que le montre le déplissement de celui-ci chez la bondrée commune (5).

Cette analogie des racines des nerfs olfactifs des oiseaux et des mammifères est surtout importante pour la détermination des parties qui composent les hémisphères cérébraux des oiseaux. L'arc médullaire convexe (6) , qui en constitue la principale, est sans aucun doute l'analogue de la racine externe du nerf olfactif de l'homme, des singes (7) , du phoque (8) et du faisceau blan-

(1) PI. iV, fig. 98, n" 12 et 10.

(2) PI. IV, fig. 100, n° i3.

(3) PI. m, fig. 85, n» 11.

• (4) PI III, fig. 86, .109.

(5) PI. IV, fig. 91, n» 9.

(6) PI. IV, fig. 88, n° 7; fig. 98, n' 10; fig= io3, n' i5; fig. 96, n" 9; fig, 92 , M" 6; fig. 94, 11° G.

(7)ri. VlII.fig. 197,X.

(8) PI. IX, fig. 208, X.

NÏRF DE l'olfaction. 2^3

châtre externe du processus olfactif des mammifères inférieurs (i). Si cela est, nul doute aussi que le sillon où cette racine se termine en arrière (if) ne soit le correspondant de la scissure de Sylvius , chez les mammifères , l'homme , les singes (5), le phoque (4), etc. J'ai déjà indiqué les variétés que présente le lobule olfactif chez les oiseaux; j'ajouterai seulement ici que je n'ai pu découvrir aucune influence de ce lobule sur le développement des hémisphères du cerveau ; il n'en est pas de même chez les mammifères , comme nous le verrons plus bas.

Dans cette dernière classe, le nerf olfactif offre des variétés très -essentielles , dans son volume et ses rapports avec les hémisphères cérébraux. Pour s'en faire une idée juste , et apprécier ees connexions , il faut le considérer d'abord dans ses faisceaux d'insertion , dans le tronc qui résulte de leur union , et dans l'intervalle compris entre ces faisceaux.

Chez les reptiles, on ne voit point de faisceaux distincts sur la base du lobe cérébral (5) ; chez les oiseaux , il n'existe que la bande externe (6), dont nous avons indiqué les variations ;

(i) PI. IX, fig. 2o3, K.

(a) Pi. IV, fig. 98,11^ 12.

(5) PI. Vm,fig. ,94, S.

(4) PI. IX,fîg. 208, S.

(5) PI. V, fig. 122, n* i5.

(6) PI. IV,flg. qS,!!'' 10

chez l'homme , il existe assez fréquemment trois filets filiformes d'insertion; chez le singe (i), le phoque (a) et le plus grand nombre des mammifères (3), il n'en existe que deux (4), un externe (5), l'autre interne (ô) ; chez les mammifères inférieurs , ces faisceaux sont confondus avec le lobe de l'hypocampe (7) , ils semblent faire partie du lobe antérieur (8); chez les cétacés, on n'en trouve plus de vestige (9) , ainsi que l'ont démontré M. le baron Cuvier et M. le professeur Duméril.

La racine externe , peu prononcée chez l'homme , est très-grêle chez les quadrumanes , comme on le remarque chez le drill (10) et le mandrill (11); elle augmente tout-à^coup chez le phoque (12); elle &uit ensuite une progression croissante chez les carnassiers digitigrades , le lion ( 1 3) , la lou-

(1) PI. \ïll,fin: 194, X, Y.

(2) PI. ÏX , fig. 208, X, Y.

(3) PI. XîII.fig. 249, X,Y.

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