‹ Anatomie comparée du cerveauChapitre 38 sur 63 · PI. XIV, % 362, Y · texte numérisé non relu

PI. XIV, % 362, Y

(7) PI. IX, fig. 211, R.

(8) PK IX, fig. 211, E, K.

(9) PI. Xlï, ûg, 254, ^

(10) PI. VIII, 6g. 197, X.

(11) PI. VIII, fig. 194, X.

(12) PI. IX, fig. 208, X.

(i5) PI. XIV, fig. ?66, X.

tre (i), la marte (2) ; chez les plantigrades , l'ours (3) , le raton (4) ; chez les pachydermes, le cheval (5) , le pécari (6) ; chez les ruminans , le chameau (7) , le lama (8) ; et chez les rongeurs , le castor (9) , le porc-épic (10) et le kanguroo ( 1 1 ) . Le faisceau interne ne partage pas la progression directe de l'externe , son volume est soumis à beaucoup de variations : foible chez le drill (13), le mandrill (i3) , il est hors de toute proportion avec l'externe , chez le phoque (14)9 chez le castor (i5) , chez le porc-épic (16) , chez le bouc de la Haute-Egypte (17), chez le cheval (18); il augmente chez certains carnassiers plantigrades et

(1) Pi. X, fîg. 235, X.

(2) PI. XV,Ûg. 290, X.

(5) PL XI, fi^, 23i, X.

(4) PI. vin,fig. 200, X.

(5) PL XV, fig. 275, X.

(6) PL XVI, fig-. 5oo, X.

(7) PI. xni,flg. 249,x.

(8) PL XVÏ, 6g. 295, X.

(9) PL XIV, fig. 258, X.

(10) PL Xm, fig. 25i, X.

(11) PL XVI, fig. 299, X.

(12) PL Vm, fig, 197, Y.

(i5)PL VIII, fig. ,94, Y.

(14) PL IX, fig. 208, Y.

(i5) PL XÏV, fig. 258, Y.

(16) PL XIII, fig. 25i, Y.

(17) PL XIV, fig. 262, Y.

(18) PLX.V,fig. 275, Y.

276 , xiNATOMIE COMPAREE DU CERVEAU,

digitigrades , l'ours (1) , la marte (2) , lé lion (3) ; il devient de nouveau plus grêle chez la loutre (4) et le raton (5).

Relativement au point où ils s'insèrent , ces fais* ceaux offrent une semblable variation.

.L externe correspond toujours à la proéminence latérale du lobe de l'hypocampe , dont il est la continuation en dehors (6) : ce rapport est à peine visible chez l'homme , à cause de l'atrophie du lobe de l'hypocampe, et de la saillie prodigieuse du lobe sphénoïdal ; chez les singes , le premier de ces lobes (7) se dégageant un peu de la partie interne du second (8) , cette insertion du faisceau externe est déjà sensible, comme on peut le remarquer chez le mandrill (9) et le drill (10): chez le phoque , l'affaissement subit du lobe sphénoïdal (11) met à nu le lobe de l'hypocampe (12) et découvre le rapport du faisceau externe du nerf

(1) PI. XI,fig. 25i, Y,

(2) PI. XV, fig. 290, Y.

(5) PI. XIV, fig. 266, Y.

(4) PI. X,fig. 233, Y.

(5) Pi. Yiîljfig. 200, Y.

(6) PL XIII, j5g. 249, H. X.

(7) Pî. Vm, fig. 197, H.

(8) PI. Vni,fig. 19;, D.

(9) PI. VIII, fig. 194, X. H.

(10) PI. VIII, fig. 197, X. H.

(11) PI. IX, fig. Ï08, D.

(12) PI. IX, fig. 208, H.

olfactif avec ce lobe ( i ) ; un sillon assez marqué sépare encore la racine du lobe (2) ; chez le lion (3), la marte (4) , le raton (5) , la loutre (6) , l'ours (7) , le kanguroo géant (8) , on voit de mieux en mieux rimpkmtation de ce faisceau sur la face externe du lobe. Ce rapport devient de plus en plus prononcé chez les pachydermes , le cheval (9) , le pécari (10); chez les ruminans , le lama ( 1 1 ) , le chameau ( 1 2) 5 le bouc de la Haute-Egypte { 1 3) ; chez les rongeurs , le porc-épic ( 1 4) et le castor ( 1 5) : chez ces derniers il paraît être la continuation du lobe de l'hypocampe.

Si ce rapport est exact, on voit de suite qu'à mesvire que le lobe de l'hypocampe se développe et se dé jette en dehors , la branche externe du

(1) PL ïX,fîg. 208, H, X.

(2) PI. IX, fig. 308, R.

(5) PI. XIV,fig. 266, X, H.

(4) PI. XV,fig. 29o,H,X.

(5) PI. VIII, fig. aoo,H, X.

(6) PI. X, fig. 255, H, X.

(7) PI. XI, fig. 25i, X, H.

(8) PI. XVI, fig. 299,X,irî7.

(9) PL XV, fig. 275, H. X.

(10) PL XVI, fig. 5oo, X, 11-17,

(11) PL XVI, fig. 295, X, H.

(12) PL XIII, fig. 249, X, H.

(i5) PL XIV, fig. 262, X, S, H.

(i4) PL XIII, fig. 25i,H,X.

(i5) PL XIV, fig. 258, H, S, X.

nerf olfactif doit suivre son mouvement et se porter en dehors aussi. C'est en effet ce qui existe : à mesure que vous descendez du singe (i) au phoque {2) , aux carnassiers plantigrades (3) , aux digitigrades (4) , aux pachydermes (5) , aux ruminans (6) et aux rongeurs (7), vous voyez cette racine se porter de plus en plus sur la face externe de la base de l'encéphale ; vous voyez l'arc qu'elle décrit s'agrandir de même , en suivant rigoureusement la même progression.

La racine interne suit un autre rapport dans son insertion ; chacun sait qu'elle s'implante chez l'homme à la partie interne de la base du lobe antérieur, un peu au-devant de la jonction des nerfs optiques. Son insertion se fait de la même manière chez les singes (8) , le phoque (9) , les carnassiers (10) , les ruminans (1 1) et les rongeurs (ïs) ; mais à mesure qu'on s'éloigne des pre-

(i)Fi. Vîn,%. 197, X.

(2) PL ÎX, fig. 208, X. K.

(5) PI. XI, fig. 23i,X.

(4) PLXV.fig. 290, X.

(5) Pî. XVÎ, fig. 5oo,X.

(6) PI. XYÏ , fig. 295, X.

(n) Pi. XVI, fig. 258, X.

(8) PI. Vm,fig. 194, Y.

(9) PI. IX, fig. 208, Y.

(10) PI. XV, fig. 290, Y,

(11) PI. Xïïl,fig. 249, Y.

(12) PI. XIV, fig. 258, Y.

miers et qu'on se rapproche des derniers , le point de son implantation s'écarte de la jonction des nerfs optiques , dont la position est en quelque sorte fixe. On peut suivre cet écartement , dont nous allons apprécier bientôt l'effet, chez le mandrill (i) , le drill (2) , le raton (3) , la loutre (4) , la marte (5) , le cheval (6) , le pécari (7)5 le chameau (8) , le lama (9) , le porcépie (10) et le castor (11).

En s'écartant l'un de l'autre pour se rendre à leur point d'insertion , ces deux faisceaux circonscrivent un espace plus ou moins étendu sur la base du lobe antérieur ; cet espace est borné en dehors par le faisceau externe (12); en dedans , par le faisceau interne ( 1 3) ; en arrière , par la jonction des nerfs optiques (i4) et la partie anté-

(1) PI. Vm,fig. 194, Y, n'' 2,

(2) PI. VlII,fig. 199, Y, n^:..

(3) PI. VIII, fig. aoo, Y, n"2.

(4) PL X,0g. 223, Y, n'^2.

(5) PI. XV, fig. 290, Y, n" 2.

(6) PI. XV,âg. 275, Y, n^-a.

(7) PI. XVI, fig. 3oo, Y, n''2.

(8) PI. XIII, fig. 249, Y, n"2.

(9) Pl.XVI,fig. 295, Y, n0 2.

(10) PI. XIII, fig. 25i, Y, n''2

(11) PI. XIV, fig. 258, Y, n''2.

(i2) PI. XIV, fig. 262, X.

(i5) PI. XIV, fig. 262, Y.

(i4) PI. XIV, fig. 262, a" 2.

sSo ANATOMIE COMPARÉE DU CERVEAU,

lieure du lobe de rhyp.ocampe (i); en avant, par la réunion des deux faisceaux du nerf olfactif (3). Je nomme cette partie de la base du lobe antérieur, champ olfactif [o).

Si les rapports que nous avons donnés sur les diverses parties qui bornent le champ olfactif, sont vrais, nous voyons de suite que ce champ devra s'étendre à mesure que la racine externe des nerfs se portera en dehors , et que la racine interne se portera en devant en s'éloignant des nerfs optiques. C'est en effet ce qui est. Ce champ, très -étroit chez l'homme, très -étroit chez les singes, le drill (4) et le mandrill (5) , J^augmente d'étendue chez le phoque (6) ; chez les carnassiers plantigrades, l'ours (7) , le raton (8) ; les digitigrades , le lion (9) , la loutre (10), la marte (11); chez les pachydermes , le cheval ( 12) , le pécari (i5) ; chez les ruminans , le

(1) PI. XIY, fig. 26a, H.

(2) PI. XIV, fig. 262, n" I.

(5) PI. XIV, fig. 2G2, R.

(4) PI. VIII, fig. ï9j,X,ir a.

(5) PI. VIII, ïi^, 194, Y, n°a.

(6) PI. IX, fig. 208, R.

(7) PI. XI, fig, 25i, R.

(8) PI. VIII, fig. 200, R.

(9) PI. XIV, fig. 266, R.

(10) PL X, fig. 235, R.

(u) PI. XV, fig. 390, R.

(12) PL XV, fig. 275, R.

(i5) PI. XTI,fig. 3oo,R.

lama (i), le bouc de la Haute-Egypte (2), le chameau (5) ; et chez les rongeurs, le porcépic (4) et le castor (5). Il manque complètement chez les cétacés (6).

Chez les oiseaux , la racine interne du nerf olfactif n'existant pas, le champ olfactif est circonscrit par la racine externe. L'arc que forme cette racine vient se terminer en devant , à la partie interne du lobe ; il résulte de là que chez les oiseaux le champ olfactif est circonscrit à peu près de la même manière que chez les mammifères , ainsi qu'on le remarque chez la poule , la perdrix , le faisan , le dindon , l'oie , la bernache , le corbeau , Fautruche (7) , la bondrée (8) , l'hirondelle (9) , le roitelet (10) , la cigogne blanche (11).

. Chez les mammifères , le champ olfactif va donc en s'étendant à mesure qu'on descend de l'homme aux rongeurs; cette progression est la même que celle que suivent dans cette classe le développement

(i)Pl.XVI,fig. 295,R,S.

(a) PI. XIV, fig. 262, R.

(5J Pl.Xm, fig. 249,R.

(4) PI. XIIÏ,fig. 25 1, R, n°2.

(5) PI. XïV, fig. 258, R, S.

(6) PI. XII, fig. 254, L, n^2.

(7)P4. IV, fig.98, nM6.

(8) PI. IV, fig. 88 , n° 6 et 7.

(9) PI. IV, fig. 92, n" 6 et 6.

(10) PI. IV, fig. 94, n^5 et 8.

(11) PI. IV, fig. 100, n" 17.

2S2 ANATOMIE COJifAREE DU CERVEAT ,

des fosses nasales et îa projection de la face en avant ; on pourrait en quelque sorte en déterminer l'étendue, d'après les belles recherches de M. le baron Guvier, sur la mesure de l'angle facial.

Les deux racines du nerf olfactif et les trois chez l'homme (1) , forment en se réunissant un tronc unique (2) , situé sur la partie interne de la base du lobe antérieur , et interposé entre le lobe de rhypocampe (3), le champ olfactif (4) et le bulbe olfactif (5). On a nommé ce faisceau, tronc du nerf olfactif chez l'homme; processus olfactif chez les mammifères : je substitue à ces dénominations celle de pédicule du nerf olfactif, parce que seule elle convient à cette partie chez les mammifères , les reptiles et les poissons ; les oiseaux en sont dépourvus , par la raison que nous allons indiquer.

Le pédicule olfactif résultant de la réunion des deux faisceaux d'insertion , on voit que son existence est assujettie à celle de ces deux racines d'implantation. Or nous avons vu que tous les oiseaux sans exception sont dépourvus de la racine interne; ils ne sauraient donc avoir le pédicule olfactif; on n'en aperçoit en effet aucune trace sur la base de l'encéphale des oiseaux. C'est peut-

(i) La troisième racine de l'homaje prend son insertion ur le tiers externe environ du champ olfactif. ^

(2) PI. VIIIp fig. 194, n° i;Pl. IXjfig. 208, n'' 1. (5) PL IX, 6g. 208, H.

(4) PI. IX, fig. 208, R.

(5) PI. IX, fig. 208, E, "^

NERF DE l'olfaction. " s85

être ce qui a induit en erreur les ornithotomisles, et leur a fait croire que le nerf olfactif procédait de la partie antérieure des hémisphères cérébraux.

Quoi qu'il en soit, il résulte de la disposition des faisceaux qui forment ce pédicule chez les mammifères 5 que son volume devra être proportionné à celui de ses racines. Or ces racines ^ suivant d'une manière générale une progression croissante de l'homme aux quadrumanes , aux carnassiers , aux ruminans et aux rongeurs , le pédicule olfactif devra donc suivre le même rapport. Il le suit, en effet , à une exception près.

Ce pédicule filiforme , chez l'homme , chez les singes , le mandrill (i) , le drill (2) , devient d\in volume si considérable chez les carnassiers digitigrades, le lion (5) , la loutre (4) , la marte (5) , surtout chez les plantigrades, le raton (6) , l'o urs (7), qu'on Uii a donné le nom de processus; il accroît encore chez les pachydermes (8) , le cheval (9) , le pécari (10) ; chez les ruminans, le bouc (11), le

(1) PI. VIIÎ,fig. 194, n°i.

(2) PI. VIÎÏ,fig. 197, n° 1.

(3) PI. XIV, fig. 266, n° 1.

(4) PI. X, fîg. 225, n"!.

(5) PI XV, fig. 290, M" 1.

(6) PI. Vîîl, fig. 200, n° 1.

(7) PI. XI,âg. 23i,n''i.,

(8) PI. XV, fig. 275, n" 1.

(9) ff^ià.

(10) PI. XVI,fjg. 5oo, n« 1.

(11) PI. XIV, fig. 262, n" I 1

28zi ANATOMIE COIPARÉE BU CERVEAU,

lama (i), le chameau (2); et chez les rongeurs , le porc-épic (5) et le castor (4). Son développement est donc proportionnel à celui de ses racines, principalement de l'externe. Ce principe trouve dans le phoque une singulière exception. Le pédicule est en effet très-délié chez ce dernier animal (5) , quoique les faisceaux qui le constituent soient très-volumineux (6). Je n'ai pu m'expliquer cette anomalie, que j'ai vérifiée sur quatre phoques.

L'appareil olfactif^, considéré à la base de Tencéphale , se compose donc , dans ces familles de mammifères , de quatre parties distinctes , non compris le lobule olfactif: i"* du pédicule olfactif (7) ; 2" de ses racines interne (8) et externe (9) ; 3** du champ olfactif ( 1 o)'; 4° ^^ lobe de l'hypocampe ( » i ).

Chez les mam mifères inférieurs , toutes ces parties se fondent les unes dans les autres ; les racines,

(1) PI. XVI, fig-. 295, ir 1.

(2) PI. XIII, fig. 249, n° 1.

(3) PI. XIII, %. 25i,n" 1.

(4) PI. XIV, fig. a58, n° 1.

(5) PI. IX,fig. 208, n° 1.

(6) PI. IX,f]g. 208, X, Y.

(7) PI. XVI,fig. 299, in.

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