‹ Anatomie comparée du système nerveux considéré dans ses rapports avec l'intelligenceChapitre 110 sur 144 · FE · texte numérisé non relu

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les impressions qu'ils en ont reçues, "plutôt que d'après les faits. Quoique bien laide, l'hyène n’est, pas plus cruelle que les autres chafs,.ét souvent on la trouve si ayide.de caresses,

qu’on est presque tenté de la plaindre de n'être pas jolie. La ménagerie en possède maintenant quatre que l'on peut toucher; il y en a deux surtout qui, à l'approche des visiteurs, se placent près des barreaux de leur loge, ferment les yeux et la bouche, et présentent leur dos pour qu’on les flatte. On peut les caresser sans aucune crainte, même à la tête, et, tant qu’elles sentent la main de l’homme, elles restent immobiles, comme dans. une sorte d'ivresse. On dirait qu’elles craignent de faire un mouvement qui pût effrayer celui qui les touche, et faire cesser le plaisir qu’elles trouvent à sentir sa main.

Le chat appelé domestique n’est rien moins qu’un serviteur de l’homme ; il a quelquefois des complaisances pour son maïtre, mais il ne lui obéit jamais. « [1 à, dit Buffon, une malice innée, un caractère faux, un naturel pervers; il est voleur, souple et flatteur, adroit pour faire le mal et n’a que l’apparence de l'attachement ; s’il se montre sensible aux caresses, c’est pour le plaisir qu’elles lui font, bien différent en cela du chien, chez lequel tout est dévoument. La femelle est plus ardente que le mâle ; ceux-ci dévorent-souvent leurs petits. »

Le guépard paraît être, d’après la conformation de ses pieds qui sont pourvus d'ongles non rétractiles, aussi rapproché des chats que des chiens; par ses habitudes, il le serait également, d’après l'observation de Temming (4), quoique pour lexcerveau, il soit tout-à-fait semblable aux chats comme on en pourra juger en jetant les yeux sur la figure qu’en à publiée M. Richard Owen (2). Le naturel du guépard est doux; cet animal devient facilement familier et reconnaissant. Une dame de ma connaissance avait donné à la ména gerie du ps un suépard qu'elle avait conservé quelque

(1) œp. cil., p.904 (aÿ Op, eit,

DE L'OURS, DU RATON, ETC. 431 temps ; elle alla levoir au bout d'un an, celui-ci lt reconñut ec lui fit des démonstrations de la plus'vive amitié. Contrairement aûx autres chats, le guépard joue avec les chiens; le lion y joue aussi quelquefois, mais pour un petit nombre de chiens que le lion a épargnés, il y en a beaucoup qu'il a mis à mort, sans aucune provocation de kg part. :

3° GROUPE. — Ours, raton, panda , pe AE , coati, blaireau, glouton, martre, fouine, putois, furet, mouffette, loutre, civelte, genette; :mangouste. ® se »

Les animaux compris dans ce groupe ne sont pas exclusivement carnivores, ils ont un domicile choisi plutôt -qu' arrangé par eux, ils grimpent ou nagent, vivent solitaires, chassent plutôt la nuit-que le jour, et l’on.est parvenu à en apprivoiser Le ina À la différence des chats quine mettent rien en réserve pour F la faim à venir, et du chien, duloup, du renard et du chacal qui se contentent d’enfouir quelques lambeaux de chair, un grand nombre d’entre eux font des provisions de petits mammifères, d'oiseaux, de reptiles , d'œufs, : de miel et de fruits. Pour les instincts, ils forment la transition entre les carnivores et les frugivores ; cependant ils pàraissent, à certains égards, plus cruels que les premiers : ceux d’entre eux qui pénètrent dans les bassés- -COUurs, par exemple, y font plus de dégât que les carnivores, mais cela tient. à ce qu'ils sont-friands du sang et du cerveau des animaux , et que, pour satisfaire cette friandise, il leur faut plus de victimes qu’il n’en faut à un lion qui mange également toutes les chairs d’un animal, pour assouvir sa faim. Le lion mange un animal toutentier et il est rassasié; la fouine-qui suce le sang des poules et leur mange le cerveau, ne se rassasie qu'après en avoir tué plusieurs, et comme:elle fait.des provisions , elle tue beaucoup, afin d'amasser beaucoup.

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: Le glouton est appelé le vautour des quadrupèdes : peu habile à la course et pourtant très vorace, il se perche sur un arbre, attend qu'un animal vienne à passer, il se jette dessus et le ronge vivant. On dit que l'isatis sert de pourvoyeur au glouton : celui-ci suit l'isatis à h chasse pour lui ravir sa proie, car l’isatis, dans la crainte d’être mangé lui-même par leglouton, est souvent forcé de lui abandonner le produit de sa chasse. «

. Buffon A possédé un blouton apprivoisé , que l'on avait spin de’ nourrir abondamment et qui, à cette condition, ne faisait de mal à personne. C'est surtout Ja nuit. quele glouton est éveillé et qu il se met en quête d'animaux à ronser. FAN 4

Le bjaireau demeure caché dans un terrier qu'il a creusé lui-même, toutle temps qu’il ne passe pas à la recherche de sa nourriture; il vit surtout de chair crue,-mais il se montre également avide de poisson, de fruits, de légumes,: de Jait, de fromages, d'œufs. La femelle nourrit ses petits avec grand sois, elle les couche au fond de son terrier sur un lit d'herbes qu’elle leur prépare avant demettre bas.

On apprivoise le blaireau sans beaucoup de peine. La mé- - nagerie du Musée possède maintenant un kinkajou : cet animal dort la plus grande partie du jour, mais la nuit il est très éveillé et très alerte, on le nourrit comme les singes , avec du lait et des végélaux, mais il mange aussi de la chair. H a Fœil très vif et la physionomie aussi intelligente que celle du renard. 1 Le çoati, le benturong, le panda , le raton ont des mœurs et des instincts fort analogues et approchant de eeux du renard; le coati s’apprivoise et devient caressant, ik vit dans une tanière, et se ronge la queue comme font aussi quelques autres espèces d’animanx et notamment les singes.

DÉ L'OURS. 485 Le raton se familiarise facilement avec l'homme; il'a toute la ruse nécessaire pour se procurer les alimens dont il fait usage sans S’exposer au risque d'être pris: Ce qu'ilmange, il le détrempe dans l’eau, avant de lavaler, c’est ce que font aussi plusieurs oiseaux; et notamment le geai : pendant qu’il est en train de manger, si une pe poule s'approche delui; illa laisse-faire, et quand elle’ est” à sa portée, il la happe et la tie: Il fait de même avéc d’autres animaux plus faibles que lui. F7 F TR: " | On distingue plusieurs sortes d ours que lon dit très différens les uns des autres pour le naturel et les inclinations. Ce sont : l'ours brun d'Europe, lours noir d'Amérique, ours malais, l'ours du Thibet, Fours jongleur et l’ours blanc de la mer Glaciale. Ce dernier est réputé le plus vorace de tous,'ce

qui peut dépendre de ce qu’il vit dans un climat Où il trouve

rarement à se rassasier; les autres sont doux quand ils n’ont pas faim, et quelques-uns+même refusent toute nourriture ‘animale. Ils vivent surtout: de fruits, de racines, ils aiment beaucoup le miel, et dans les pays où croît le cocotier, ils boivent le laït du fruit de cet arbre dont ils mangent la cime. La ménagerie du Jardin des Plantes possède un ours jongleur qui est très méchant; elle à possédé aussi deux oursons des Pyrénées avec leur mère, ce quiva permis d'observer quelques-unes de leurs relations de famille. Un jour, les oursons se battaient , Ia mère impatientée s’apprôcha d'eux, leur donna à chacun un vigoureux Coup de patte qui les sépara. Si elleest mécontenté d'eux, elle grogne etles bat; “quoiqu’elle soit maintenant plus faible qu'eux, ils ne se défendent pas contre elle. Un des petits de la même femelle, la voyant ronger un.0s, s'était placé près d'elle et criait comme pour demander cet:0s., mais il-n'osait pas y toucher; la mère, impatientée de ses cris, lui donna un vigoureux Coup

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de patte qui lefit taire et l'éloigna. Je tiens ce fait de M. Laue : * 0 ss L rillard sous les yeux duquel il s’est passé.

L'ours vit solitaire, tantôt dans une caverne, tantôt dans un creux d'arbre ou même sur un arbre élevé où il s'arrange une sorte de nid. L’ours polaire choisit un creux d'arbre, un enfoncement dans la neige, une fente dans un glac on, el S'y endort jusqu'au printemps. @) %

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