ÊT DES SOLIPÈDES
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Quelques-uns mais en petit nombre, sont vindicatifs et hargneux ; Ja plupaït sont doux et reconnaissans des soins qu’on leur donne. Hs ont de la vanité. Ceux qui sont habi-
‘tués aux beaux équipages , si on les attelle à une charrette 3 marchent la tête basse et avec une apparence de tristesse. J'ai entendu dire à plusieurs cochers, que les chevaux d’équipage du faubourg Saint-Germain et de la Chaussée d’Antin, avaient une allureà peine reconnaissable quand on.les conduisait au faubourg Saint-Marceau , .qui est, comme on sait , un des quartiers les plus pauvres et les plus malpropres de Paris: L'histoire rapporte que Bucéphale ne se laissait mon- Ler que par Alexandre : encore fallait-il que ice souverain fut revêtu-de ses habits royaux.
Parla violence seule, on n'arriverait jamais À et à rendre sociable un cheval indocile; on y parvient au Contraire par les alimens donnés à propos, par les veilles et par la castration. La privation des attributs dela virilité Ôôte au cheval du courage et de la force ; elle le rend docile et doux comine sont ordinairement les cavales.
On est toujours surpris de l'adresse et de l'intelligence des cheyaux que l’on élève pour les jeux du Cirque. Après avoir assisté à l’une des séances qui se donnent chaque soir au cirque des Champs-Élysées, séance à laquelle j'avais moimême.assisté, un amateur de chevaux, M. du Prat-Taxis, écrivait : « Les chevaux du Cirque semblent toujours être de moitié pour l'intelligence avec les écuyers qui les dirigent et les cavaliers qui les montent. Un cheval, amené seul dans le Cirque, a saisi 2 les dents FRE qu'un écuyer lui a jeté à la volée ; ilkaramassé le même mouchoir à terre, l'a pris sur sa croupe et même sur ses épaules , et l’a rendu à l’écuyer qui le lui redemandait. Un autre cheval s'est dressé sur ses pieds de derrière, à appuyé ses lèvres sur la détente
518 FACULTÉS DU COCHON, d’un pistolet chargé, et a fait partir ce pistolet sans paraître suhpries de. la détonnation; ilest même révenu examiner. cette arme comme pour aut endre qu on la chargeñt de. nouveau. "« “Un troisième cheval , après avoir fait différens exercices’ avec son cavalier , a quitté l'enceinte enappuyant ses pieds de devantsur l arrière-train du char-à-banc dans lequel était monté son cavalier, et Y'a suivi dans cette attitude jusqu’ au bout de, l'enceinte, en ne mhrohant que e "ses piéds de der-
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« Pendant as exercices, tous les mouvémeñs des chevaux | semblent dirigés par la musique et et combinés avec ceux des hommes quiles montent, à tel point que l'Honime et le cheval ne forment qu'un, qu'au moment où Fhommerse sépare du chevaP, soit pour s’élancer en l'air, soit pour faire un soubresaut, l'on dirait qu’une partie de lhomme-cheval. ou du cheval-homme se sépare de son entier, et quan moment où le cavalier revient Sur le cheval , cette partie de l'être animé rejoint son entier. s #:
« Que le cavalier tienne la bride dans là main ou la quitte , le cheval est toujours en harmonie avec son cavalier. :
«Le quadrille que nous avons vu danser aux chevaux est une nouvelle preuve de leur intelligence ; ils exécutaient en mesure et avec infiniment de grâce, toutes les passes et contre-passes. Les. cavaliers qui les montaient dirigeaient par moment leurs mouvemens et dans: d’autres les suivaïent.
« Les chevaux ontwaisé deux à deux étant-montés chacun par un cavaiier en suiÿant la mesure de la musique, et en exprimant pan leurs nôuvemens gracieux ‘qu'ils’ comprenaient leur situation, et cet abandon: voluptueux , ce laisseraller était aussi visible dans les chevaux ques ais les ca-
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