DE LA ARMOR, ETC
gent, et où ils trouveraieut une nourriture atissi abondante one eu!
que fagiles si les chats , parasites Combe eux ; ne leur fai-,
saient ] pas une «guerre « acharnée. Les rats et les souris. font *
des provisions de nourriture ; ils sont très lascis, les* rats surtout, dont les spier<: défendent quelquefois leurs petits , iême contre les chats. a: : +R
La fécondité des rats estextrême (1) : ces animaux. multi: plient en nombre infini partout où ils trouvent une nourri-
Da) Fer:
ture ‘abondante, surtout une nourriture. animale , et ils sont tellement féroces , qu ils s’entre-dévorent si on les enferme dans un lieu où ils n’aient rien à manger. M. Magendie, M. Hämèoné ont été témoins de ce fait. “Parent- -Duchâtelet, d’après un Calcul approximatif très fondé, et à cent mile le nombre des rats qui se. trouvent É Ja voirie ‘de Montfäucon (près Paris) et dans es environs ; il dit que lé terrain tremble sous les pieds. et que des. éboulemens ont eu lieu, dans le voisinage de cette voirie , En Set dé-
gûts souterrains causés par les rats, grue ceux’ de ces animaux qui ne peuvent se loger dans le Yoisinage de Montfaucon, établis à quelque distance de là, ont. à force. de passer et de repasser sur le gazon ; tracé des sentiers ie très facilement reconnaissables. DA
La souris , Moins hardie que le rat, peut-être p parce qu’elle est plus faible, à pour ennémi, outre l'homme et. le chat, tous les oiseaux nocturnes et la fouine la belette et L ême le rat. Elle est susceptible d'un peu. d'éducation; ‘on parvient à lui faire faire quelques petits exerce reices qui ont lieu de surpren-
dre dans un animal aussi éloigné de l homme par son La Vo | ae Aa F4 a ÿ 4" Sa M *
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Mémoires Sur Les questions ls Ne impor Lantes
(x) Parent-Duchâtelet ,
à “hygiène publique, Lux, b. 230, dit que: les, rats font j jusqu'à 18 petits à-lafois. et que le nombre des AUS est de cin'à à SE Fr an, "4
Le mulot habite les champs et les bois; s'il trouve un trou ai Sa convenance , sous üun buisson, il le prend; sinon, il en creuse.un et s’y loge. Sa demeure est ordinairement ns. dE de deux parties distinctes , l’une pour lui, “J'autre pour ses provisions qui sont parfois très abondantes. Buffon en avait douze dans une même cage: au bout de quelques jours, comme on ne leur avait pas donné à à manger, ‘on vit. qu'ils s'étaient entre-dévorés, il n’en restait plus En. un seul, €ncore avait-il les membres mütilés. |
Le campagnol, le muscardin, le hamster ont des mœurs très analogues à ceux des animaux précédens; on dit avoir trouvé jusqu’à deux boisseaux de bon grain, dans les magasins du hamster ; il.s"y renferment les uns et les autres, pendant la saison froide; mais il est à présumer que s'ils s’engourdissent, ce n’est pas pour un temps aussi long que les marmoltes, autrement les provisions qu'ils amassent, ne leur serviraient pas. !
Le rat d'eau diffère de tous les rats.et, par ses instincts, il se rapproche beaucoup de la loutre : il vit dans l’eau et se nourrit de poigons, de grenouilles, d’i insectes ; il mange aussi des végétaux. la un trou qui communique au ruisseau qu’il habite et il s’y enfermel’hiver.
On awu tout-à-l'héure quel nombre prodigieux de rats, la voirie de Montfaucon nourrit - tous les jours; un rat du nord, né sur les bords déla mer glaciale, le lemming; paraît être encore plus. prôlifique que le rat de Montfaucon ; il en part des bandes nombreuses qui se portant vers les contrées méridionales , ‘affament les pays par où ils passent. Les rats d Egypte étaient dans le même Cas, eLC était, commeon sait, une des plaies de ce pays. di, | 4
Les gerboises au nombre desquellés o on à placé lông-temps le daman ou agneau d’ Israël que Cuvier appelle un rhinocéros
BE LA MARMOTTE, ETC, 497 eh miniature, diffèrent des rats par leur caractère qui est tout-à-fait ‘inoffensif. Elles se servent de leurs membres thoraciques qu’elles ont très petits, non pas pour marcher, mais pour saisir et porter à leur bouche ce qu’elles veulent manger, et elles marchent en sautant sur leurs pattes de derrière : on pourrait les appeler des bipèdes sauteurs. Elles s'apprivoisent peu. H
Les hélamys sont presque des gerboises: les oryctères et les géomys se rapprochent davantage des autres rongeurs.
Si le porc-épic était aussi méchant qu'il est bien armé, il pourrait être un animal dangereux, mais il ne se sert des pointes aiguës dont sa peau est hérissée, que pour se défendre des ennemis qui veulent l’attaquer. Il ressemble; sous ce rapport, à l’encoubert, au pangolin, et au tatou. Ses dents rongent le bois ; en captivité, il vit de pain, de fromage, de fruits, de racines et de graines. |
Le lapin se nourrit exclusivement de végétaux, il ne fait pas de provisions, ne s’engourdit pas l'hiver; s’il est libre, il creuse un terrier; dans le cas contraire, il cherche à en creuser un, mais cet instinct se perd lorsque plusieurs généralions se sont passées sans que le besoin d’en avoir un se soit fait sentir, et il revient également après plusieurs générations, mais plus promptement qu'il ne se perd, lorsque le lapin passe de la domesticité à l’état de liberté. Le lapin est d’une extrême timidité, une feuille lui fait peur; c’est seulement la nuit, que réuni à sa famille, car il vit en famille, il prend ses ébats sur la pelouse, pendant que le père veille à ce qu'aucun ennemi ne vienne à l’improviste.
L’ardeur copulative des lapins est extrême, et les femelles sont presque constamment en amour.
Le lièvre ne devrait pas trouver sa place ici, car il ne fait
pas de terrier; mais ses rapports avec le lapin sont si nomÿ; 32
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breux que je n’ai pas dû séparer ces deux animaux l’un de l'autre. Il vit solitaire et toujours effrayé. Chassé par des chiens, il cherche à les dérouter ct à mettre un autre lièvre à sa place : s’il en trouve le moyen, il va se cacher au milieu d’un troupeau de moutons. Tellement semblables l’un à l’autre qu'on serait porté à les regarder comme appartenant à une même espèce, et quoique très ardens en amour, le lièvre et le lapin ne cohabitent pas ensemble, au moins à ce que l'on assure. On peut les apprivoiser, ils sont capables d’un faible degré d'attention et ils apprennent à faire quelques tours d’adresse comme battre du tambour et-sauter en cadence. On ne saurait dire qu'ils s’attachent à l’homme, car si, aidés du peu d'intelligence dont ils sont pourvus , is trouvent le moyen de s'échapper, ils en profitent pour ne plus revenir. 4
Leroy (1) assure, peut-être en cela montre-t-il de la partialité en faveur des lapins, que, chez eux, la vieillesse et la paternité sont fort respectés et, qu’en retour, les vieux lapins ne rentrent jamais dans leur terrier, même quand un ennemi les menace, avant que tous les petits ne soient rentrés. Le fait que j'ai cité plus haut de l'ours femelle “corrigeant son petit qui pleurait pour avoir un 08, fait qui est hors de doute, puisqu'il a été vu par M: Laurillard, rend au moins vraisemblable, ce que Leroy dit du respect que les jeunes lapins auraient pour leurs géniteurs.
Lelagomys est un grand faiseur de provisions; sl amasse des tas de foin hauts de six ou sept pieds; il habite, ainsi que la marmotte, la partie la plus élevée des montagnes.
L’agouti et le paca ressemblent beaucoup au cochon, pour le naturel etes mœurs ; ils fouillent la terre et sont omn ivores,
(E) Op. cit, p. 50, à