‹ Anatomie comparée du système nerveux considéré dans ses rapports avec l'intelligenceChapitre 120 sur 144 · FACULTÉS DES RUMINANS · texte numérisé non relu

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plus fort, au nombre de plus de cinq centsindividus. D'après a. manière dont ils se comportent les uns à l'égard des autres, leur aptitude et leur docilité à apprendre les manœuvres de Ja cavalerie A ‘ont rien qui doivent étonner, car d'eux-mêmes, ils se rangent en files et par divisions. Ils n'ont entre eux que des motifs d'émulation, ils n’attaquent jamais aucun animal, et comme ils sont moins portés à l'amour que beaucoup d’animaux, il ne & se battent pas pour Îa possession des cavales. Les cavales aiment beaucoup leur poulain et toutes les cavales aiment les petits de leur espèce. « Parmi les cavales qui paissent ensemble, dit Aristote (1), s’il en meurt une, les autres se chargent de son pouläin : une preuve de leur amour pour les peuits, C "est que souvent les sa aies stériles enlèvent à leur mère des poulains pour les élever; mais le défaut de ait fait périr les poulains. »

Peu d'animaux sont aussi facilement éducables que le cheval; on fait comprendre à cet animal ce qu'on veut qu'il fasse, et il devient, quand on sait l’ élever, non pas l'esclave, mais le compagnon de son maître. À Ja guerre, il s ’anime et combat avec courage; dans les courses, il lutte d’ardeur et de vitesse; dans les jeux il a de la souplesse et de la grâce. Il vaut d'autant mieux que l’on s'occupe plus de lui et qu’on l'élève avec plus d'intelligence. Les traitemens” grossiers le rebutent et le rendent stupide, les.bons traitemens, ou pour mieux s'exprimer, les traitemens bien entendus, une éducation raisonnée lui donnent une perfection ‘inconcévable. En Arabie, les chevaux vivent en familiarité avec les Arabes; ils sont pleins de patience à,supporter les mutineries des enfans, etn ‘osent souvent se remuer dans la crainte dé leur faire du mal. b

A) Op, cit, Liv, sx, chap, 5,

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