‹ Anatomie comparée du système nerveux considéré dans ses rapports avec l'intelligenceChapitre 111 sur 144 · ME · texte numérisé non relu

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L’ours ne fait pas de provisions comme les autres animaux que leur organisation rapproche de lui; mais aussi il n’a que faire de ramasser des alimens, puisqu'il passe une partie de la mauvaise saison sans manger, et dans un état de somnolence presque continuelle.

On l’apprivoise, on dui apprend à danser; les Indiens se servent beaucoup de l'ours appelé jongleur; ici on élève l'ours des Pyrénées; mais quelque habitude que l'ours prenne d’être avec l’homme et de Jui obéir, jamais on ne peut être rassuré sur lui. Rien n annonçe qu'il restera inoffensif et qu À n’étranglera pas Ceux qui lui ont donné le plus de” soins.” Cependant, je le répète, quoiqu'on puisse l’habituer à ne manger que de la chair, il n’est pas essentiellement carnassier, car lors même qu’il est pressé par la faim, il passe souvent auprès des animaux, il vient jusque dans les villages, sans qu’on ait à redouter de lui autre chose que le ravage des champs de blé, des légumes ou des arbres à fruits.

L'ours est très bon observateur des actions de l’homme, et il apprend. vite à en tirer parti. Un lion enfermé dans sa cage ne saura que rugir , et si-la force ne lui suffit pas pour en sortir. il n’aura recours à aucun autre moyen. L’ours, plus réfléchi, observe comment on a fermé sa cage, cherche les

(1) Fréd. Cuvier et Geoffroy Saint-Hilaire, Histoire naturelle des mammifères, rar fol, * dits

DU FURET, ETC. 485 endroits qui semblent être les plus faibles, et au lieu de se mettre en colère, il emploie avec une patience singulière, tous les moyens qui peuvent le mettre à même de se procurér la liberté. Il met de l'adresse et de la ruse, là où le es ne met que de la force.

Quoique habitant les greniers à foin ou quelque autre dépendance de la demeure de l'homme, cependant le putois est loin d'être un animal domestique, c’est plutôt un animal parasite et un voleur habile qui vit aux dépens des fermiers. En été, les mâles vont dans les bois; en hiver, ils viennent ‘chercher des femelles, se battent entre eux pour les posséder, el celles-ci une fois que leurs petits commencent à être en état de trouver des alimens, cessent de les garder avec elles.

Le furet, qui est une espèce de putois, s’apprivoise assez facilement, et dans notre climat il ne vit que dans une sorte de domesticité. Il est moins fort et moins vorace que le putois. Il a pour le lapin une si grande antipathie, qu'il ne peut voir cet animal mort ou vivant, sans se jeter dessus. On profite de cette disposition du furet pour l’employer à la chasse du lapin. On le musèle et on le place à l'entrée d’un terrier de “lapins; ceux-ci effrayés se sauvent, ét:on les prénd ; le furet les poursuit hors du terrier et revient à son maître. St on n'avait pas la précaution de ie museler, il sucerait le sang des lapins qu’il pourrait atteindre, s’'endormirait au fond du terrier, et serait perdu. Il.est donc: loin d’avoir lhabileté du chien ; il chasse paränstinct seulement, tandis que le chien chasse avec intelligence. * cr À sd

- Les‘instincts de la belette sont ceux de hi fotiine et dés putois, elle Chasse dela même manière et fait aussi des provisions. Son odorat paraît être exquis. Buffon en avait appri-

«oisé une, à. force de châtimens; cétte. bélette rompit. un jour Ja chaîne qui la retenait, courut vers Buffon, entra dans

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