‹ Anatomie comparée du système nerveux considéré dans ses rapports avec l'intelligenceChapitre 107 sur 144 · Univers, Universo, Universus, Universe, Welt, Oikumen · texte numérisé non relu

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« 3° Fido féra Paddition, la soustraction, la multiplication et la diiston, aussi. bien et plus vite que, les personnes les plus exercées dans & science des caleulsè* | 3

« 3° Fido et Bianco joueront aux cartes ensemble, ou avec qui que ce

soit, et aussi bien que les meilleurs joueurs®

« 4° Ils CoPiens tous les écrits qu’on leur présentera.

« 5° Ils conmaîtront tous le objets, toutes les couleurs, toutes les fleurs, la valeur des monnaies, etc.

« 6° Fido fera des tours d’adresse et de mémoire, »

En tenant compte de Ja part qu'avait prise le maître dans l'exécution d'un pareil programme, la part d'intelligence des chiens était encore assez grande pour exciter l'admiration.

Un assistant témoigna le désir que Fido écrivit, en anglais, le mot inscrit sous le numéro 19°: Fido alla chercher de grosses lettres mobiles, jetées sur le plancher ; il les rangea les unes après les autres, et, quand il eut fini, on lisait memory : C’était.en effet le mot qu'on lui avait demandé. Son maître ne lui disait rien; en arrangeant ses lettres, le chien ne pouvait le voir, et, s’il existait quelque connivence entre eux, ce que je crois volontiers, cela se faisait si habilement, que jé n’ai pu en rien découvrir, quoique mon attention fût dirigée sur le maître, plus encore que sur le chien.

On demanda au chien, par l'intermédiaire de son maître: Quel est le roi des animaux ? Le chien alla chercher la lettre o ; je le crus en défaut, et mes yeux se fixaient très attentivement sur son maître, afin de m’assurer s’il ne lui ferait pas quelque signe pour le tirer d’embarras ; mais je ne vis rien. Après la lettre o, il alla chercher la lettre », puis la lettre d. Va-t-il mettre Ondatra? me disuis-je, c'est assez mal choisir. Enfin, après un peu de temps et presque sans hésitation, il écrivit: On dit que c’est le lon. I1 y avait une faute, ou plutôt une omission: le maître appela Bianco, auquel il dit: on a demandé à Fido quel est le roi des animaux; voilà sa répunse, regarde s’il ny manque rien. Bianco, très pétulant, très vif et même étourdi, alla chercher aussitôt la lettre qu'il porta sur le mot /on, et se sauva bien vite, après avoir reçu un morceau de sucre que M. Farima ne manquait jamais de lui donner, ainsi qu'à son compagnon, quand ils avaient bien fait. «

Un jeune collégien se présenta pour jouer aux cartes; il fut battu par Fido.

DU CHIEN ET DU LOUP. h69

On demanda à Fido de désigner plusieurs objets ; ille fit sans se tromper.

Je voulus qu'il m'indiquât. l'époque du règne de François premier ; il me l’indiqua : celle du règne de Henri IV; il me l'indiqua également. 1

Enfin, le programme fut rempli en tous points, et ni Fido, ni Bianco, ni leur maître ne laissèrent échapper le secret des moyens à l’aide desquels ils s’entendaient si bien et agissaient avec tant, d'harmonie.

Restréignons autant qu'il nous plaira, Ia connaissance de ces chiens, en ce qui concerne la valeur des lettres, des mots, des chiffres et des cartes ; supposons que dans tous les choix qu’ils ont faits, ils aient été dirigés par un signe de leur maître, et qu'ils aient exécuté en quelque sorte matériellement, les ordres qu'ils en recevaient, il n’en restera pas moins pour eux une grande intelligence des signes que leur maître a pu leur faire dans le but de leur indiquer à chaque fois la lettre, ou le chiffre, ou la carte, ou l'objet qu'ils devaient choisir. Et, comme dans toutes leurs opérations, Fido et Bianco n’ont que rarement regardé M. Farima, comme celui-ci n'a fait aucun geste ni aucun bruit indicateur que j'aie Ru saisir, quoique je me fusse placé très près de lui, nous nous trouvons forcés d'admettre, au moins sur ce point , une sorte de convention tacite entre les chiens et lui. Mais nous savons com-

*. bienles chiens comprennent avec facilité la parole de l’homme,

et nous avons tous vu les. plus intelligens d'entre eux, obéir à des ordres qu’on leur donnait, sans que ces.ordres fussent nécessairement accompagnés de signes. PT HR

Les chiens detberger sont, sous ce rapport, presque aussi intelligens que les autres, Il suffit souvent de leur dire: va me chercher tel ou tel objet, et ils obéissent avec ponctualité.

Non-seulement les chiens comprennent les parotes, mais, à

ce que l’on raconte, il en aurait existé un qui serait parvenu à apprendre quelques mots. Leibnitz est cité comme ayant ététémoin de çe fait. (1)

« Sans, un garant tel que M. Leibnitz, témoin oculaire, nous n’aurions pas la hardiesse de rapporter qu'auprès de Leitz, dans la Mismie, il yaun chien qui parle. C'est un chien de paysan, d'une figure des plus communes et de grandeur médiocre. Un jeune enfant lui entendit pousser quelques sons qu il érutressembler à des mots allemands, et sur cela se mit en tête de lui apprendre à à parler, Le maître qui n'avait rien de mieux à faire, n épargna ni son temps, nises peines, et heureusement le disciple avait des dispositions qu'il eût été difficile de retrouver dans ‘un autre. Enfin, au bout de quelques années, le chien sut prononcer environ une trentaine de mots. De cenombre, sont : {he, café, chocolat, assemblée, mots français qui ont passé dans l'allemand, tels qu’ils sont. Il est à remarquer que le chien avait bien {rois ans, quand il fut mis à l’école. Ikneparle que par écho, c 'estrà-dire après que son maître a prononcé un mot, et. il semble qu'il ne répète que par force ét malgré lui, quoiqu'on ne le maltraite point. Encore une fois, M. Leibnitz l'a vu etenténdu. »

Ce fait qui est au moins rendu vraisemblable par la manière dont il est raconté, est moins extraordinaire que celui dont M. Dureau de Lamalle a récemment entretenu l’Académie des sciences) et dont l'authenticité. ne peui faire l’objet À d'aucun doute. Il s’agit d'un chien auquel son maître, médeein fort estimé, mort il ÿ a peu de temps à Paris, est parvenu à apprendre la musique. e | QC VDS PE

Le docteur Bennati, musicien habile , ‘avait un. Robe: qui venait toujours se placer pres du piimo, quand il touchait

(x) V. Collection académique, p. 8 t 1v, p: 307;

DU CHIEN ET DU LOUP. h74 cet instrument, et qui semblait aimer beaucoup la musique. Le docteur, qui étudiait alors le système de Gall, examine soigneusement le crâne de son Chien, et y'cherche l'organe de la musique; il n'en trouve wulle trace. L'idée lui prit d’essayer d'apprendre la gamme à son chien. Il commence ayec le piano et n'obtient rien; avec le violoncelle, la flûte, la clarinette, il n’a pas plus de succès. Enfin il se rappelle que les chiens hurlent ordinairement quand. on sonne une cloche; il en conclut que ce’son particulier exerce une action propré sur l'organe auditif des chiens. Il se, procure sept cloches diatoniques, et, èn les faisant vibrer successivement avec un archet, il est parvenu en neuf j jours;à faire chanter la gamme, très juste, à son élève. [la poussé même l'éducation musicale du barbet au point de lui faire exécuter des tierces, et d'accompagner correctement le chant de son maitre, qui possède une dés voix les plus étendues que l’on connaisse, ARTE

M. Guerry a été témoin d'un résultat analogue obenu chez un chien épagneul auquel une dame ayait appris à chanter une sorte de gamme chromatique. Quand sa maîtresse le -regardait fixement en lui. commandant de chanter, ce chien pous-

sait tres 1 tement, et en éleyant le museau, un. long irlement

: du grave à, V'aigu. Le son ressemblait assez à celui que l’on obtient en glissant le doigt du sillet au chevalet, sur une corde de violon.

qui passa

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