‹ Anatomie comparée du système nerveux considéré dans ses rapports avec l'intelligenceChapitre 122 sur 144 · DU SANGLIER, DU BABIROUSSA, ETC · texte numérisé non relu

DU SANGLIER, DU BABIROUSSA, ETC

8° GROUPE. — Cochon, sanglier, babiroussa, pécari, tapir, Réppopotame, rhinoceros.

Il faut placer ces animaux tous près des herbivores, car ils se nourrissent presqueexclusivement de végétaux; cependant plusieurs d’entre eux mangent aussi de la chair, mais'ils né chassent pas, et sont sous ce rapport, à une distance'très grande des chiens, des chats et des martes.

Le plus stupide, parmi eux, est le cochon domestique, et, chose bien singulière! c’est précisément celui dont l'homme a pris soin. Le contraire a liewle plus ordinairement, le voisinage et le contact de l'homme donnent aux animaux nne activité intellectuelle qu’ils n’auraient js sans lui ,‘mais il arrive au cochon ce qui arrive au mouton, c’est qu'on l'élève surtout pour le manger, qu'on favorise chez: l'un et chez l’autre l'exercice des fonctions nutritives, tandis qu’ on laisse s’engourdir les fonctions intellectuelles.

Le cochon à l'instinct de chercher sa nourriture; le mâlé, qui est extrêmement prolifique, est très ardent pour les fewelles, et celles-ci défendent leurs petits. Leur vie se passe à manger et à dormir. [ls ‘aiment les eaux bourbeüses : et'se vautrent dans la fange. Ils mangent de‘la chair surtout quand elle est mêlée à quelque aliment tiré du règne végétal; ils mangent'aussi leurs petits, et plusieurs fois ils ont dévoré dés enfans. Depuis quelque temps; dans certaines localités ét'notamment dan$’les environs de. Paris, on les nourrit .avec-de la chair de cheval; ee qui avait fait craindre à certaines personnes que leur naturél n’en d'eyiut plus vorace et même féroce. Stupides comme ils sont, s S'ils avaient: un instinct carnassier très développé, on ne serait jamais en sûreté avec

920 FACULTÉS DU COCHON, eux. Heureusement, les craintes que l’on avait conçues à cet . égard, ne se sont pas réalisées. (1)

Le sanglier est supérieur au cochon, ses sens ne sont pas hébétés, il voit, entend et flaire de très loin: il reconnait le chasseur placé au-dessus du vent. Le sanglier mâle est jaloux de sa femelle; devenue mère, la femelle garde ses petits jusqu'à ce qu'ils soient devenus assez forts pour se défendre contre les loups.

Attaqués, les sangliers se réunissent, les: plus faibles se mettent derrière les autres, ceux qui sont devant font une vigoureuse résistance.

La nourriture ordinaire du sanglier consiste.en racines et en fruits ; ilse montre parfois avide de chair, mais beaucoup moins que les animaux carnassiers.

Le.babiroussa qu cochon-cerf est plus doux que le sanglier ; on ne l'a pas vu manger de chair. Il est très multiplié dans certains pays et notamment dans l’île Bourou, l’une des Moluques, sur le territoire des Alfourous où il se plaît au milieu des joncs et des plantes aquatiques. En. captivité on le nourrit exclusivement de maïs ou d'autre aliment végétal. Il est d'humeur farouche et inquiète, mais non malfaisant. (2) |

Fr. Cuvier à observé deux babiroussas, l'un mâle et l'autre femelle, vivant ensemble à la ménagerie du Musée. Quand le.mâle étais couché sur la litière, la femelle le couvrait eniérerent de paille, puis elle se.glissait sous la paiile restante, de manière à ne pouvoir étre-aperçue.. C’est le seulkexemple

(r) Parent-Duchâtelet est occupé de cette matière, et d'après ‘les faits qu'ila observés, il a reconnu qu'il n’y a aucun inconvénient à nourrir les porcs avec de la chair de cheval. V. Mémoires sur les questions les plus importantes de l'hygiène, 2 vol. iu-8. Paris 1836. t. 11, p. 444. !

(2) Voyage ‘autour du ‘monde, ete. par le C. Duperrey : Zoologie par M Lesson-etiGarnot, t.41, 1° part, 124, ru

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