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(1) Quelques-unes de ces actions ne sont pas purement instinetivés, mais la distinction établie par F.,C. n’en est pas moins très juste. M
(2) ni ie de quelques observations de M, Dusg gald-Steivart » qui tendent à détruir®à l’analogie des phénomènes de l'instinct avec ceux de Lhohlite In-40, Paris, 1825.
DES MAMMIFÈRES. L59 nue Is ignorent qu'ilsrecoivent l'impression des corps antérieurs, qu'ils pensent, qu’ils agissent. »
Is pensent donc, sans toutefois s ’élever : à dés idées abstraites, mais sans le langage, la pensée ne leur serait que d un faible secours. J'ai établi précédemment que les oiseaux ont en elfet un langage qui leur est propre, les mammifères ont aussi le leur. C. G. Leroy (1) s’ exprime ainsi à ce sujet : « Si nous suivons deprès les actions des animaux, NOUS voyons qu'il est impossible qu’ils ne se communiquent pas uñe parie de leurs idées, et qu'ils ne’ le sente par le secours des mots. Ils ne confondent pas entreseux ‘le cri de la frayeur et le cri de l'amour. Si une mére € effrayée pour sa famille n’avait qu” un cri pour l’avertir de ce. qui la menace, on verrait à ce cri là familleffaire toujours les mêmes mouvemens. Mais, tantôt la famille précipite sa fuite, tantôt elle se cache, tantôt elle se présente au combat Puisqu’en nonsÉuen ee de l’ordre donné par la mère, les actiofs des petits sont différentes, il est impossible que le langage ne l'ait pas été. Peut- -on dire que les expressions ne soient pas fort diversifiées entre un mâle etune femelle pendant la durée de leur commerce, puisqu'on remarque clairement entre eux mille mouvemens de différente nature? Empressement.plus ou moins marqué de la part du mâle; réserve mêlée d'agacerie de la part de là femelle; refus dissimulés, émportemens, jalousies, brouilleries, ras cOANENeent Pourrait-on croire que les sons qui accompagnent tous les mouvemens ne sont pas variés comme,les situations qu'ils expriment? é
« Il est vrai que le langage d'action est d'un très grand usage parmi les bêtes, et qu'il est suffisant pour qu'elles se: communiquent la plus grande partie. de leurs émotions. Ce
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(1) Op. cit., p. 84 el'suive :
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langage familier, à ceux qui sentent plus qu’ils ne pensent, fait une impression très prompte, et produit presqu'à l’inr stant la communication des sentimens qu’il exprime, mais il ne peut pas suffire dans toutes les actions combinées des bêtes qui. supposent concert, convention, désignation de lieu, etc. Deux loups qui, pour chasser plus facilement ensemble, se sont partagés leurs rôles, dont l’un est allé attaquer la proie, pendant que l’autre, s’est chargé de l'attendre à un lieu donné pour la pousser avec des forces fiches, n’ont pas pu agir ensemble. avec tant-de concert sans se communiquer leur projet, et il est impossible qu’ils l’aient fait, sans le secours du langage articulé. » |
Les fonctions de lieutenant des chasses de Versailles et de Marly, que remplissaient G. Leroy, l'obligeaient à pratiquer les animaux, et les faits qu’il raconte ne sauraient être mis en doute. Quant à ses déductions, nous devons les examiner, et libres dans notre jugement, les de ou les rejeter, suivant qu'elles nous paraïîtront justes où “erronées. L'autorité de Fréd. Cuvier, celle-de Condillac, celle d’Aristote ne nous arrêteront pas davantage , si mise, en regard des faits, leur opinion n’en est pas une conséquence nécessaire.
En esquissant l'histoire psychique des mammifères, je par- Jerai d’abord de l'intelligence et des instincts des carnivores ; je ne me conformerai donc pas entièrement à l'ordre que j'ai suivi en exposant la conformation de leurs circonvolutions cérébrales. Pour les circonvolutions, le point de départ et celui d'arrivée étaient fixés d'avance ; le premier était caractérisé par le plus faible développement ou même par l’absence des circonvolutions; le second par le développement des circonvolutions le plus rapproché de celui de l’homme. Entre ces deux points, j'ai coordonné les cerveaux de la manière qui n'a paru la plus favorable à leur description.
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La netteté avec laquelle se dessinent les circonvolutions du renard, du loup et du chien, m’a obligé de placer ces animaux à la suite de ceux qui n’ont sur le cerveau que des dépressions plus ou.moins profondes; après le renard, le loup êt le chien, j'ai dù, pour me conformer au même principe, placer à la suite les chats, les ours, les mangoustes; alors j'ai repris Ja série des herbivores, pour arriver jusqu'à l'éléphant el au singe. Mais si je n'avais pas eu à coordonner les quatre groupes des carnivores dans la série des autres groupes; si la facilité de faire comprendre la description de leur cerveau ne m'avait été nécessaire pour éclairer la description du cerveau des herbivores, je les aurais placés à part et après lesecond groupe dans lequel se trouvent la marmotte, le lièvre, le sarigue; j'aurais dans le troisième groupe, placé l’aï, l’unau, le tatou, etc., et les autres groupes seraient venus après celui-là, suivant l'ordre que j'ai établi. Il y a une filiation directe entre le cerveau des rongeurs et celui des herbivores, des piscivores et des omnivores. Le cerveau des carnivores à un type particulier qui le place en dehors de celui des autres animaux. Si donc, je change ici l’ordre établi dans le premier paragraphe, si je parle d’abord de l’état psychique des carnivores, il n’en faudra rien induire contre l’analogie d’organisation du cerveau et la nature des facultés intellectuelles. Cette analogie sera examinée dans le paragraphe suivant ; mais ici, on va déjà être frappé d'un premier fait: c’est que la plupart des groupes établis. d’après la conformité des circonvolutions cérébrales, est en rapport avec la conformité des facultés intellectuelles, et que la base de la division organique devient, jusqu'à un certain point, celle de la division psychique. UE PS
La nécessité de se nourrir de proie donne aux carnivores un caractère particulier: leur organisation les rend capables
L62 FACULTÉS DU RENARD, de combattre et de vaincre les autres animaux ; ils sont doués d’une intelligence qui les rend aussi habiles chasseurs que prompts à reconnaître les dangers auxquels les exposent fa poursuite de leurs ennemis. [1 ont une habileté inconnue aux herbivores, et si l'éléphant n'existait pas, on les mettrait avec raison, au premier rang des animaux.
A eRourE,—Aeñard, loup, chien, chacal.
Fin ‘comme un Feat! dit un vieux proverbe, et ce provérbe est bien fondé. Le renard est adroit, rusé ét patient; Sa voracité est aussi grande que celle du loup, mais comme il est plus faible que le loup, il agit avec plus de circonspection.et il fait, quand il en trouve l’occasion, des provisions abondantes, ce qui le dispense de chasser toutes les fois qu'il à faim. Ï1 se nourrit d'animaux vivans, tels que volaille, dièvre, rats, mulots, serpens, lézards, crapaux ; il recherche aussi le miel et le lait. S'il est dans un pays où l’on ait établi des pièges pour les oiseaux, il va de grand matin, avant l'oiseleur, enlever le produit de la chasse: dans le voisinage d’une ferme, il gueuté le moment d'entrer dans la Passe- -cour, y pénètre, tue force volailles et emporte en autant de voyages qu'il le faut, tout ce qu “T peut LOS S'il's’est jeté Sur une ruche pour voler le miel qui s’y trouve, les mouches se précipitent sur. lui, le piquent de leur aiguillon ; lui se roule sur la terre, les écrase, et revient: à la COUSES jusqu à ce qu ’il se soit rendu maitre de la ruche. te
Il ést très habile à reconnaître +, DISUeS qu’ on lui ‘end, il les évite presque toujours surtout s’il est xieux, car “l'expérience lui profite ét lé rend encore plus circonspect qu "il n'était pendant sa jeunesse. du
Généralement, il se out près. des Habitations de l'homme
ef surtont dans le voisinage des fermes ; quelquefois il'se