‹ Anatomie comparée du système nerveux considéré dans ses rapports avec l'intelligenceChapitre 119 sur 144 · ET DES SOLIPÈDES, G · texte numérisé non relu

ET DES SOLIPÈDES, G

« On ne peut pas les rendre ohéissans, ni familiers, mais ils s’habittent assez facilement à la présence de l’homme.

« Ils diffèrent des cerfs principalement en ce qu’ils vivent appariés et en famille, tandis que Les cerfs changent de femelle et se réunissent en troupes assez nombreuses. »

Le cerf à des ruses analogues à celles du chevreuil, cependant il passe pour être moins habile à éviter la poursuite du chasseur ; il est doux, se défend contre ses ennemis , mais n'attaque jamais si ce n’est lorsqu'il s’agit de la possession d’une femelle: Dans ce cas , les cerfs mâles se livrent entre eux de violens combats. |

Les sens du cerf et ceux des autres ruminans, qui vivent en liberté, sont généralement bons; l'œil, l'oreille et surtout l’odorat sont excellens; ce dernier sens a, chez Ia plupart des mammifères et même chez le plus grand nombre des animaux de toutes les classes, une perfection dont l'odorat de l'homme n’approche jamais. T5 .

Leroy (1) fait remarquer que le.jeune cerf simple et sans expérience fuit sans méthode et av ec. maladresse , tandis que ù le vieux cerf montre par les ruses qu’il emploie, combien Vexpérience lui a profité. Ce n’est pas seulement l'instinct qui est le mobiledes actions de. ces animaux, car ils dirigent leurs courses d’après des faits Aaerièuts, ils raisonnent et compliquent chacune de leurs démarches, de manière à arrivér habilement au but qu'ils veulent atteindre.

Le chevreuil, le daim et le cerf ont de la ruse en raison invérse de leurs forces; Le daim moins fort que le cerf a plus de ruse que lui; le chevreuil inférieur.en force à tons deux,

les surpasse par son habileté. °° F, Pour les habitudes, les daims sont presque des cerfs ; ce- ". + (1) Op. cit. p. 48, y 4 Lu

k, DE]

514 + FACULTÉS DES RUMENANS

pendant ces Animaux ne $ 'accouplent pas les uns avec les autres. On a observé que si un grand nombre de daims étaïent dans le même parc, ils se réunissaient en deux troupes distinctes, à la tête, desquelles se plaçait un chef, et qui deve-

naient bientôt ennemies. {

.L'axis, le renne et l'élan sont pour les habitudes comme pour l'organisation, tous voisins du cerf et du daim. Toutefois le renne diffère des uns et.des autres, en ce qu'il est très susceptible d'apprivoisement ; on en faitun animal docile, et qui, dans certains pays; en Laponie, pär exemple, rend : à l'homme des services journaliers.lls sont très doux; en liberté, ils se répuissent en troupe; l'apparence du moindre danger les fait fuir, cepéndant quandils sont attaqués de prés , ils se défenden avec courage.

“Le lama a les. mêmes qualités domestiques que le renne, il est “docile Qt patient; on emploie à porter des fardeaux. S'il veut se reposer , il Le fait avec tant de précaution qu'il ne laissew'ien tomber - de son fardeau ; s'il est trop chargé, il reête à terre, ef quand on le bat pour qu il se relève, au lieu de se défendre, ilse frappe fiolemment la tête contre Je so}, quelquefois jusqu'à | se tuèr. Aurait-il linstinchde la. mort? celte marque de mécontentement sou, de désespoir. du lama, mériterait d'être attentivement é #4 a Vo 6 Le

On trouve chez le chameau toutes les bonnes qualités du lama et du renne, jointes à une extrême sobriété. ét à une patience à toute pren Sie chameau.est trop chargé, il ne se relève pas avant qu'on ne l'ait .déliyré d de J'excédant qui l'écrase. Pour l'intelligence , il est bien, au-dessus de nos bœufs, mais non pas au- -déssus des bœufs qu élèvent les Hotientots. L'espèce, enuière/du chameau MAR à l'homme | elle est esclave, et dégénèté par l'effet des mauvais traite-

mens et des privations qu'elle endure, Périra-t-elle? ce

ho."

ET DES SOLIPÈDES. | 545 serait pour l'homme un malheur , + mais un malheur mérité. L'onagga, le couagoa et le zèbre, animaux qui ont une analogie très grande avec le cheval et avec l’àne, vivent: en . troupes nombreuses et ne s'apprivoisent jamais! qu imparfaie tement. L'homme en peut-retirer quelques services; mais il ne peut jamais compter sur leur docilité. Leur intelligence.paraît être inférieure à celle de l'âne; je dois ajouter cependant qu’elle n’a pas encore été suffisamment étudiée. Milord Ciève, cité par Buffon, voyant qu’un zèbre ne voulait pas se laisser approcher par un âne, fit peindre l'âne en u zèbre, ! l’accouplement se fit, et il en est résulté un poulain! semblable à à là mère. La réussite de cette supercherie mindique pas une grande finesse dans l'intéligence + du zèbre; d’autres herbivorés auraient pu Sy. tromper; ‘mais Je ne crois pas que le chien y eût.été: pris. DR. # FA j L’âne vit par troupes nombretses * dans les pläines de l'Asie ; l'histoire et la | tradition nous le montrent assujéti à l’homme, dépuis un temps immémorial. C’est un animal tranquille, patient, laborieux, mais obstiné et indocile surtout quand iL est vieux. Il connaît son maître, S'habitue aux lieux, aux personnes; est. capable. d'attention, et l'on est parvenu

à en ER FR ao qui ont été “donnés en He de: a) 4 PAR

Aa: r

Pari 1 ip herbivores ruminans ou solipédés! le cheval est le premier pour l'intelligence. A l'état sauvage, les chevaux

vivent en troupe sous le commandement et la protection du ' sul “hi '& | ".

(:) Un livré curieux à été publié par Daniel re Rae à la louange do

Vâne (Las asini, in qué, preter ejus animalis dotes ac nature propria, cum

politica non pauca, tum non nulla alia diversæ Atos asperguntur), Le

mot asinus contient ssuivant un grammairien dont se moque Heinsius , un

sens très profond; on y trouve Assidus , Sedulus, Indusiriks, Nec Unquam

é Sedens.

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