‹ Anatomie comparée du système nerveux considéré dans ses rapports avec l'intelligenceChapitre 114 sur 144 · DU COCHON-D'INDF, ETC · texte numérisé non relu

DU COCHON-D'INDF, ETC

L'agonti ne vit pas seul; ila, comme le renard, l'habitude d’enterrer ce qui lui reste d’alimens ; on ne le trouve pas toujours dans un terrier, il habite aussi Le creux des arbres et les fentes de rochers. Quant au paca, il habite volontiers le voisinage des rivières, il s’'apprivoise pourtant : il vit seul. dansson … terrier. | rule Fe

Le cochon-d'Inde est l’un des plus stupides des rongeurs et en même temps l’un des plus féconds. A l'âge de six se-

maines, il est en état d’engendrer ; trois semaines après avoir mis bas , la femelle éloigne d’elle ses petits ; elle est presque toujours en amour et les mâles se battent pour la porsader. Le cochon-d’Inde est exclusivement herbivore.

Quant au cabiai, il vit plutôt dans l’eau que sur la terre, il a les mœurs d’une loutre et serait mieux placé, en raison, de ses instincts, près de cet animal, que près des autres ron= geurs : en Cela il téisemble au rat-dise dont il a été question précédemment À»

Ces animaux: “kceptionnels méritent un examen spécial, précisément.en raison de l'étrangeté de leurs mœurs, et nous sommes conduits à nous demander si, dans la tête.du cabiai et dans celle du rat-d’eau, il y aurait un ceryeau conformé de la à A à que celui de là loutre. |

B. Hérisson, musaraiqgne désir taupe, condyluré, sedlope.

PAR +di à

+14 Le hérisson est encore un dés animaux qui avec! une! ar-

mure redoutable n’a que des habitudes paisibles; il vit de le

maces, de colimaçons, d'insectes et de fruits, si on lui donne

de la viande, il en mange également, mais sans la recher-

cher avec avidité. Les pointes dont il est armé et qu’il dresse

contre la fouine, la belette, le putois ou les oiseaux carnas- | 92.

‘siers qui osent l’attaquer, il ne s’en sert jamais que pour sa défense. I dort tout l'hiver ou plutôt il reste engourdi soit dans un terrier, soit dans une fente de rocher. On s’est assuré que la femelle mange ses petits, ce qui du reste lui est commun avec beaucoup de rongeurs.

La musaraigne, quoique en assez grand nombre dans les campagnes, n'est pas très connue; elle est timide, on la voit peu, elle vit de vers et d'insectes, et se tient dans son terrier presque tout le jour; c'est le soir seulement qu’elle en sort pour aller faire la chasse aux insectes.

Lerat-d’eau et le cabiaïi vivent dans l’eau et sont très.voraces;le desman se tient aussi dans l’eau, il n’a pas cependantdes habitudes de destruction aussi prononcées que les premiers; ce n'est pas sans doute qu’il détruise moins, mais c'est qu’il ne s'adresse pas à des animaux dont la vie soit aussi complète que ceux auxquels s'attaquent le rat-d’eau et le cabiaiï. Le desman vit surtout de sangsues; il se‘tient dans un trou dont l'orifice est sous l’eau, et qui s'élève en pente jusqu’au-dessus du niveau des débordemens. De cette manière, l'entrée de sa demeure n'est accessible qu'aux animaux aquatiques , animaux dont il n’a rien à craindre; et quand il veut trouver de la nourriture, il n’a qu’à descendre, elle est à sa portée.

M. Geoffroy-Saint-Hilaire a donné le plan de la demeure d’une taupe : c’est une galerie à nombreuses divisions, pourvue de vestibules placés de distance en distance; les parois en sont battues, solides, et de plus, à l’abri des inondations, se trouve un nid dans lequel la femelle dépose ses petits. (1) : On croit que la taupe a les mœurs douces et pacifiques; d'après MM. Geoffroy-Saint-Hilaire et Flourens, elle serait au contraire très vorace et plusieurs taupes né pourraient

© (x) Histoire naturelle es'mammifères, 19° lecon, p. 12,

DU TATOU, ETC. 501 pas seulement rester une nuit entière privées de nourriture, sans s’entre-dévorer; elles mangent des racines, des insectes, des vers.

Les mâles sont très ardens et se battent à mort pour la possession des femelles : ils les gardent et restent avec elles dans leur terrier pendant la saison froide.

M. Geoffroy-Saint-Hilaire explique la voracité des taupes non par un instinct de cruauté, mais par une faim avide-due à la promptitude de la digestion et au peu de longueur du tube digestif. s |

Le condylure aurait, d’après les voyageurs, les mœurs de la taupe, et le scalope, celles du desman.

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